Toujours aussi frustrée par cette saga... qui aurait mérité des volumes bien plus gros.

RESUME

Après Philippe V le Long, mort lui aussi sans descendance, c'est son frère Charles IV qui règne sur la France. Pendant ce temps, à Londres, leur soeur Isabelle de France, mariée au roi Edouard II, subit les humiliations et vexations de celui-ci, homosexuel notoire, et de ses favoris, qui ont une influence désastreuse. Lord Mortimer, dissident, s'échappe de la Tour de Londres où il a été emprisonné et se réfugie en France. Il veut y trouver de l'aide pour délivrer Isabelle et mettre sur le trône un roi plus compétent.

00aa

L'AUTEUR

Maurice Druon, né le 23 avril 1918 à Paris et mort le 14 avril 2009, est un écrivain et homme politique français.

Pendant la Seconde guerre mondiale, il s'engage dans la Résistance et rejoint Londres en janvier 1943. Attaché au programme « Honneur et Patrie » de la BBC, il écrit alors avec son oncle Joseph Kessel les paroles du Chant des Partisans, que met en musique Anna Marly.

Après la guerre, il devient un homme de lettres à succès avec Les Grandes Familles (Prix Goncourt 1948) et surtout la saga des Rois maudits, roman historique en sept tomes publiés entre 1955 et 1977 et que l'adaptation télévisée fera connaître à un très large public. Il est élu à l'Académie française en 1966 à quarante-huit ans, et en devient le secrétaire perpétuel de 1985 à 1999. Il a écrit d'autres œuvres — comme Tistou les pouces verts, en 1957, un conte pour la jeunesse —, mais aussi des pièces de théâtre et des essais.

Gaulliste et engagé dans l'action politique, Maurice Druon a été ministre des Affaires culturelles en 1973-1974.

MON AVIS

Même défaut que les précédents. Ca va trop vite. Les événements s'enchaînent à telle vitesse qu'on a du mal à suivre, et le roman aligne les noms de personnages, les uns après les autres, de tous les pays... on a à peine le temps de se demander "mais c'est qui celui-là" qu'on passe à un autre. Très agaçant parfois. Et il y a intérêt à maîtriser la géopolitique de l'époque et les dirigeants des nations pour suivre un tant soi peu... empire romain germanique, royaume de Naples, les papes en Avignon, la Perse, les Maures...

Par contre... une bataille dure plusieurs pages, avec un tas de détails dont je n'avais que faire (vocabulaire inconnu à profusion, désintérêt pour la chose militaire...).

Et puis bien qu'Isabelle de France donne son nom au livre, elle n'apparaît que peu... Elle est clairement reléguée au second plan, derrière Mortimer, qui commande tout. On sent que l'auteur ne s'intéresse guère aux femmes. Il semble d'ailleurs qu'il y ait là une constante : les romans historiques écrits par les hommes sont cncentrés sur les hommes, les romans historiques écrits par les femmes mettent en valeur les personnages féminins. Ce qui, somme toute, est normal finalement... Mais c'est peut-être aussi pour ça que les romans historiques sont peu appréciés par l'Elite, comme s'il s'agissait d'une sous-littérature. Ecrite le plus souvent par des femmes pour des femmes, elle n'est pas "digne" de la gent masculine. Un bon gros machisme.

Sur la forme, j'ai noté que la concordance des temps n'était pas toujours respectée. Volontaire (effet de style ?) ou non... je déteste ça ! Quand tout est au passé et que soudain on tombe sur un paragraphe au présent, ça me fait hurler !

20

Retour d'Isabelle de France et son fils en Angleterre

La terrible scène du supplice d'Edouard II marquera les esprits... Mais elle n'est pas validée par les historiens. Le mystère plane sur sa mort.

Je finirai la série par principe, parce que l'époque est intéressante et les personnages peuvent m'inspirer pour choisir de futurs livres ou pour approfondir certains thèmes.

