Robert Louis Stevenson, né le 13 novembre 1850 à Édimbourg et mort le 3 décembre 1894 à Vailima (Samoa), est un écrivain écossais et un grand voyageur, célèbre pour son roman L'Île au trésor (1883), pour sa nouvelle L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) et pour son récit Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).

Stevenson est parfois considéré comme un auteur de romans d'aventures ou de récits fantastiques pour adolescents, mais son œuvre a une tout autre dimension : il a d'ailleurs été salué avec enthousiasme par les plus grands de ses contemporains et de ses successeurs. Ses nouvelles et romans manifestent en effet une profonde intelligence de la narration, de ses moyens et de ses effets. Il exploite tous les ressorts du récit comme la multiplication des narrateurs et des points de vue, et pratique en même temps une écriture très visuelle, propice aux scènes particulièrement frappantes.

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Thomas et Margaret Stevenson se sont mariés deux ans plus tôt la naissance de Robert. Son père est un fervent calviniste appartenant à la célèbre lignée d'ingénieurs qu'est la famille Stevenson : son grand-père Robert, son père Thomas, ses oncles Alan et David, tous sont concepteurs de phares et ont apporté leur contribution à la sécurisation du littoral maritime écossais. Sa mère Maggie est la fille cadette du révérend Lewis Balfour, une famille des Borders.

Assez rapidement, Maggie se montre incapable de s'occuper pleinement de son fils. Elle souffre de problèmes pulmonaires vraisemblablement hérités de son père, auxquels s'ajoutent des troubles nerveux. Il apparaît nécessaire d'engager une nourrice pour l'enfant. Trois se succèdent, mais c'est la dernière, entrée au service des Stevenson en mai 1852, qui marque Stevenson toute sa vie : Alison Cunningham, affectueusement surnommée « Cummy ». Le 14 décembre 1852, le petit « Smout », ainsi que ses parents le surnomment, tombe très malade, victime d'un refroidissement et d'une forte fièvre. Attribuant cela à la trop grande proximité de la Water of Leith, Thomas et Maggie déménagent en janvier 1853 pour s'installer dans une maison jugée plus saine pour l'enfant. Hélas, la demeure se révèle encore plus humide que la précédente et après une courte amélioration, Louis fait une rechute bien plus grave : le 10 mars 1853, le médecin diagnostique une attaque de croup. Dès lors, les neuf années qui suivent sont un calvaire pour l'enfant : rhumes, bronchites, pneumonies, fièvres et infections pulmonaires se succèdent à chaque hiver en plus des maladies infantiles classiques. Ce n'est qu'en février 1857 qu'un médecin établit un rapprochement entre l'humidité de la maison et la santé de l'enfant. Les Stevenson déménagent à nouveau. Cette nouvelle demeure, plus saine et plus confortable que la précédente, est également plus en adéquation avec la nouvelle position sociale de Thomas, devenu entre-temps, en 1854, ingénieur attitré au Northern Lights Board. Mais il est déjà trop tard : la santé de Louis est définitivement ruinée.

Du fait de ses fréquentes maladies et de sa santé fragile, Louis est très peu sorti de chez lui, le « vilain climat » d'Édimbourg risquant de lui être fatal. Maggie, elle aussi souvent malade, se déresponsabilise peu à peu de l'enfant, la brave Cummy étant là pour l'assumer. C'est elle qui garde le chevet du petit Smout dont les maladies occasionnent des nuits pénibles et fiévreuses remplies de cauchemars et d'insomnies, terreurs nocturnes. Et c'est encore elle qui le distrait pendant les longues journées où il reste cloué au lit, en lui faisant la lecture : la Bible, le Voyage du pèlerin de Bunyan, la biographie du pasteur McCheyne, les écrits covenantaires comme ceux de Wodrow ou Peden ; ou encore en lui racontant l'histoire de l'Écosse et particulièrement celle des persécutions subies par les Covenantaires durant le Killing Time, ainsi que des contes populaires de fantômes et de revenants. Ils sont aussi très friands des récits d'aventures paraissant dans la revue Cassel's Family.

