Edgar Allan Poe. J'en ai lu un quand j'étais ado, je ne sais plus lequel. Je me souviens d'une nouvelle qui s'appelait Ligeia qui m'avait marquée, mais je ne me rappelle plutôt du tout de quoi ça parlait ! Donc je repars à la découverte de Poe.

INCIPIT

Les facultés de l'esprit qu'on définit par le terme analytiques sont en elles-mêmes fort peu susceptibles d'analyse. (Double assassinat dans la rue Morgue).

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RESUME

Double assassinat dans la rue Morgue : Un assassinat horrible et les géniales déductions d'un enquêteur amateur.
La Lettre volée : Une lettre volée et les géniales déductions d'un...
Le Scarabée d'or : Au début on semble être dans le fantastique ou la folie d'un homme et puis rapidement, c'est la même chose, une histoire de déduction et la découverte d'un trésor.
Le Canard au ballon : Voyage en ballon et explications techniques.
Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall : Poursuivi par ses créancier, un homme décide de partir... pour la lune, en ballon.
Manuscrit trouvé dans une bouteille : Rencontre avec un bateau fantôme.
Une descente dans le Maelstrom : Rien à ajouter par rapport au titre...
La Vérité sur le cas de M. Valdemar : Hypnose sur un moribond avec chute finale horrifique mais incompréhensible, scientifiquement et scénaristiquement parlant.
Révélation magnétique : Un homme sous hypnose fait des révélations sur Dieu.
Souvenirs de M. Auguste Bedloe : Une histoire de réincarnation.
Morella : idem
Ligeia : idem
Metzengerstein : un peu confus, je n'ai pas tout compris ; en gros on est encore dans la réincarnation.

MON AVIS

Comme j'ai été déçue ! J'attendais du fantastique et de l'effroi ! En fait, à part les quatre dernières nouvelles, on est plutôt dans du scientifique, parfois un peu fantaisiste, qui fait irrémédiablement penser à Jules Verne (né vingt ans plus tard et qui a sûrement été influencé par Poe, mais avec des récits plus rationnels et plus romanesques à la fois). 

Les trois première nouvelles illustrent la capacité de logique, de déduction, entre astuce et mathématique, que possèdent certains. L'auteur se plaît à démontrer que rien n'est le fruit du hasard, que n'importe quel mystère peut être résolu par une observation très fine de la "scène de crime". Conan Doyle, né 50 ans plus tard, s'est-il inspiré lui aussi de Poe en créant son Sherlock Holmes ? Il préfigure vraiment nos policiers d'aujourd'hui ! Le souci, c'est que je n'aime pas les romans policiers...  Le Scarabée d'Or semble un peu plus mystérieux, le personnage principal semblant pris de folie, mais se termine aussi dans une résolution très cérébrale, à base elle aussi de déductions, avec une petite leçon de cryptographie élémentaire. Ces nouvelles sont trop factuelles, assez fastidieuses et les conclusions guère passionnantes...

Le canard au ballon, rapport journalistique très explicatif et Aventure sans pareille d'un certain Hals Pfaall nous racontent des histoires de voyages en ballon. C'est très technique, avec des descriptions minutieuses des mécanismes... quelle purge ! Malgré les explications, c'est du scientifique déjà trop compliqué pour une profane comme moi qui, en plus, ne s'intéresse guère à la mécanique ; un peu plus à la physique, voire l'astrophysique, quand on lui explique cinquante fois les choses.  

Dans Manuscrit trouvé dans une bouteille, nous rencontrons un bateau fantôme mais n'avons aucune explication ni suggestion sur sa présence donc on reste assez frustré. Avec Descente dans le Maelstrom... j'ai été obligé d'aller chercher de l'information sur le phénomène décrit (voir plus bas) car si je le connaissais de nom, je voulais faire la part entre la réalité et le soi-disant fantastique développé par Poe. La nouvelle est courte, le type s'en sort miraculeusement et voilà. Mais j'aurai appris quelque chose.

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On pense passe ensuite au magnétisme (aujourd'hui on dirait plutôt hypnose) avec deux nouvelles qui ont pu effrayer les esprits du XIXe car la première a une fin assez peu ragoûtante et la seconde nous apprend des choses... sur Dieu (avec force explications "techniques" d'ailleurs qui tendraient à prouver qu'il existe bien).