FAITS HISTORIQUES REELS (merci Wiki)

Charles IV

Charles IV, dit « le Bel » (château de Creil, 18 juin 1294 - Vincennes, 1er février 1328), roi de France et de Navarre de 1322 à 1328, est le dernier souverain français de la dynastie dite des Capétiens directs.

Dès son avènement, Charles est confronté à une insurrection paysanne en Flandre, et en 1324, il tente sans succès de se faire élire empereur des Romains. En tant que duc d'Aquitaine, Édouard II d'Angleterre est vassal de Charles mais il refuse de lui rendre l'hommage pour ses possessions sur le continent. En représailles, Charles conquiert en 1324 le duché de Guyenne dans un bref conflit connu sous le nom de guerre de Saint-Sardos. Après un accord de paix, Édouard II accepte de rendre l'hommage et de payer une amende. En échange, l'Aquitaine lui est rétrocédée, bien qu'amputée de plusieurs territoires.

Après la mort de Charles IV sans descendance mâle, la couronne française passe à ses cousins, les Valois, tandis que la couronne navarraise passe à sa nièce Jeanne. Toutefois, les disputes concernant la succession de Charles sur le trône de France entre les Valois, issue de la lignée strictement mâle, et les Plantagenêts, descendants d'Isabelle, la sœur de Charles, conduisent moins d'une décennie plus tard au déclenchement de la guerre de Cent Ans.

Charles de Valois

Charles de Valois (né à Vincennes le 12 mars 1270, mort au Perray le 16 décembre 1325), est le fils du roi Philippe le Hardi et d'Isabelle d'Aragon. Son frère deviendra le roi Philippe IV le Bel. Charles est comte de Valois et d'Alençon en 1285. En 1290, il est fait comte de Chartres et du Perche et la même année, son beau-père Charles II d'Anjou lui cède les comtés d'Anjou et du Maine. Il est également roi titulaire d'Aragon et empereur titulaire de Constantinople.

Isabelle de France

Isabelle de France (v. 1295 à Paris-22 août 1358), est connue à son époque pour sa beauté, son habileté diplomatique et son intelligence. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne fut jamais surnommée la « Louve de France » par ses contemporains – épithète utilisée pour la première fois par W. Shakespeare au sujet de Marguerite d'Anjou, et appliquée plus tard à Isabelle au XVIIIe siècle.

Isabelle arrive en Angleterre à 12 ans, pour épouser le roi Edouard II, dans une période de conflit grandissant entre le roi et la puissante faction des barons du royaume. Son époux comble notoirement de grâces son favori le comte de Cornouailles, Pierre de Gabaston, ce qui cause maintes jalousies et rivalités. Cependant, Isabelle apporte son soutien à son mari dans ces premières années, usant de ses relations avec la cour de France pour asseoir du même coup sa propre autorité dans son pays d’adoption. Après la mort de Gabaston en 1312 entre les mains des barons, Édouard choisit un nouveau favori, Hugues le Despenser le Jeune, et tente de se venger : il en résulte la Guerre des Despenser, et une période de répression à l’intérieur du royaume. Isabelle ne supporte pas le nouveau favori. En 1325, le couple royal est au bord de la rupture.

21

Roger Mortimer et Isabelle de France

Voyageant en France sous le prétexte d’une mission diplomatique, Isabelle entame une relation adultérine avec le comte de March, Roger Mortimer. Tous deux s'accordent pour déposer Édouard et se débarrasser de la famille Despenser. En 1326, la reine revient en Angleterre avec une petite armée de mercenaires ; l’armée royale fait rapidement défection. Isabelle dépose Édouard, devient régente au nom de son fils, le futur Édouard III. Beaucoup supposent qu’Isabelle a été par la suite l’instigatrice de l’assassinat de son mari. Le gouvernement d’Isabelle et de Roger Mortimer commence à chanceler, en partie à cause des dépenses excessives de la régente, en partie à cause de sa façon, efficace mais impopulaire, de résoudre les problèmes récurrents comme la situation en Écosse.

