J'ai lu deux courts romans de Murakami, Ecoute le chant du vent et Flipper, 1973, que j'ai bien aimés. J'avais hâte de découvrir sa trilogie 1Q84, qui a eu un immense succès.

INCIPIT

La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo.

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LE DEBUT

Les chapitres alternent entre deux personnages. Aomamé, prof d'arts martiaux, et tueuse à gages, s'interroge sur certaines "anomalies" dans son environnement : des faits d'actualité récente qu'elle ne connaît pas ; elle en vient à se demander si elle est devenue folle ou bien si elle est passée dans une dimension parallèle. Tengo, lui, qui travaille pour un éditeur et écrit sans avoir encore publié, est chargé par son chef de remanier complètement un manuscrit qu'ils ont reçu, une histoire incroyable mais mal rédigée par une jeune lycéenne, laquelle s'avère petit à petit assez étrange...

MON AVIS

Voilà un roman extrêmement prenant : des personnages qui attirent notre sympathie, mais restent intrigants, des éléments étranges infusés lentement mais sûrement : on a envie de savoir ce qui se passe et on tourne les pages à toute allure ! Un vrai page-turner. 

Mais, du coup, le livre a le défaut de ses qualités : beaucoup d'imagination, une écriture impeccable, mais... un petit côté raccoleur.

Car il est fréquemment question de sexe - comme toujours dans les livres modernes - et ça m'agace prodigieusement ! Je ne suis pas puritaine, mais je suis une romantique, une intellectuelle on va dire, et j'ai toujours trouvé le sexe dans les films et dans les films purement gratuits : ça ne sert à rien sinon à émoustiller le public. Et je trouve qu'un beau film, ou un beau livre, pourrait rester au-dessus de ça. La banalisation du sexe, que l'on nous sert comme si on était des voyeurs, est une impudeur qui tire vers le bas.

Dans le challenge que je me suis fixé : les auteurs nés entre 1800 et 1950 maxi, Murakami s'intègre tout juste, car il est de 1949... C'était limite. Et effectivement on y trouve ce que je n'aime pas dans la littérature contemporaine : d'une part, donc, toujours ces scènes de sexe et puis d'autre part, une absence de réflexion. Ce que j'aime chez les auteurs du XIXe, et c'est là que je m'en suis rendue compte, au cours de cette lecture, c'est cette propension des écrivains à livrer, tout au long de leur récit, des opinions, des propositions, des analyses (politiques, philosophiques, sociétales...), soit directement en commentant les situations, soit dans le discours des personnages. 

Serait-ce là ce qui fait la différence entre la littérature, la "vraie", et, ce que je pourrais appeler : l'écriture récréative. Littérature ; on apprend "les lettres modernes" ; on a "des lettres" ; illetrisme. Tout cela renvoie non seulement au fait de savoir écrire, mais aussi d'avoir des connaissances, des références, des opinions, un faculté d'analyse. C'est bien ce qu'on trouve dans la littérature "d'avant". L'histoire est accompagnée de connaissances diverses et variées. Pour en avoir le coeur net, je suis allée sur Wikipédia voir ce qu'ils disent de la "littérature". Voir ci-après.

On notera d'ailleurs que dans "mes extraits favoris", j'en mets beaucoup plus lorsqu'il s'agit d'auteurs anciens, signe que outre le récit proprement dit, des réflexions personnelles de l'auteur m'ont plu, m'ont touchée. Mais Camus, plus "moderne", dans L'étranger, par exemple, émaille son récit de très beaux moments d'analyse. Donc Camus, c'est de la littérature. Murakami, peut-être pas...

Un autre point m'a déplu : la désignation systématique des marques de vêtements et chaussures des personnages, Gucci, Comme des Garçons, Ferragamo... Mais pourquoi donc ?

Tout cela n'enlève rien à la formidable "écriture récréative" qui nous fait passer un très excellent moment. Talent narratif, imagination, touche fantastique... cela me fait penser à Stephen King (mais ça ne fait pas peur) ou à Bernard Werber (mais c'est moins scientifique).