Les quatre dernières nouvelles concernent des réincarnations. Le spiritisme était à la mode à cette époque, avant qu'il ne soit mis à mal par les scientifiques, et le monde des esprits et des fantômes passionnait les foules. C'est là que nous trouvons le fameux Ligeia, effectivement le récit que j'ai le plus apprécié dans le recueil, mais qui n'est pas si bouleversant que dans mon souvenir. En plus, c'est presque un copier-coller de la nouvelle précédente, Morella.

Il faut certes se remettre dans le contexte du XIXe pour pouvoir apprécier les récits les plus "fantastiques" du livre. Pour le reste, c'est juste "extraordinaire" dans le sens littéral du terme, mais pas pour autant intéressant... Certains diront, forcément des histoires gothiques écrites au XIXe, cela ne peut paraître que très insipide aujourd'hui. Et là, je dis non, car Bram Stoker, pour ne citer que lui, et son inégalable Frankenstein (qu'il me faut relire) reste toujours absolument fascinant de bout en bout... 

Ce sont peut-être les Nouvelles histoires extraordinaires qui ont fait le succès de Poe ? A vérifier d'ici quelque temps.

CE QU'EN DIT WIKIPEDIA

Histoires extraordinaires est un recueil de nouvelles traduites et réunies sous ce titre par Charles Baudelaire en 1856.

Maelstrom

Un maelstrom, ou maelström (souvent connu sous le nom de « trou noir de l'océan »), est un puissant tourbillon qui se forme dans une étendue d'eau. Il peut être créé par un courant de marée ou par le courant d'un fleuve.

La puissance des tourbillons des marées tend à être exagérée, jusqu'à prendre les proportions mythiques d'entonnoirs dont aucun bateau ne pourrait sortir. Il existe peu d'histoires de navires d'une taille importante aspirés par un maelstrom, bien que des embarcations plus petites puissent toutefois être en danger. Les histoires racontées par Paul Diacre, Edgar Allan Poe ou Jules Verne sont entièrement fictives.

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Magnétisme et hypnose

Magnétisme

Le magnétisme représente un ensemble de phénomènes physiques dans lesquels les objets exercent des forces attractives ou répulsives sur d'autres matériaux. Les courants électriques et les moments magnétiques des particules élémentaires fondamentales sont à l’origine du champ magnétique qui engendre ces forces.  

La deuxième moitié du XVIIIe siècle voit naître un intérêt croissant pour les phénomènes électriques ainsi que le début d’une quête visant à découvrir le lien entre l’électricité et le magnétisme. Cela commence avec le physicien et médecin italien Luigi Galvani. Ce dernier étudie l’influence de l’électricité sur les membres inférieurs de grenouilles. Ses expériences l’amènent à publier ses résultats dans une étude où il formule l’hypothèse d’une « électricité animale » sécrétée par le cerveau et qui se déchargerait en reliant les nerfs et les muscles par du métal.

Ces travaux inspirent le médecin viennois Franz Mesmer qui exploite le « magnétisme animal » pour prodiguer des soins à ses patients. Devant la popularité de cette méthode pourtant controversée, le roi Louis XVI ordonne, en 1784, à deux commissions composées de médecins et de scientifiques d’évaluer la rigueur scientifique de cette méthode. Ces commissions condamnent le magnétisme animal pour cause de moralité publique. C’est donc à cette période que le mot « magnétisme » prend deux sens différents : on distingue désormais le magnétisme animal du magnétisme physique.

En 1820, pour la première fois, le lien entre l’électricité et le magnétisme est mis en évidence par le physicien danois Hans Christian Œrsted au cours d’une expérience. Le physicien place une boussole sous un fil dans lequel il fait passer un courant électrique. Il observe comme résultat que l’aiguille de la boussole se place perpendiculairement à la direction du fil traversé de courant. La même année, les résultats d’Œrsted arrivent entre les mains des physiciens français François Arago et André-Marie Ampère qui s’empressent de refaire l’expérience avec succès.

Cette expérience marque le début de la « révolution électromagnétique » : les années qui vont suivre seront témoins de grands changements tant par la compréhension des phénomènes électromagnétiques que par la mise en application de ces phénomènes par de nouvelles inventions.

Hypnose

L'hypnose est un état psychologique particulier encore mal défini qui revêt certains attributs physiologiques et marqué par le fonctionnement de l'individu à un niveau d'attention autre que l'état de conscience ordinaire. Il peut, sous certaines conditions, donner l'apparence du sommeil ou du somnambulisme sans en partager toutes les caractéristiques. Cet état est généralement provoqué chez une personne par l'action volontaire d'une autre personne. Ce processus est parfois nommé induction hypnotique. 

