James Salter, né James Arnold Horowitz le 10 juin 1925 à Passaic dans le New Jersey et mort le 19 juin 2015 à Sag Harbor dans l'État de New York, est un écrivain américain.

Il est le fils de George Horowitz, un agent immobilier et entrepreneur moyennement prospère. Il grandit à Manhattan. Il entre à l'académie militaire de West Point en 1942 à l'instigation de son père, lui-même ancien élève de cette école. À cette époque, du fait de la guerre, le nombre d'élèves a doublé et le programme d'études a été ramené à trois ans, contre quatre en temps de paix. Il obtient son diplôme en 1945. Il occupe le 49e rang d'une promotion de 852 élèves.  

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Il est formé au pilotage au cours de sa troisième et dernière année. Il se perfectionne à Stewart Field, New York. Au cours d'un vol d'entraînement en mai 1945, à court de carburant, il s'égare, confond un pont de chemin de fer avec une piste et s'écrase avec son T-6 Texan sur une maison à Great Barrington (Massachusetts). Il est alors orienté jusqu'en février 1946, vers une formation sur B-25. Il est nommé, pour sa première affectation au 6e Troop Carrier Squadron, qui est cantonné à Nielson Field, puis aux Philippines, à Okinawa et au Japon. Il est promu premier lieutenant en janvier 1947.

À partir d'août 1948, il poursuit ses études supérieures à l'université de Georgetown dont il sort diplômé en janvier 1950 (master's degree). Il est affecté au quartier général du Tactical air command (Langley AFB) en mars 1950. En février 1952, après s'être porté volontaire pour une affectation en Corée et avoir suivi un entrainement au pilotage du F-86 Sabre, il rejoint la 335e escadrille de chasse et d'interception, une unité réputée de chasseurs de Mig. Du 12 février au 6 août, il participe à plus de cent missions. Une victoire contre un Mig-15, le 4 juillet, est officiellement portée à son crédit. Il utilisera son expérience en Corée dans son premier roman, The Hunters, 1956 (Pour la gloire, en version française).

La version cinématographique est très différente du roman original, qui traite de la lente auto-destruction d'un pilote de chasse de 31 ans, autrefois considéré comme un « as », mais qui n'a trouvé que de la frustration dans son premier combat, tandis que d'autres autour de lui, parviennent à la gloire grâce à des faits parfois inventés.

Ses œuvres ont un ton fataliste : ses protagonistes, après avoir surmonté leur conflit entre réputation et perception de soi, sont tués dans l'exercice de leurs fonctions, alors que les incompétents au sein de leurs propres rangs survivent. Salter brosse des portraits qui sont vivants et familiers pour tout pilote militaire qui a survécu à un combat aérien.

Considéré comme l'un des plus grands stylistes de la fiction américaine moderne, Salter lui-même est critique de son propre travail, seul son roman de 1967 Un sport et un passe-temps conservant grâce à ses yeux. Se déroulant en France dans la période de l'après-guerre, en province et à Paris, Un sport et un passe-temps est l'évocation d'une passion très sensuelle entre un étudiant américain et une jeune Française, raconté au présent à travers des flashbacks par un narrateur anonyme qui connaît à peine l'étudiant, qui lui-même désire la jeune fille, et admet volontiers que la plus grande partie de son récit est du ressort du fantasme.

La prose de James Salter laisse transparaître l'influence d'Ernest Hemingway et d'Henry Miller, mais dans des entretiens avec son biographe, William Dowie, il indique qu'il a été principalement influencée par André Gide et Thomas Wolfe.

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Souvent décrite par les critiques comme « succincte » ou « comprimée », son écriture utilise des idées tracées sèchement à partir d'images en apparence éphémères pour que tant les faits que les personnages explosent de la page. Ses phrases sont courtes, et dans certaines œuvres, souvent fragmentaires, il écrit aussi bien à la première qu'à la troisième personne, au temps présent ou passé. Dans ses dialogues, quelques indications aident le lecteur à comprendre l'identité du locuteur ; il doit sinon la deviner à partir du ton et de la motivation des propos.

Ses mémoires, Une vie à brûler, utilisent ce style de prose pour raconter l'impact que ses expériences, à West Point, dans l'armée de l'air puis en tant que célébrité pseudo-expatriée en Europe, ont eu sur la façon dont il voyait les changements de son style de vie.

Son recueil de nouvelles Dusk and Other Stories a reçu en 1988 le PEN/Faulkner Award. James Salter a été élu à l'Académie américaine des arts et des lettres en 2000.

Œuvres traduites en français

  • Pour la gloire
  • Cassada
  • Un sport et un passe-temps
  • Un bonheur parfait
  • L'Homme des hautes solitudes
  • American Express (nouvelles)
  • Une vie à brûler : Mémoires
  • Bangkok (nouvelles)
  • Chaque jour est un festin
  • Et rien d’autre

Il a étalement écrit quelques scénarios.

D'après Wikipédia