Je lirai avec un grand plaisir les autres tomes, par "désir récréatif", mais je n'en tirerai pas, je le sais, de "plaisir littéraire"... et il me faudra faire avec les scènes de sexe.

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CE QU'EN DIT WIKIPEDIA

1Q84 est le douzième roman de l'écrivain japonais Haruki Murakami, paru en trois tomes en 2009 et 2010 au Japon. Il s'est rapidement imposé comme best-seller, et ce dans le monde entier.

Le titre est clairement une référence au roman 1984 de George Orwell, car au Japon, on prononce « Q » à l'anglaise « kjuː » et le « 9 », lui, se prononce « kyū », d'où la même lecture, au Japon, de 1984 et de 1Q84. Cette référence est confirmée par le contenu du livre : l'action se passe en 1984 ; une des deux protagonistes, Aomamé, expérimente cette année-là une réalité déformée qu'elle nomme elle-même 1Q84. Mais, à la différence du roman d'Orwell, l'intrusion d'un Big Brother unique est ici remplacée par celle de personnages surnaturels et maléfiques, les « Little People », qui font entendre leur « voix » par l'intermédiaire du gourou de la secte des « Précurseurs », et qui entrent dans la pensée des gens sans que ceux-ci en aient conscience.

Comme le note André Clavel, pour apprécier ce roman, « il faut accepter de sortir des rails de la normalité, avant de se frotter aux mondes illusoires » de Murakami. Certains critiques ont refusé de se prêter au jeu : par exemple lors d'une émission du Masque et la Plume, Arnaud Viviant et Michel Crépu ont manifesté leur rejet d'un texte qualifié d'« infantilisant » et d'« affligeant manga », alors Jean-Claude Raspiengeas s'est dit au contraire « envoûté » par le talent de conteur de l'auteur. Ce caractère addictif du roman est également reconnu par de nombreux autres critiques, par exemple Eléonore Sulser, qui regrette cependant certaines redites destinées à guider le lecteur, mais qui peuvent paraître un peu trop didactiques.

Littérature

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du XIIe siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d'atteindre aux XVIIe–XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique et l'activité participant à leur élaboration.

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu'il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l'emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d'informations même complexes. Aujourd'hui, la littérature est associée à la civilisation des livres par lesquels nous parlent à distance les auteurs, mais elle concerne aussi les formes diverses de l'expression orale comme le conte (en plein renouveau depuis une trentaine d'années dans les pays occidentaux), la poésie traditionnelle des peuples sans écriture — dont nos chansons sont les lointaines cousines — ou le théâtre, destiné à être reçu à travers la voix et le corps des comédiens. 

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Pas mal non plus comme critère...

Le concept de littérature a été régulièrement remis en question par les écrivains comme par les critiques et les théoriciens : c'est particulièrement vrai depuis la fin du XIXe siècle où l'on a cherché à redéfinir - comme pour l'art - les fonctions de la littérature (par exemple avec la notion d'engagement pour Sartre, Qu'est-ce que la littérature ?) et sa nature (réflexion sur l'écriture et la lecture de Roland Barthes ou études des linguistes comme Roman Jakobson) et à renouveler les critères esthétiques (du « Il faut être absolument moderne » de Rimbaud au nouveau roman en passant par le surréalisme, par exemple).

Il reste que, riche de sa diversité formelle sans limite autant que de ses sujets sans cesse revivifiés qui disent l'humaine condition, la littérature est d'abord la rencontre entre celui qui, par ses mots, dit lui-même et son monde, et celui qui reçoit et partage ce dévoilement. La littérature apparaît donc comme une profération nécessaire, une mise en mots où se perçoit l'exigence profonde de l'auteur qui le conduit à dire et se dire

Commentaire perso : c'est donc bien ce que je ressentais ; c'est bien ce qui me manque dans la "littérature moderne" : on nous raconte des histoires, parfois très bien, mais on ne connaît plus la personnalité de l'auteur, sa pensée profonde, son objectif, son message.

