La dernière dynastie est établie en 1644 quand les nomades mandchous incorporés dans l'armée renversent la dynastie nationale des Ming, et fondent la dynastie Qing, avec Pékin pour capitale. 

Au XIXe, malgré des progrès agricole, la Chine ne réagit pas à la supériorité technique de plus en plus évidente des Européens qui viennent commercer à Canton, notamment dans les domaines des armes ou des navires, ni à leur implantation de plus en plus forte dans l'océan Indien. Le pouvoir des Qing s'affaiblit et la prospérité diminue.

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Empereur Daoguang, règne de 1820 à 1850 - Empereur Xianfeng, règne de 1850 à 1861

La Chine subit une forte agitation sociale, une stagnation économique, une croissance démographique explosive, et des ingérences de plus en plus marquées de la part des puissances occidentales. La volonté britannique d'ouvrir le commerce et notamment de poursuivre ses exportations d'opium, que des édits impériaux rendent illégales, aboutit à la première guerre de l'opium, en 1840, et à la défaite chinoise. Le Royaume-Uni obtient la cession de Hong Kong au traité de Nankin en 1842, ainsi que l'ouverture d'autres ports au commerce européen. Par la suite, le Royaume-Uni et d'autres puissances occidentales, y compris les États-Unis et plus tard le Japon, obtiennent des « concessions », c'est-à-dire des petits territoires souvent côtiers sous leur contrôle, ainsi qu'une influence dans de vastes régions voisines, et des privilèges commerciaux. La révolte des Taiping dans les années 1850 et 1860, qui n'est vaincue qu'avec l'appui des Occidentaux, celle des Nian, l'agitation entretenue par la Russie dans les provinces frontalières, Xinjiang et Mongolie, achèvent d'appauvrir la Chine et menacent la dynastie.

Si les sphères du pouvoir sont peu désireuses d'admettre le commerce occidental, par bien des aspects, la Chine est devenue une colonie et la destination de très importants investissements occidentaux (la première au tournant du siècle). Les puissances occidentales (en y incluant parfois le Japon) interviennent militairement pour maintenir l'ordre.

À partir des années 1860, les Qing, contrôlés par une impératrice douairière conservatrice (Cixi, qui assume le pouvoir de 1860 à 1908), l'ayant emporté au cours de la guerre civile avec les Taiping, entament la modernisation du pays. Mais les nouvelles armées sont défaites par la France (guerre franco-chinoise pour le contrôle de l'Indochine, 1883-1885) puis par le Japon (première guerre sino-japonaise pour le contrôle de la Corée, 1894-1895). Des réformes plus profondes s'imposent.

Au début du XXe siècle, la dynastie Qing fait face à un dilemme : poursuivre les réformes et mécontenter une aristocratie oisive ou y mettre un terme et conforter les révolutionnaires qui prédisent la fin de ce régime. Elle s'en tient à un moyen terme et s'aliène tout le monde, en soutenant notamment la révolte des Boxers.

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Cixi, impératrice de 1861 à 1908

La République de Chine 

Frustrés par les résistances de la cour impériale aux réformes, de jeunes fonctionnaires, officiers et étudiants, inspirés par les idées révolutionnaires de Sun Yat-sen, commencent à envisager le renversement de la dynastie Qing au profit d'une république. Une révolte militaire, le soulèvement de Wuchang, le 10 octobre 1911 à Wuhan, déclenche la révolution Xinhai, qui entraîne l'abdication du dernier empereur Qing, Aixinjueluo Puyi. Un gouvernement provisoire est formé à Nankin le 12 mars 1912, présidé par Sun Yat-sen. La République de Chine est proclamée. Sun doit cependant céder le pouvoir au général Yuan Shikai, commandant de l'armée de Beiyang. Du fait du poids des factions militaires, le nouveau pouvoir chinois est surnommé "gouvernement de Beiyang". En quelques années, Yuan Shikai abolit les assemblées nationales et provinciales. Les chefs républicains doivent s'exiler, Sun se réfugiant au Japon. Yuan Shikai se fait proclamer empereur à la fin 1915. Ses prétentions impériales rencontrent une opposition déterminée de ses subordonnés militaires et, risquant une rébellion, il doit y renoncer. Il meurt peu après, en juin 1916, laissant le pouvoir vacant. Le gouvernement républicain se décompose et une ère de « seigneurs de la guerre » s'ouvre, pendant laquelle la Chine est ravagée par les luttes entre des coalitions mouvantes de chefs militaires provinciaux.

Dans les années 1920, Sun Yat-sen établit une base révolutionnaire dans le Sud, et commence à réunifier la nation. Recevant l'assistance des Soviétiques, il s'allie au petit Parti communiste chinois. Après la mort de Sun en 1925, un de ses lieutenants Tchang Kaï-chek prend le contrôle de son parti, le Kuomintang et réussit à contrôler l'essentiel de la Chine du Sud et du Centre, grâce à une campagne militaire appelée expédition du Nord. Ayant vaincu les seigneurs de la guerre du Sud et du Centre, il obtient l'allégeance formelle de ceux du Nord. À partir de 1927, il se retourne contre les communistes, s'attaquant à leurs chefs comme à leurs troupes dans leurs bases du Sud et de l'Est, ce qui déclenche la guerre civile chinoise. En 1931, un nouveau front s'ouvret en Chine avec l'invasion japonaise de la Mandchourie. En 1934, défaits par les nationalistes et chassés de leurs bases dans les montagnes, les communistes entreprennent la Longue Marche, à travers les régions les plus désolées du pays, vers le Nord-Ouest. Ils établissent leur nouvelle base de guérilla à Yan'an, dans la province du Shaanxi.

Au cours de la Longue Marche, les communistes se réorganisent autour de Mao Zedong. La lutte acharnée entre le Kuomintang et le PCC se poursuit, tantôt au grand jour, tantôt secrètement pendant les quatorze longues années de l'invasion japonaise, de 1931 à 1945, bien que les deux se soient formellement alliés contre les envahisseurs au cours de la seconde guerre sino-japonaise. Le nouveau conflit contre les Japonais, déclenché en 1937 par l'incursion de l'Armée impériale japonaise sur le reste du territoire chinois, s'intègre à partir de 1941 au volet asiatique de la Seconde Guerre mondiale.

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Mao Zedong

La guerre civile reprend après la défaite japonaise de 1945. En 1949, le PCC occupe l'essentiel du pays. Tchang Kaï-chek se réfugie dans l'île de Taïwan avec les restes du gouvernement et des forces armées du Kuomintang, et proclame Taipei capitale provisoire de la République de Chine, en attendant de pouvoir reconquérir le continent.

La Chine sous Mao Zedong 

Les maoïstes contrôlent l'ensemble du continent en 1949, et proclament la République populaire de Chine à Pékin le 1er octobre 1949. Bientôt les nationalistes ne tiennent plus que Hainan et Taïwan, puis uniquement l'archipel de Taïwan.

D'après Wikipédia