Le 7 octobre 1856, vient s'installer à Inverleith son jeune cousin Bob auquel sa famille souhaite épargner le triste spectacle des crises de démence de son père Alan. De trois ans plus âgé que Louis, il devient son compagnon de jeu : ensemble, ils inventent des histoires ou peignent des figurines du théâtre de Skelt, dont les titres évocateurs enflamment l'imagination du jeune Louis.

Autres conséquences de sa santé défaillante, les périodes de cure ou bien de convalescence chez son grand-père, au presbytère de Colinton (Colinton Manse)14. C'est là qu'est son « Âge d'Or »15. Situé à quelques kilomètres d'Édimbourg, Louis y retrouve ses nombreux cousins et cousines et tout n'est que jeux et amusements sous la bienveillance de Jane Whyte Balfour — la fameuse « Auntie » dont il est fait mention dans A Child's Garden of Verses —, fille aînée de Lewis Balfour. À la mort de ce dernier le 30 avril 1860, un nouveau révérend vient le remplacer et c'en est fini de Colinton. « Auntie » quitte le presbytère pour s'installer à Spring Grove près de Londres.

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Avec sa mère (oui, autrefois et pendant très longtemps, on habillait les très jeunes filles et garçons de la même façon)

Ses premières tentatives de scolarisation sont vite interrompues pour raisons de santé : en 1856, crises de toux et fièvres découragent ses parents pour le reste de l'année, puis en 1857, après deux semaines de classe, une fièvre gastrique suivie d'une bronchite l'immobilisent tout l'hiver. Il entre en octobre 1861 dans la petite classe de l'Edinburgh Academy, mais il se montre plutôt solitaire : sa faible constitution l'empêchant de prendre part aux jeux, il peine à s'intégrer aux autres enfants. Au printemps 1862, c'est Thomas qui est pris de quintes de toux et Louis est encore une fois retiré de l'école afin d'accompagner ses parents dans le sud de l'Angleterre, plus chaud, avant de passer un mois à Hombourg en juillet. Puis les vacances sont prolongées jusqu'en automne en prenant une location à North Berwick, ce qui constitue le premier vrai contact avec la mer pour Louis dans ce qui était encore un petit village de pêcheurs sur le Firth of Forth, près de Dunbar.

Lorsqu'arrive la rentrée scolaire, Maggie tombe presque aussitôt malade nécessitant une cure plus radicale. Le 2 janvier 1863, toute la petite famille accompagnée de Cummy, part alors pour un long périple : ils traversent d'abord la France et s'installent à partir du 4 février à Menton. Au terme de deux mois de cure, durant lesquels Louis a étudié avec un précepteur français, l'état de santé de Maggie s'est considérablement amélioré. Ils repartent donc tous le 31 mars 1863 pour visiter l'Italie durant plus d'un mois, avant de prendre le chemin du retour le 8 mai via l'Autriche et l'Allemagne. Le 29 mai 1863, après 5 mois de voyage et de dépaysement, Louis regagne enfin Heriot Row et voit s'approcher sans grand enthousiasme la perspective de la rentrée à l'Academy. Devant la détresse de son fils, Thomas décide de lui changer les idées et lui propose de l'accompagner durant l'été dans sa tournée d'inspection des phares sur la côte de Fife. Louis accepte avec joie ce « premier voyage en qualité d'homme, sans jupons pour [l']assister ». À leur retour, ils découvrent Maggie à nouveau souffrante et un nouveau séjour dans le Midi de la France semble s'imposer pour elle.

Pour ne pas perturber à nouveau la scolarité de Louis, ses parents décident de l'envoyer en pension à Burlington Lodge Academy à Spring Grove. Outre un premier contact plutôt négatif avec la société anglaise, c'est là qu'il écrit ses premiers récits d'aventures pour le magazine de l'école préfigurant déjà son œuvre à venir. Mais il vit assez mal cet éloignement et réclame à son père de pouvoir revenir. Thomas cède : il rejoint son fils le 19 décembre 1863 et tous deux vont retrouver Maggie et Cummy à Menton. Thomas repart pour Édimbourg fin janvier 1864 après avoir promis à son fils de ne pas le renvoyer à Spring Grove. Ils quittent Menton en mai 1864 pour passer les vacances sur les rives de la Tweed près de Peebles. Quand il ne passe pas ses journées à s'amuser avec ses cousins, Louis s'investit sérieusement dans plusieurs projets d'écriture.