En 1330, Édouard III limoge Mortimer, reprend son pouvoir et fait exécuter l’amant de sa mère. La reine n'est pas poursuivie et vit encore longtemps entourée de beaucoup de considération, mais loin de la cour, jusqu’à sa mort en 1358. Au fil du temps, Isabelle devient une figure de « femme fatale » dans la littérature, habituellement représentée comme une femme belle, mais cruelle et manipulatrice.

Isabelle a eu quatre enfants de son mari.

Edouard II d'Angleterre

Édouard II d'Angleterre (25 avril 1284, château de Caernarfon, Principauté de Galles – 21 septembre 1327), est roi d'Angleterre de 1307 jusqu’à sa déposition, en janvier 1327. Il est le fils du roi Édouard Ier (Plantagenêt) et d'Éléonore de Castille.

Édouard II, appelé Édouard de Carnarvon, est le sixième roi de la dynastie Plantagenêt, commencée avec Henri II, fils de Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou. Compris entre les règnes vigoureux de son père Édouard Ier et de son fils Édouard III, celui d’Édouard II est marqué par l’incompétence et la querelle politiques, et par la défaite militaire. Édouard est, sa vie durant, plus enclin aux plaisirs de la cour et aux divertissements qu’à ses devoirs de souverain. Il est incapable de refuser les plus grandes faveurs à ses divers favoris, dont les plus célèbres sont Pierre Gaveston, un chevalier d’origine gasconne qui est fait comte de Cornouailles, puis un jeune seigneur anglais, Hugues le Despenser, provoquant de constants troubles politiques et, probablement, à terme, sa déposition par sa propre épouse.

Alors que son père Édouard Ier a conquis tout le Pays de Galles et les basses terres écossaises, qu’il gouvernait d’une main de fer, l’armée d’Édouard II est défaite lors de la bataille de Bannockburn, dont la conséquence est de soustraire l'Écosse au contrôle de son voisin anglais et de permettre aux forces écossaises d’incontrôlables raids à travers le nord de l’Angleterre. Il faut ajouter à ce règne troublé la fin dramatique du roi, dont la mort mystérieuse au château de Berkeley laisse planer des doutes sur ses causes.

Roger Mortimer  

Né en 1287, mort en 1330, il est le fils et héritier d'Edmond Mortimer, 2e baron Mortimer de Wigmore, et de Marguerite de Fiennes.

Comme nombre de jeunes nobles de son époque, Roger est fiancé tôt à Jeanne de Geneville, la riche héritière du seigneur Pierre de Geneville, de Trim et de Ludlow. Ils se marient en 1301.

À la mort de son père, étant mineur, il est placé sous la protection de Pierre Gaveston, le favori d'Édouard, prince de Galles, par Édouard Ier. Il entre en possession d'une partie de son héritage en avril 1306, et est adoubé par Édouard Ier le 22 mai de la même année. Mais sa mère a le contrôle d'au moins la moitié du patrimoine familial, et comme elle lui survivra, Roger Mortimer n'aura jamais la complète jouissance des possessions de son père.

22

Isabelle de France, série télé 2005

Heureusement, son mariage lui a permis d'entrer en possession de l'important patrimoine des Geneville (ou Joinville), et ainsi de compenser l'absence d'une grande partie de son héritage. Le patrimoine des Joinville lui permet de renforcer sa puissance territoriale dans les marches galloises et dans l'ouest de l'Angleterre. Par sa femme, il entre en possession, en Angleterre, de la seigneurie d'Ewyas Lacy, de la moitié de Ludlow et de plusieurs seigneuries dans le Shropshire.

En décembre 1307, le grand-père de Jeanne, Geoffroy de Geneville, âgé de quatre-vingts ans, lui transfère le contrôle de ses possessions irlandaises, puis se retire. Il meurt en 1314, Jeanne lui succédant en tant que 2e baronne Geneville. En Irlande, Roger entre donc notamment en possession du château de Trim et de l'importante seigneurie de Meath. Roger devient ainsi l'un des principaux barons d'Irlande.