L'île de Sakhaline de Anton Tchekhov

Il en est question plusieurs fois dans le livre.

C'est le compte rendu des notes de voyage rédigé par Anton Tchekhov après son séjour à Sakhaline en été 1890. La censure tsariste n'autorise la mise en vente de l'ouvrage qu'en juin 1895. Il porte presque exclusivement sur les affreuses conditions d’existence des bagnards relégués dans cette île de l’Extrême-Orient russe à la fin du XIXe siècle.

Les raisons qui poussent Tchekhov à entreprendre un voyage dans la lointaine Sakhaline ne sont pas clairement connues. Les explications avancées sont nombreuses, contradictoires et peu convaincantes. Selon ce qu'écrit l'écrivain lui-même à certaines connaissances, il entreprend son voyage pour payer sa dette à la médecine, qu'il aurait par trop négligée. Ailleurs, l'auteur affirme qu'il est motivé par le souci qu'il a de la santé des bagnards. L'Empire russe n'a en effet aucun intérêt d'aucune sorte pour sa population carcérale.

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Les ennemis de Tchekhov ont prétendu que l'auteur voulait imiter Fiodor Dostoïevski et ses Souvenirs de la maison des morts. L'écrivain Lydia Avilova, sa contemporaine, prétend qu'Anton a fui à Sakhaline par dépit amoureux. La vraie nature des relations de Tchekhov et d'Avilova reste encore sujet à débat. Tchekhov lui-même a eu quelques boutades dans ce sens, mais à propos d'une autre jeune femme...

Le projet paraît d'autant plus aventureux que les conditions de déplacement sont extrêmement précaires et pénibles. L'écrivain, pourtant en mauvaise santé, les a-t-il sous-estimées ? De plus, après avoir eu quelques contacts avec l'administration pétersbourgeoise à ce sujet, il n'a obtenu ni mandat, ni même simple autorisation. Quand il arrive à Sakhaline au début juillet 1890, il redoute de se faire refouler de l'île.

Tchekhov quitte Moscou en train le 21 avril 1890. À Iaroslavl, il embarque sur un bateau sur la Volga puis la Kama. Le voyage se poursuit en train de Perm à Tioumen. Puis en voiture à cheval, dans des conditions très difficiles. Arrivé sur le fleuve Amour, il embarque sur plusieurs caboteurs et arrive à Nikolaïevsk-sur-l'Amour le 5 juillet 1890. Il traverse la Manche de Tartarie, le bras de mer séparant l’île du continent sur le navire MS Baïkal. Ce voyage fera l'objet du livre Notes de Sibérie.

Tchékhov séjourne à Sakhaline du 5 juillet au 13 octobre 1890, soit un peu plus de trois mois.

L'île a été visitée en 1805 par Johann Adam von Krusenstern en mission pour le tsar. Il découvre le peuple autochtone des Aïnous qu'il décrit comme « un peuple doux, modeste, bienveillant, confiant, sociable, poli, respectueux du bien d’autrui, franc qui ne supportent pas la duperie, des qualités aussi rares, dont le mérite ne revient qu’à la nature, et non à l’élévation morale d’un éducateur, ont éveillé en moi la sensation que je considérais cette peuplade comme supérieure à toutes celles que j’ai connues à ce jour. » Par un accord de 1867, l’île est la propriété conjointe de la Russie et du Japon. En 1875 les Japonais abandonnent leur droit sur l’île en échanges des îles Kouriles, en effet les Japonais ne veulnt pas annexer l'île, seule la pêche les intéresse.

Le climat est rude, le relevé des températures prises de 1880 à 1890 indique, de novembre à mars de -5° à -19°C et en été de +11° à +17°C, des pluies un jour sur deux, il peut se passer plusieurs semaines sans soleil. La seule richesse de l'île est la pêche, il y a en 1890 énormément de saumons qui remontent les rivières et une quantité phénoménale de harengs qui passent devant l’île en avril.