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Il se caractérise selon les individus par une réduction du champ de conscience (hyperfocalisation), une introspection, le développement d'hallucinations, de rêves, un sentiment d'absence, de dissociation, une perte des repères spatio-temporelles et d'autres phénomènes variables. L'expérience hypnotique d'une personne dépend de sa personnalité, du contexte, de la méthode employée, des suggestions qui lui sont faites, de la profondeur de l'induction hypnotique, et d'autres paramètres.

Il existe un débat ancien entre ceux qui considèrent l'hypnose comme un état mental spécifique et ceux qui le considèrent comme un jeu de rôle comportemental en réponse pour se conformer une attente, ainsi que des positions médianes.

L'histoire de l'hypnose dépasse de beaucoup celle de la psychothérapie. Cette vieille pratique a toujours « flirté » avec les frontières entre sciences, occultisme, spectacle, thérapie, etc. Son utilisation dans un cadre thérapeutique a ainsi toujours été source de controverses, sans doute parce que la thérapeutique elle-même est prise dans ce même jeu des frontières : entre thérapeutiques officielles « scientifiques », thérapeutiques traditionnelles, thérapeutiques spirituelles, etc

Pour résumer, ont émergé deux grands courants de pensée chez les praticiens de la transe : les partisans du magnétisme animal, pour qui la transe est une amplification du champ de conscience du Moi ; les partisans du courant hypnotique pour qui l'hypnose est une restriction du champ de conscience et l'accès aux automatismes inconscients. Il semble en tous cas que les sujets en transe ont su répondre avec habileté aux expériences des uns et des autres en donnant raison... aux deux ! se montrant tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, en fonction des attentes des expérimentateurs et des croyances culturelles de l'époque. L'histoire a surtout retenu la seconde version et les partisans du magnétisme animal sont tombés dans l'oubli. Cependant, ces deux courants de pensée (l'hypnose comme amplificateur de conscience et hypnose comme réduction de la conscience) continuent de traverser les débats entre praticiens et théoriciens.

L'hypnose est un état modifié de conscience différent de celui produit par la relaxation ou la méditation. Cet état peut être léger (rêverie) ou plus profond.

L'hypnose peut être atteinte ou renforcée en trois phases, chacune facultative : les tests, l'induction, l'approfondissement, devant entraîner des phénomènes hypnotiques.

Les tests sont utilisés en hypnose de spectacle afin de déterminer les personnes les plus réceptives à l'hypnose... Le test le plus courant, appelé « test des doigts aimantés », consiste à faire se rapprocher les index des mains jointes ; bien qu'il existe une multitude d'autres techniques, comme « les mains aimantées » ou « les livres et les ballons ».

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Le mesmérisme

Il existe des centaines, voire des milliers de techniques d'induction, et certaines sont brèves et directives : « Dormez, je le veux ! », d'autres plus suggestives et donc progressives, comme par exemple : « Vous êtes bien… tranquille… vous respirez profondément, tranquillement… tous vos muscles se détendent… vos paupières sont lourdes… vous les fermez… vous sentez une agréable sensation de lourdeur vous envahir… vous êtes merveilleusement bien… vous glissez lentement, irrésistiblement dans un sommeil réparateur… »

Toutes les inductions sont suivies « d'approfondissement ». Il est possible que les inductions longues permettent au sujet de mieux se mettre en hypnose et ainsi de permettre un meilleur travail de visualisation, alors que les inductions courtes sembleraient provoquer chez le sujet un possible blocage ou une possible résistance, mais cela n'est que théorie.

L'hypnose utilisée comme spectacle, sur scène, a joué un rôle important dans sa diffusion. C'est après avoir assisté à une démonstration du magnétiseur public Charles Lafontaine en 1841 que James Braid a commencé à s'intéresser aux phénomènes hypnotiques. 

En Belgique, les spectacles d'hypnose sont interdits par une loi de 1892, loi qui a été invoquée pour ordonner l'annulation d'un spectacle du célèbre "hypnotiseur" Messmer en 2017.

La réalité de l'hypnose sur un sujet choisi au hasard n'est pas remise en cause. Même les milieux académiques sceptiques, comme le cercle zététique en France, ne la remettent pas complètement en cause. Elle peut donc fonctionner sur un sujet sensible comme échouer, ce qui est le cas pour une grande majorité de personnes.