En 1308, Roger se rend en Irlande pour y gérer ses possessions. Il entre alors en conflit avec les Lacy (au sujet de l'héritage de sa femme). Le 25 mai 1315, Édouard Bruce, le frère du Robert Bruce, roi d’Écosse débarque à Larne. Les Lacy prennent son parti ; les forces de Mortimer sont défaites en décembre 1315. Le 23 novembre 1316, le roi Édouard II nomme Mortimer Lord lieutenant d'Irlande avec la triple mission d'expulser Bruce d'Écosse, d'écraser les rébellions irlandaises, et de résoudre les querelles dans le baronnage anglais d'Irlande. Il passe une année complète à accomplir sa mission. Il exile notamment la famille Lacy de Rathwire, soupçonnée de collaboration avec Bruce pour récupérer l'héritage de sa femme. Bruce est tué en octobre 1318, et ses troupes écrasées à la bataille de Faughart.

Roger s'occupe ensuite, pendant quelques années, à régler les querelles entre barons sur la frontière du Pays de Galles.

En 1318, il s'associe au mouvement d'opposition grandissant contre le roi Édouard II et ses favoris, les Despenser. Après que Hugues le Despenser le Jeune a reçu du roi des terres appartenant à Roger, ce dernier conduit, aidé d’autres seigneurs des Marches, des raids contre les propriétés des Despenser en pays de Galles. En 1321, Roger soutient Humphrey de Bohun, 4e comte d'Hereford, dans son refus d’obéir à l’appel d’Édouard lui ordonnant de se présenter devant lui. Mortimer conduit une marche sur Londres. Mais il ne peut entrer dans la ville, bien que ses troupes en fassent le siège. Cette insurrection pousse les Lords Ordainers, mené par Thomas Plantagenêt, comte de Lancastre, cousin du roi, à exiger du souverain le bannissement des Despenser. En octobre 1321, le roi mêne à son tour une expédition victorieuse contre Margaret de Clare, baronne Badlesmere, en octobre 1321, après qu’elle a refusé à la reine Isabelle l’accès au château de Leeds, pourtant propriété personnelle de la souveraine. Édouard II utilise son succès et sa nouvelle popularité auprès des seigneurs modérés pour faire revenir les Despenser en Angleterre. À la fin de l’année 1321, en compagnie d’autres seigneurs des Marches, Mortimer prend la tête d’une rébellion, connue sous le nom de « Guerre des Despenser ».

Obligé de déposer les armes à Shrewsbury en janvier 1322, Mortimer est emprisonné à la Tour de Londres. Il parvient à s’en échapper en droguant son gardien, et s’enfuit vers la France le 1er août 1323. Il se réfugie auprès de Charles IV de France, alors en guerre contre l'Angleterre à propos de la Guyenne. En 1325, la reine Isabelle, épouse d’Édouard II, désireuse de s’éloigner d’un mari hostile, obtient son accord pour se rendre en France avec son fils le prince de Galles afin que ce dernier fasse hommage au roi français pour la Guyenne. C’est à la cour de France que la reine, sœur de Charles IV, retrouve Mortimer, qui devient son amant peu après. À son instigation, elle refuse de retourner en Angleterre aussi longtemps que les Despenser, favoris du roi, y règnent en maîtres.

Le scandale de la liaison d’Isabelle et de Mortimer les oblige bientôt à quitter la cour de France – c'est Isabelle qui a dénoncé autrefois ses belles-sœurs pour adultère (Affaire de la tour de Nesle) et beaucoup lui en veulent encore, d'autant quand elle s'affiche elle-même avec son amant. Réfugiés en Flandre, ils obtiennent du comte Guillaume une aide dans leur projet d’invasion de l’Angleterre. Accostant sur le fleuve Orwell le 24 septembre 1326, Isabelle et Mortimer sont accompagnés du prince Édouard et d’Henri Plantagenêt, comte de Lancastre et de Leicester. Londres se soulève en faveur de la reine et du prince, et le roi prend la fuite vers l’ouest, poursuivi par Isabelle et Mortimer. Après des semaines d’errance au pays de Galles, le roi est finalement pris le 16 novembre et contraint à abdiquer en faveur de son fils – désormais Édouard III. Bien que ce dernier soit couronné le 25 janvier 1327, le pays continue à être gouverné par Isabelle et Mortimer, que beaucoup accusent avoir fomenté la mort de l’ancien roi le mois de septembre suivant, au château de Berkeley.