La ville principale, Aleksandrovsk-Sakhalinski, compte trois mille habitants. Ils cultivent exclusivement la pomme de terre.

Le premier contact avec les déportés est la rencontre avec un condamné qui débarque accompagné de sa fille de cinq ans. Cette pratique est admise et encouragée par l’administration, qui y voit un moyen de peupler l'île. La première ville visitée est Alexandrovsk. Le climat est rude, il s’arrête de neiger en mai et le soleil est rare l’été. Tchékhov rend visite aux autorités. Il leur dit qu’il n’est pas là pour un journal, aussi on lui donne un laissez-passer pour visiter toutes les prisons sauf à avoir contact avec les prisonniers politiques. Il constate rapidement que les forçats sont partout et servent de main d’œuvre gratuite.

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Film Anton Tchékhov 1890 (2015)

L’auteur commence une espèce de recensement des forçats. Il visite toute l'île et remplit dix mille fiches. Ces fiches individuelles sont basées sur les déclarations des forçats eux-mêmes. De ce fait, elles sont souvent approximatives. L'écrivain est parfaitement conscient des limites de l'exercice mais il relève qu'il n'existe encore rien de semblable, ce qui lui permet d'espérer que son travail aura quelque utilité.

Le bagnard arrive sur l'île avec une condamnation aux travaux forcés. Après avoir purgé sa peine, il change de statut et devient « colon relégué », il est envoyé se fixer dans un endroit défini par l’administration locale. Cette dernière recherche sans arrêt des « nouveaux points de peuplement » pour les relégués. Après 10 ans (6 pour les femmes) de « colon relégué » on passe « paysan », on peut alors quitter l’île et s’installer en Sibérie à ses frais, mais il est interdit de retourner dans sa région d’origine. Comme tous veulent partir, il y a très peu d’habitants de longue date sur l’île. Sauf problème de comportement du bagnard, le gouvernement local diminue généralement les peines de prison pour accélérer le peuplement de l'île.

En prison, les détenus ne portent ni chaînes ni uniformes, ils vaquent à leurs occupations dans les limites de la prison. L'auteur décrit les mesures d’hygiène, les lieux d’aisance qui sont d’une puanteur suffocante, l’organisation de la prison, de la vie des prisonniers, des relations entre prisonniers.

Toutes les administrations emploient un nombre important de prisonniers sans réelle nécessité. Le docteur chez qui l’auteur habite emploie à son domicile quatre prisonniers, un cuisinier, un portier, une femme de chambre et une fille de cuisine. Bref, selon l’auteur, ce n’est plus du travail forcé ou l’on sert la collectivité, mais un retour vers le servage, où l’on sert un particulier.

Il y a sur l’île 25 femmes pour 100 hommes. Au début de l’existence du bagne, les femmes condamnées allaient, dès leur arrivée, servir dans une maison de tolérance.

A l'époque de Tchékhov, elles sont réparties sur l’île, domestiques chez des fonctionnaires ou affectées comme femme à un paysan avec mariage dès l’arrivée au village. Globalement, ces femmes mariées de force sont contentes de leur sort. Elles pensaient faire des travaux forcés, elles se retrouvent ménagères dans une isba avec un mari qui se conduit bien. Leur faible nombre oblige les hommes qui ont une femme à avoir un comportement correct avec elles : s’ils les perdent, qui va coudre, faire à manger, etc. ?

En ce qui concerne les femmes qui suivent leurs maris condamnés, elles viennent par amour, pitié ou pour fuir le village et échapper à la honte. Quand elles arrivent elles pleurent nuit et jour. L'obsession est de trouver de la nourriture, beaucoup, sinon toutes se prostituent pour joindre les deux bouts.

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Le Dit des Heiké

Il en question plusieurs fois dans le roman.

Heike monogatari ou Le Dit des Heike, est une chronique poétique qui raconte la lutte entre les clans Minamoto et Taira au XIIe siècle pour le contrôle du Japon, et dont le point culminant est la bataille de Dan-no-ura. Recueillie de la tradition orale en 1371 et considérée comme l'un des grands classiques de la littérature japonaise médiévale, elle est un produit de la tradition des Biwa hōshi, moines aveugles qui sillonnaient le pays et gagnaient leur vie en récitant des poèmes épiques tout en s'accompagnant au biwa (luth).