L'état d'hypnose étant un état naturel que nous vivons plusieurs fois par jour, en étant absorbé dans une tâche par exemple, il est donc impossible de se dire non-hypnotisable. Toutefois, la personne doit vouloir être hypnotisée, se laisser aller et se concentrer. Ce qui varie, c'est le temps nécessaire pour arriver à cet état d'hypnose. C'est pourquoi les hypnotiseurs de spectacle font des exercices d'imagination en début de spectacle pour trouver ces gens du public prêts à se laisser aller.

Par contre lorsque l'hypnose se produit sur une scène, un échec de l'hypnotiseur étant préjudiciable à sa carrière, des soupçons de trucage sont fréquents. Il est parfois le fait d'un accord entre l'hypnotiseur et le patient ou bien improvisé par le seul patient qui veut se mettre en valeur devant l’assistance. L'analyse statistique montre que ce cas est fréquent. La raison en est que si personne ne se décide à truquer l'expérience, la soirée devient rapidement ennuyeuse. Inversement, si un trucage est démontré, la carrière de l'artiste est aussi rapidement en danger.

Dans le cas de Messmer, il choisit toujours les participants à son spectacle grâce à certains tests de réceptivités en début de représentation. C'est de cette façon qu'il peut déterminer les spectateurs qui sont le plus réceptifs à son hypnose et à son magnétisme. Ensuite, s'ils le désirent, les gens réceptifs peuvent monter sur scène pour prendre part aux numéros.

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Le Messmer d'aujourd'hui

L’hypnose est reconnue pour ses effets analgésiques car elle permet de modifier radicalement la perception sensorielle et la perception de la douleur. L’utilisation des techniques d’hypnose en anesthésie date du XIXe siècle. C'est dans le monde anglo-saxon que l'on trouve les précurseurs de l'utilisation de l'hypnose (alors appelé « sommeil magnétique » que l'on pensait produire par l'utilisation du magnétisme animal) en anesthésie. 

L’hypnosédation est aujourd'hui une technique d’anesthésie qui consiste à combiner une anesthésie locale avec une hypnose et une sédation consciente à base d’anti-douleur. Plusieurs bénéfices sont reconnus à cette technique : l’amélioration du confort du patient lors de l’opération, une diminution de l’anxiété et de la douleur, une diminution des médicaments administrés, une optimalisation des conditions chirurgicales, ainsi que récupération plus rapide du patient après l’opération.

Pratiquement, l’hypnosédation n’est possible que sous réserve de certaines conditions: possibilité de réaliser une anesthésie locale du site opératoire, motivation et habileté technique du chirurgien, motivation du patient de rester conscient et confortable au cours de la chirurgie, présence d’un anesthésiste formé à la technique d’hypnose. Quant au patient, juste avant l’intervention, il est invité à choisir un ou plusieurs évènements agréables qu’il souhaiterait revivre en cours de la chirurgie (souvenir de voyage, moment particulièrement agréable, une activité qu’il aime pratiquer).

De nombreuses techniques de psychothérapie modernes découlent de l'hypnoseL'hypnose n'est pas sous-tendue par une théorie unique. Elle est d'abord et avant tout une pratique, un outil mis ici au service de la thérapie. Ainsi, elle peut s'intégrer facilement à toute approche psychothérapique : approche humaniste, psychanalyse, thérapies cognitives et comportementales, thérapies brèves, transpersonnelles, systémiques, etc. L’hypnose est considérée par ses praticiens à la fois comme un amplificateur et un accélérateur de thérapie. Ce serait un moyen d'accéder aux ressources inconscientes, de contourner les blocages et de permettre l'émergence de nouveaux comportements plus créatifs pour la vie du sujet.

Elle a été utilisée par Sigmund Freud à ses débuts, auprès de patientes hystériques dans la tentative de « retrouver » l'évènement traumatique supposé à l'origine des troubles. Freud abandonnera rapidement (1895) la pratique qu'il qualifie de manipulation du sujet et dont il constate dans la pratique que la « vérité » issue de l'hypnose ne peut être entendue sans résistance, et du fait qu'il faut au patient la « découvrir » par lui-même, par le biais de sa parole. Ce sera le début de la talking cure les débuts de la cure analytique à proprement parler.