En octobre 1864, Thomas est inscrit dans une école pour enfants à problèmes. Son intégration parmi les autres élèves se passe mieux, mais il ne montre pas un grand intérêt pour les études. Le but qu'il s'est fixé - il a quatorze ans - est déjà tout autre, et il y consacre le plus clair de son temps : apprendre à écrire. Il travaille notamment sur une pièce de théâtre inspirée de la vie de Deacon Brodie, homme d'affaires respecté le jour, criminel et voleur la nuit. S'étant découvert avec un autre élève de l'école les mêmes influences et la même passion de la littérature, ils se lisent à tour de rôle leurs compositions et collaborent à la publication d'un magazine. Sa rencontre avec l'une de ses idoles, l'auteur du célèbre The Coral Island, Robert Michael Ballantyne, renforce sa passion pour l'écriture. En février 1865, nouvelle interruption de scolarité pour suivre Maggie en cure à Torquay jusqu'en octobre. Au cours de la nouvelle année scolaire, Louis se lance, seul cette fois-ci, dans un autre projet de revue, dont trois numéros paraissent au début de l'année 1866. La revue ne survit pas au nouveau séjour à Torquay, d'avril à mai, que nécessite la santé de sa mère. Durant l'été qui suivit, Stevenson entreprend d'écrire un roman avec en toile de fond le soulèvement covenantaire de 1666 dans les Pentland Hills : l'Insurrection des Pentland. Mais son père, à la lecture de ses premiers brouillons, qualifie le travail de raté et l'encourage à abandonner la voie de la fiction au profit d'un simple récit historique. Louis, pour faire plaisir à son père, passe tout l'automne à la réécriture de son livre. En récompense, Thomas fait imprimer l'œuvre à cent exemplaires chez un libraire d'Édimbourg et rachète la totalité du tirage...

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Avec son père

Prédestiné à perpétuer la dynastie des Stevenson, il entre à l'âge de 17 ans, en octobre 1867, à l'université d'Édimbourg pour y préparer un diplôme d'ingénieur.

Malgré des travaux prometteurs (des dessins de phares commentés élogieusement), il s'applique peu aux études, aspirant à devenir écrivain. Il mène alors une vie dissolue, scandalisant famille et professeurs, notamment par sa relation avec une prostituée d'Édimbourg. C'est à cette époque qu'il transforme la graphie « Lewis » de son deuxième prénom en « Louis » à la française, la prononciation demeurant la même. Il adopte ainsi le nom de Robert Louis Stevenson et utilise désormais le sigle « R. L. S. » pour se désigner. Il abandonne ses études d'ingénieur en 1871, sa mauvaise santé s'accordant décidément mal avec le métier de constructeur de phares. Il se réoriente alors vers le droit — reçu à l'examen du barreau le 14 juillet 1875, il n'exercera pourtant jamais la profession d'avocat — pensant ainsi disposer de plus de loisirs afin de se consacrer à sa vocation secrète : l'écriture. En septembre 1872, il fréquente le club « L.J.R. » (Liberty, Justice, Reverence) fondé avec son cousin Bob, une société d'étudiants en rébellion prônant l'athéisme et le rejet de l'éducation parentale. Bien évidemment, cela est fort peu au goût de son père. Le scandale familial atteint son paroxysme début 1873, quand il lui annonce qu'il a perdu la foi.

En 1876, il sillonne les canaux d'Anvers à Pontoise, voyageant à travers la Belgique et la France. Il publie son voyage, en 1878, dans le livre Un voyage dans les Terres.