Le thème central de l'histoire est le récit de la chute des puissants Taira, le clan de samouraïs, qui, après avoir défait les Minamoto en 1161, sont si consumés par la haine qu'ils sèment les graines de leur propre destruction et sont finalement vaincus par des Minamoto revitalisés en 1185. Ce thème est très bouddhique - c'est une leçon de morale au sujet de l'attachement aux désirs temporels. En dépit de la nature complexe et sanglante de la majeure partie de cette épopée, le thème primordial laisse à penser que la récitation visait à apaiser les âmes des guerriers tombés au combat.

Ce récit est découpé en épisodes destinés à être récités au cours d'une séries de veillées nocturnes. C'est principalement une épopée samouraï, centrée sur le code d'éthique du bushido, mais elle inclut également un certain nombre d'histoires d'amour qui renvoient à la littérature plus ancienne de l'ère Heian.

Le Dit des Heike a fourni le matériau de base pour nombre de travaux artistiques ultérieurs, surtout des pièces de théâtre nô, de kabuki, et des ukiyo-e.

Les Témoins de Jehovah

Aomamé a grandi dans cette communauté religieuse.

Les Témoins de Jéhovah forment un mouvement pré-millénariste et restaurationniste se réclamant du christianisme. Ils sont issus d'un groupe né aux États-Unis dans les années 1870, connu sous le nom d'Étudiants de la Bible.

En 2018, le mouvement revendique près de 8,58 millions de membres actifs dans le monde entier. Par ailleurs, plus de 20 millions de personnes, pratiquants et sympathisants confondus, ont assisté à leur célébration annuelle, le « Mémorial de la mort du Christ ». La direction du mouvement est exercée par un Collège central, garant de l'ordre théocratique et de l'enseignement. Il fait éditer à cet effet par la société Watchtower de nombreuses publications, telles que les revues La Tour de garde et Réveillez-vous !

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Les Témoins de Jéhovah sont connus principalement pour leur prédication de porte-à-porte et l'importance qu'ils donnent à la Bible, qu'ils considèrent comme la Parole de Dieu. De tendance pré-millénariste, ils annoncent depuis les années 1870 l'intervention imminente de Dieu dans les affaires humaines lors de la bataille d'Armageddon, et ont pour objectif l'établissement du Royaume de Dieu sur Terre, seule solution aux maux de l'Humanité selon eux. Selon leur doctrine, Jéhovah est le nom personnel de Dieu, et faire connaître ce nom est primordial pour eux. Ils sont aussi restaurationnistes, c'est-à-dire qu'ils croient que Dieu a restauré le véritable christianisme par leur intermédiaire. De ce fait, ils sont très critiques envers les autres religions, qui pour eux font partie de « Babylone la Grande », organisation de Satan décrite comme « l'empire mondial de la fausse religion ». Ils se veulent aussi politiquement neutres et refusent d'accomplir un service militaire.

Les Témoins de Jéhovah sont régulièrement accusés d'être une secte, dans le sens d'organisation à dérives sectaires, par les associations anti-sectes et les médias. Ils sont aussi qualifiés comme tels par les sociologues, mais selon des critères moins polémiques. Ils sont l'objet de controverses autour de leur refus des transfusions sanguines, même lorsqu'un pronostic vital est engagé, de leur isolement social, de leur politique d'exclusion et de leur gestion des affaires de pédophilie en interne.

MES EXTRAITS FAVORIS

Ce que tu devras écrire, tu le trouveras en toi. C'est comme un petit animal apeuré tapi dans un trou profond, qui aimerait s'enfuir, mais qui n'arrive pas à s'échapper. Tu sais qu'il est caché là, au fond. Mais tant qu'il ne sort pas, tu ne pourras pas l'attraper.