23

Château de Berkeley

Mortimer reçoit de riches domaines, et de lucratifs et importantes fonctions. Il est fait connétable du château de Wallingford et, en septembre 1328, comte de March.  Il reçoit également, de la reine, la seigneurie de Montgomery dans les Marches.  

Mais l’usage que Mortimer fait du pouvoir, les accords considérés comme désastreux conclus en Guyenne et en Écosse, la morgue, l’ambition et la convoitise du comte de March excitent bientôt jalousie et rancœur chez de nombreux seigneurs. Le comte de Lancastre, Henri Plantagenêt, l'un des principaux instigateurs de la déposition d’Édouard II, tente de renverser Mortimer, mais échoue, peu aidé par la passivité du jeune roi. Mais en mars 1330, Mortimer fait exécuter Edmond de Woodstock, comte de Kent, frère d’Édouard II, oncle du roi, cousin du comte Henri de Lancastre. Après l'exécution, le comte de Lancastre amène le jeune Édouard III à affirmer son autorité et, en octobre 1330, un Parlement est convoqué à Nottingham, peu avant les dix-huit ans du roi. Isabelle et Mortimer sont arrêtés dans l’enceinte même du château par Édouard et ses compagnons. 

Accusé de s’être emparé du pouvoir royal et d’autres hauts méfaits, Mortimer est condamné sans procès et pendu à Tyburn le 29 novembre 1330 ; ses vastes possessions reviennent à la couronne. Son corps reste suspendu au gibet deux jours et deux nuits entiers, à la vue de tout le peuple. Jeanne de Geneville reçoit le pardon royal en 1336, et survit jusqu’en 1356. Elle est enterrée au château de Wigmore, aux côtés de son époux ; mais le site est détruit par la suite.

Andronic II Paléologue

Andronic II Paléologue, né le 25 mars 1259, mort au mont Athos le 13 février 1332, est empereur byzantin du 11 décembre 1282 au 23 mai 1328. Il est le fils de Michel VIII Paléologue et de Théodora Vatatzès.

Il hérite d'un empire restauré à la suite de la reprise de Constantinople par son père face aux croisés en 1261. Toutefois, malgré cet important succès, Michel VIII n'a pas eu les moyens de rétablir l'empire dans ses anciennes frontières et Andronic devient empereur d'un État épuisé par la politique extérieure de son père. En effet, Byzance doit faire face à de nombreuses menaces sur ses différentes frontières et Andronic est en présence de nombreux défis, à la fois internes et externes. Souvent dénigré, car son règne marque le début d'un déclin inéluctable, Andronic n'a pas les moyens de surmonter tous les défis qui se présentent à lui. Les finances de l'État sont à sec et ses forces armées sont considérablement diminuées, tandis que l'économie de l'empire est asphyxiée par les guerres entre Venise et Gênes auxquelles il est souvent mêlé. Enfin, les diverses querelles religieuses qui émaillent le règne d'Andronic fragilisent encore plus l'Empire byzantin déclinant. Malgré tout, Andronic a contribué à réaliser une entreprise de renaissance culturelle, ainsi que des réformes financières et judiciaires durables.

Au cours de son règne, Andronic II prend le contrepied de la politique de son père. Il met en place une réforme financière drastique qui réduit les effectifs de l'armée, s'oppose à la politique d'union religieuse avec Rome et tente de freiner l'avance turque en Asie Mineure.

Concile de Valladolid

A ne pas confondre avec la Controverse de Valladolid, qui a eu lieu au XVIe siècle et qui concernait le statut des Indiens d'Amérique. Le concile de Valladolid, tenu en 1322, est un concile "normal". 