En août, séjour à Barbizon où il rencontre Fanny Osbourne. Cette Américaine de dix ans son aînée est une artiste-peintre qui vit séparée de son mari Samuel Osbourne et élève seule ses deux enfants Isobel et Lloyd. Entre eux deux, le coup de foudre est immédiat. Ils se retrouvent durant l'été 1877 puis à Paris en octobre. Ils veulent se marier mais Fanny n'est pas divorcée de son mari. En 1878, elle repart en Californie, pour obtenir ce divorce. De son côté, Stevenson voudrait bien la suivre mais ses finances ne le lui permettent pas. De surcroît, son père menace de lui couper les vivres s'il persiste dans cette idée de mariage.

Déçu et en proie au doute, il part s'isoler au Monastier-sur-Gazeille. Depuis cette localité, il effectue une randonnée en compagnie d'une ânesse, nommée Modestine, le bât fixé sur l'animal est un sac servant à contenir ses effets et son sac de couchage. Parti le 22 septembre 1878 de Haute-Loire, il atteint douze jours plus tard la petite ville de Saint-Jean-du-Gard. Son parcours a cheminé dans le Velay, la Lozère ou ancien pays de Gévaudan (mont Lozère et Cévennes), en passant par les communes de Langogne, Luc, Le Bleymard, Le Pont-de-Montvert, Florac et Saint-Germain-de-Calberte, en pays camisard. Aujourd'hui cette randonnée de 230 km est connue sous le nom de « chemin de Stevenson » et référencée comme sentier de grande randonnée GR70. Le récit de ce périple, Voyage avec un âne dans les Cévennes publié en 1879, demeure aujourd'hui encore le livre de chevet de nombreux randonneurs.

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Vers 1871

En 1879, malgré l'opposition de sa famille, il part rejoindre Fanny Osbourne en Californie, à Monterey. Il lui est cependant impossible de vivre immédiatement sa passion car elle est encore mariée. En attendant qu'elle divorce, ce qui ne se produit qu'en janvier 1880, Stevenson doit vivre très chichement, rédigeant quelques articles pour le Monterey Californian, une gazette locale. Il prend le train pour San Francisco cherche du travail dans les journaux et sur le port, sans en trouver de durable, décrit le hurlement de la foule toute la journée devant la Bourse de San Francisco, effondrée depuis le krach du Comstock Lode, scènes dont s'inspire Jules Verne en 1879 aussi, pour son roman Les Cinq Cents Millions de la Bégum.

Le 31 octobre 187929, un article du grand quotidien local, The San Francisco Call, révèle que deux navires différents ont lancé une expédition pour retrouver un trésor pirate sur l'Île Cocos. Parmi eux, la Goélette Vanderbilt est revenue bredouille. Le mois suivant, Stevenson rédige Le Pavillon sur la lande, nouvelle à peine ébauchée en 1878, publiée l'été suivant dans un magazine londonien. 

En mars 1880, Stevenson manque de mourir d'une pneumonie et ne doit son salut qu'à l'attention de Fanny, qui se dévoue six semaines à son chevet. À peine rétabli, il l'épouse le 19 mai à San Francisco et ils partent en lune de miel, accompagnés du fils de Fanny, Lloyd. En août 1880, tous deux sont de retour en Écosse, mais dès l'été 1881, exceptionnellement pluvieux, son médecin lui interdit de sortir, sa santé se dégradant. Lors de l'un des derniers jours d'août 1881, il trace une carte d'une île au Trésor, à la demande de son beau fils de 12 ans, Lloyd, puis débute la rédaction du grand roman d'aventure éponyme, pour laquelle s'enthousiasme son père Thomas Stevenson, avant de perdre toute inspiration après les quinze premiers chapitres.

Entre 1880 et 1887, Stevenson voyage beaucoup en Écosse, en Angleterre, séjourne à Davos, cherchant un climat bénéfique à sa santé et où il bénéficie des soins du docteur Karl Rüedi. C'est à Davos, où il arrive le 18 octobre 1881, qu'il retrouva l'inspiration, écrivant les quinze derniers chapitres de L'Île au trésor en deux semaines. En novembre 1881, l'éditeur, satisfait, lui envoie 30 livres. Il passe deux ans en 1883 et 1884 à Hyères dans un chalet appelé Solitude. 