L'hypnose est aussi à l'origine de la sophrologie, méthode plus récente (1961), ainsi que d'autres techniques de relaxation. L'hypnose est aujourd'hui un des outils du psychothérapeute. Les indications sont très larges et concernent en fait une très large gamme des problématiques humaines, psychologiques et somatiques : angoisses, troubles névrotiques, arrêt du tabac, perte de poids, stress, énurésie, insomnie, phobies, allergies, traumatismes, deuils, tocs (troubles obsessionnels compulsifs), timidité, etc. mais aussi, anesthésie hypnotique, préparation mentale (chirurgie, sport, examen), résolution de conflit, apprentissages, développement personnel, etc.  

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Enfin, il existe une forme spécifique pour l'utilisation de l'hypnose sans avoir recours à un hypnotiseur. Cette méthode est appelée autohypnose. Elle consiste à s'autoinduire un état hypnotique par différentes techniques. Il est d'ailleurs fréquent que spontanément, chacun invente des méthodes personnelles, sans que cela soit nommé. Par exemple, telle personne fait du tricot (« ça me détend et je ne vois pas le temps passer ! »), telle autre se ronge les ongles pensivement, etc. autant de pratiques spontanées qui détendent, stoppent le mental, ouvrent sur l'imaginaire et un univers de sensations agréables... ou désagréables (autohypnose négative). L'autohypnose offre un cadre où stimuler volontairement ce fonctionnement mental involontaire, avec des applications nombreuses. Généralement, on apprend l'autohypnose avec l'aide d'un hypnothérapeute (l'apprentissage est plus rapide, « sur mesure » et plus ancré), mais on peut aussi l'apprendre seul avec pour support un livre ou un enregistrement audio.

L’avènement des techniques d’imagerie cérébrale a permis une amélioration des connaissances sur le fonctionnement du cerveau dans ces conditions particulières. Certaines aires cérébrales sont ainsi spécifiquement activées lors de l'hypnose. Diverses études sont toujours en cours.

En ce qui me concerne, pour avoir testé l'hypnose chez un psychiatre... je reste très très sceptique !

MES EXTRAITS FAVORIS

Des passages intéressants

La faculté d'analyse ne doit pas être confondue avec la simple ingéniosité ; car, pendant que l'analyste est nécessairement ingénieux, il arrive souvent que l'homme ingénieux est absolument incapable d'analyse.

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En général, les coïncidences sont de grosses pierres d'achoppement dans la route de ces pauvres penseurs mal éduqués qui ne savent pas le premier mot de la théorie des probabilités, théorie à laquelle le savoir humain doit ses plus glorieuses conquêtes et ses plus belles découvertes.

***

Le plaisir positif est une pure idée. Pour être heureux jusqu'à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu'au même point. Ne jamais souffrir serait équivalent à n'avoir jamais été heureux. Mais il est démontré que dans la vie inorganique la peine ne peut pas exister ; de là la nécessité de la peine dans la vie organique. La douleur de la vie primitive sur la terre est la seule base, la seule garantie du bonheur dans la vie ultérieur, dans le ciel.

 

Des passages vraiment pas possibles...

La surface convexe d'un segment de sphère est à la surface entière de la sphère comme le sinus verse du segment est au diamètre de la sphère.

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Une ligne abaissée perpendiculairement sur la terre du point où je me trouvais aurait formé la perpendiculaire d'un triangle rectangle dont la base se serait étendue de l'angle droit à l'horizon et l'hypoténuse de l'horizon au point occupé par mon ballon.

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On se rappellera que, le 13, la terre sous-tendait relativement à moi un angle de 25 degrés. Le 14, cet angle avait fortement diminué ; le 15, j'observai une diminution encore plus rapide ; et le 16, avant de me coucher, j'avais estimé que l'angle n'était plus que de 7 degrés et 15 minutes. Qu'on se figure donc quelle dut être ma stupéfaction, quand, en m'éveillant ce matin, 17, et sortant d'un sommeil court et troublé, je m'aperçus que la surface planétaire placée au-dessous de moi avait si inopinément et si effroyablement augmenté de volume que son diamètre apparent sous-tendait un angle qui ne mesurait pas moins de 39 degrés !

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Je calculai aussi que la hauteur de cette atmosphère (qui pouvait réfracter assez de lumière dans son hémisphère obscur pour produire un crépuscule plus lumineux que la lumière réfléchie par la terre quand la lune est à environ 32 degrés de sa conjonction) devait être de 1356 pieds de roi ; d'après cela, je supposai que la plus grande hauteur capable de réfracter le rayon solaire était de 5376 pieds.