24

Couronnement d'Edouard III

Hôtel du Temple 

La maison du Temple est construite sur un vaste terrain donné à l'ordre du Temple vers 1170 en remplacement du Vieux Temple, leur premier lieu de résidence situé à l'arrière de la place de Grève. La Ville-Neuve du Temple est un ensemble de lotissements construits par les Templiers entre l'enclos du Temple et l'enceinte de Philippe-Auguste, constitué d'un réseau de rues parallèles.

Ce terrain est situé à l'extérieur de l'enceinte de Philippe Auguste, presque le long de l'enceinte de Charles V. Formé de champs à l'origine, une partie est entourée de murs pour former l’enclos. Cet enclos correspond au quadrilatère formé actuellement par la rue du Temple, la rue de Bretagne, la rue de Picardie, et l'axe formé par le début de la rue de la Corderie, l'extrémité nord de la cité Dupetit-Thouars, et le débouché de la rue Notre-Dame-de-Nazareth dans la rue du Temple.

L’Enclos constitue la maison cheftaine de l’ordre du Temple en France et le siège de la banque de l’ordre dans ce pays. Il est entouré de hautes murailles crénelées, renforcées de distance en distance par des tourelles. Ce système défensif est complété par une tour carrée, dite tour de César, et par un imposant donjon appelé Grande Tour. L’ensemble comprend comme toutes les commanderies templières une église (l’église Sainte-Marie-du-Temple), des bâtiments conventuels pour loger les moines-soldats, de vastes écuries et des annexes.  

Le Trésor royal français est conservé dès 1146 à la tour du Temple, et donc gardé par les Templiers. Philippe Auguste bâtit un système comptable et fiscal, ancêtre de la Chambre des comptes, où les agents royaux viennent trois fois l’an déposer les revenus de la Couronne. Cette pratique prend vraisemblablement fin lors du règne de Philippe IV le Bel. En effet, en 1312, l’ordre du Temple est dissous et ses biens en France sont attribués aux chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (dits Hospitaliers). Néanmoins, l'enclos par lui-même est omis et Louis X, son fils, refuse de le rendre pour en faire le douaire de la reine Clémence de Hongrie. Ses bâtiments subissent de nombreuses modifications.

En 1667, les murailles qui dessinent l’Enclos dans le territoire parisien sont abattues au profit d’hôtels particuliers et de maisons locatives. L’ancien rempart est remplacé par une élégante muraille surmontée d’une galerie décorée de colonnes.

Depuis le XVIe siècle, le grand prieuré et la commanderie du Temple sont devenus l’apanage des bâtards de la famille royale. La Tour sert de prison.

Napoléon Bonaparte fait démolir la tour du Temple en 1808 afin d'éviter qu'elle devienne un lieu de pèlerinage royaliste. Puis le reste suit. La démolition dure deux ans. Aujourd'hui, il ne reste rien de cet enclos et des bâtiments.

Château de Berkeley

Le château de Berkeley est un château fort du comté du Gloucestershire, au sud-ouest de l'Angleterre. Ses origines remontent au XIe siècle, et il appartient aux Berkeley de la grande noblesse, depuis sa reconstruction au XIIe siècle, à l'exception d'une période où il est passé en possession des Tudor. Il est célèbre pour avoir été le lieu du meurtre d'Édouard II en 1327.

ENRICHISSONS NOTRE VOCABULAIRE

MiséricordeDague dont on se servait au Moyen Âge pour menacer l'ennemi et l'obliger à se rendre et demander miséricorde.

HypocrasBoisson tonique préparée avec du vin sucré dans lequel on fait infuser divers ingrédients (cannelle, girofle, vanille, etc.), très estimée au Moyen Âge. 

Bougrerie : Sodomie.

Gaupe Femme malpropre et désagréable. Prostituée de bas étage ; femme dévergondée, d'une conduite lamentable.

CimierOrnement (panache, animal, symbole, etc.) fixé sur le sommet d'un casque et d'une coiffure en général. Ornement extérieur placé sur le timbre du casque qui surmonte l'écu. Le chef, celui qui mène le combat.