En 1887, après le décès de son père, il part aux États-Unis, où il est accueilli par la presse new-yorkaise comme une vedette, à la suite du succès de L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886). Il passe l'hiver dans les monts Adirondacks pour soigner sa tuberculose, et décide au printemps d'effectuer une croisière en Océanie où il visite les îles Marquises, les îles Gilbert et les Samoas.

En 1889, il passe aux Samoa à l'occasion d'une série de reportages dans les mers du Sud. Début 1890, sa santé se détériorant, Stevenson s'installe définitivement à Vailima, en investissant tout son patrimoine dans une parcelle de jungle de 1,6 kilomètre carré, à quatre kilomètres au sud de Apia, la capitale des Samoa. Les îles Samoa ont pourtant un climat humide, peu adapté à sa santé fragile, dont la nocivité est dénoncée en 1895 par un rapport du consul britannique affirmant qu'avec « un tel climat, aucun européen ne peut travailler au grand air tout en restant en bonne santé ». Mais Stevenson y a vécu avec ses proches pendant plusieurs années dans l'opulence...

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Le roi Kalakaua et la famille Stevenson. De doite à gauche : la mère de Stevenson, Kalakaua, Stevenson et sa femme Fanny, son beau-fils Lloyd.

Sans négliger sa carrière littéraire, il s'investit beaucoup auprès des Samoans : lors d'une guerre civile en 1893, il prend même leur défense contre l'impérialisme allemand. Pleins de gratitude, les indigènes bâtissent en son honneur une route menant à sa plantation. Il devient même un chef de tribu, appelé respectueusement Tusitala (« le conteur d'histoires ») par ses membres.

Stevenson meurt d'une crise d'apoplexie (ou accident vasculaire cérébral) à l'âge de 44 ans. Il est enterré selon son désir face à la mer au sommet du mont Vaea surplombant Vailima. Lors de ses obsèques, quatre-cents Samoans se sont relayés pour porter son cercueil au sommet du mont Vaea. 

Romans  

  • L'Île au trésor 
  • Prince Othon 
  • L'Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde 
  • Enlevé ! 
  • Les Mésaventures de John Nicholson 
  • La Flèche noire
  • Le Maître de Ballantrae 
  • Un mort encombrant
  • Les Naufragés de Soledad 
  • Le Trafiquant d'épaves 
  • Catriona 
  • Le Creux de la vague ou Le Reflux 
  • Hermiston, le juge pendeur 
  • Saint-Yves : Aventures d'un prisonnier français en Angleterre 
  • La Malle en cuir ou la société idéale 

Nouvelles

  • La Cave pestiférée
  • Quand le diable était jeune
  • Lettres édifiantes de la famille Rutherford
  • Une chanson ancienne 
  • Will du Moulin 
  • Les Nouvelles Mille et Une Nuits 
  • Le Club du suicide 
  • Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème 
  • Histoire du médecin et du coffre de Saratoga 
  • L'Aventure des fiacres 
  • Le Diamant du Rajah 
  • Histoire du carton à chapeau
  • Histoire du jeune ecclésiastique
  • Histoire de la maison aux stores verts 
  • L'Aventure du Prince Florizel et d'un détective
  • Le Pavillon sur la lande 
  • Un logis pour la nuit 
  • La Porte du Sire de Malétroit 
  • La Providence et la Guitare 
  • Histoire d'un mensonge
  • Janet la revenante)
  • Les Gais Lurons 
  • Le Voleur de cadavres 
  • Le Trésor de Franchard
  • Markheim 
  • Le Dynamiteur 
  • Olalla
  • Les Mésaventures de John Nicholson 
  • La Magicienne 
  • Veillées des Îles 
  • Thorgunna la solitaire
  • Histoire de Tod Lapraik 

Il a également écrit des fables, des contes, des articles, de la correspondance, des essais, des textes théoriques, des poèmes, des récits de voyage... 

D'après Wikipédia