FutailleRécipient de forme sphérique, généralement en bois, pouvant contenir du vin, du cidre, de l'eau-de-vie... ou d'autres liquides.

Goujat : Valet d'armée.

Gueules : Héraldique, couleur rouge.

Pals : Eléments verticaux, héraldique.

Chef : Bande horizontale tout en haut, héraldique.

Or : héraldique, jaune. 

AffûtsPièce ou assemblage de pièces, en bois ou en métal, servant de support, dans les manœuvres et dans le tir, à une pièce d'artillerie.

MadrierPlanche épaisse généralement façonnée dans un bois dur comme le chêne, utilisée pour les gros travaux de menuiserie et de construction, et autrefois pour recouvrir les voies de circulation.

MangonneauMachine de guerre utilisée au Moyen Âge pour lancer des pierres ou d'autres projectiles.

TrébuchetMachine de guerre à contrepoids utilisée pour lancer des pierres contre les murailles des châteaux et des villes. 

PerrièreMachine de guerre servant à lancer des projectiles.

EtoupeRésidu grossier de fibres textiles obtenu lors du traitement de la filasse, en particulier de chanvre ou de lin.

LégatEcclésiastique (le plus souvent un cardinal) envoyé par le pape pour une mission, ponctuelle ou permanente, d'administration ou de représentation.

DécimeDixième partie des revenus ecclésiastiques, versée par le clergé au roi ou au pape et qui est exigée exceptionnellement ou fixée pour une période de plusieurs années.

NécromancieDivination par l'évocation des morts. 

ToiseUnité de mesure en vigueur avant l'adoption du système métrique, valant six pieds, soit un peu moins de deux mètres (1,949 m à Paris).

Pommelé : (Cheval) couvert de taches rondes grises et blanches.

S'affrérerS’unir d’un lien fraternel.

AisPlanche de bois (chêne, hêtre, sapin...).

ChaperonCoiffure à bourrelet terminée par une queue que portaient les hommes et les femmes du Moyen Âge.

FrénetteBoisson fermentée, à base de feuilles de frêne.

OublieSorte de pâtisserie très mince et très cassante, à laquelle on donne la forme d'un cornet.

PoivrièreGuérite de maçonnerie à toiture pointue en forme de cône, placée à l'angle d'un bastion, sur le faîte d'un mur. 

HaubertLongue chemise en mailles d'acier tissées, munie de manches, d'un gorgerin et d'un capuchon, que portaient les chevaliers au Moyen Âge lorsqu'ils combattaient. 

Solive : Pièce de charpente placée horizontalement en appui sur les murs ou sur les poutres pour soutenir le plancher d'une pièce et porter en dessous les lattes d'un plafond ou les panneaux d'un plafond suspendu.

CharronArtisan ou ouvrier qui construit et répare les trains des véhicules à traction animale (charrettes, chariots, etc.), en particulier, les roues de ces véhicules. 

Naches : Fesses.

TroussequinPartie postérieure relevée de l'arçon de la selle.

GravelleConcrétions rénales granuleuses plus petites que les calculs, ordinairement de la grosseur d'une tête d'épingle.

ArroiArrangement, disposition.

CaparaçonHousse plus ou moins bigarrée que l'on met sur les chevaux pour les garantir du froid, de la pluie ou des insectes.

MitreCoiffure haute, de forme pyramidale, fendue par le milieu et garnie de deux fanons tombant sur la nuque, que portent le pape, les évêques et certains abbés à l'occasion de certaines cérémonies pontificales.

TiareHaute coiffure ornée de trois couronnes, enrichie de pierreries et surmontée d'un petit globe et d'une croix, que portait, jusqu'à Paul VI, le souverain pontife dans les cérémonies solennelles.

Busine (ou buccine)Trompette recourbée ou droite qui servait à sonner, dans les camps, les heures du jour et les veilles de la nuit.

Escarmouche Combat localisé et de courte durée entre éléments isolés ou détachements ennemis.