Le Traité de Paris (1783) met un terme à la guerre et reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique. La Constitution de 1787 instaure pour la première fois un gouvernement fédéral fondé sur un partage des compétences entre État fédéral et États fédérés.  

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George Washington, premier président des Etats-Unis (1789-1797)

L'exécutif est confié à un président, élu pour quatre ans, rééligible, et d'un vice-président, élu sur le même ticket. Les secrétaires (ministres) doivent être choisis hors du législatif. Le président est à la fois chef de l'État et du gouvernement, commandant en chef de l'armée et des milices des États ; il nomme les ambassadeurs, conclut les traités et promulgue les lois. Le pouvoir législatif appartient au Congrès, composé du Sénat et de la Chambre des représentants. Le Sénat représente les États. Chaque État, quelle que soit sa taille ou sa population, élit deux sénateurs, élus pour six ans et rééligibles par tiers tous les deux ans. La Chambre des représentants représente les citoyens. On compte à l'origine un représentant, pour deux ans, pour 30 000 citoyens. Ce système est issu d'un compromis entre grands et petits États, ces derniers craignant d'être écrasés par les États les plus peuplés. Le Congrès vote les impôts, établit le budget, propose les lois au président qui les signe, approuve les traités, à condition qu'une majorité des deux tiers se soit prononcée au Sénat. Le pouvoir judiciaire est confié à une Cour suprême qui doit garantir les droits des individus et interpréter la Constitution américaine. Le pouvoir judiciaire est supérieur aux deux autres dans la mesure où les actes de l'exécutif ou du législatif peuvent lui être soumis.

Le 4 mars 1789, George Washington est élu président. 

Le républicain-démocrate Thomas Jefferson devient le second président des États-Unis de 1801 à 1809. Sous ses deux mandats, le gouvernement est transféré dans la nouvelle capitale fédérale, Washington, construite à cet effet. En 1803, la France vend la Louisiane aux États-Unis pour 15 millions de dollars, ce qui permet le doublement du territoire de l'Union. L'Ohio entre dans l'Union. Des conflits passionnés opposent les factions et les régions sur le plan du développement économique et de l'esclavage.

En 1812, éclate une guerre contre le Royaume-Uni qui dure jusqu'en 1815. Appelé aussi la seconde guerre d'indépendance, elle est causée par la volonté britannique d'interdire le commerce entre les États-Unis et la France, et par le blocus britannique le long des côtes américaines. A la suite de leur victoire, les États-Unis décident de ne jamais se mêler des affaires européennes mais, en retour, demandent aux puissances européennes de s'abstenir de toute intervention dans les affaires du continent américain. Cette déclaration porte en elle le panaméricanisme et la légitimation de l'hégémonie américaine sur le reste du continent.

Le pays compte déjà 5 millions d'habitants en 1810. La colonisation vers l’ouest franchit le Missouri après 1840. C'est à ce moment que l'idée du « destin manifeste » voit le jour ; les États-Unis sont "destinés" à s'étendre de l'Atlantique à l'océan Pacifique. En 1846, le Royaume-Uni cède l'Oregon aux États-Unis. C'est la première fenêtre américaine sur l'océan Pacifique. Depuis le Mississippi et le Missouri, les pionniers suivent la piste de l'Oregon dans leurs chariots, une route de plus de 3 000 kilomètres. En 1846, les Mormons s'installent près du Grand Lac Salé et bâtissent Salt Lake City, dans l'Utah. La Guerre américano-mexicaine se termine en 1848 par l'annexion du Texas, de l'Utah, du Colorado, d'une partie de l'Arizona et de la Californie quelques semaines avant la découverte de fabuleux gisements d'or dans cette région. En quelques mois, près de 80 000 migrants y affluent attirés par la fièvre de l'or, vite déçus, car les principaux gisements sont déjà exploités. En 1853, l'annexion de nouveaux territoires permet d'améliorer les communications entre le Texas et la Californie. De 1803 à 1853, les États-Unis ont triplé leur superficie qui atteint désormais 7 millions de km² d'un océan à l'autre. 

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Elections à Philadelphie, 1815

Les pionniers évincent les Indiens à mesure de leur marche vers l'ouest. À partir de 1820, le secrétaire à la Guerre, John Caldwell Calhoun, applique une politique de déplacement des tribus. Jackson, devenu président, poursuit cette politique. Les Indiens, peu nombreux et peu organisés, sont incapables de contenir le flot des immigrants. Ils sont transférés dès 1826 à l'ouest du Mississippi. En 1834, une réserve indienne est créée dans la région aride de l’Oklahoma. 

Pour relier entre eux les États, le gouvernement fédéral développe les moyens de communication par la construction de canaux, de lignes de chemin de fer. Dès 1860, le "Pony Express" transporte en 10 jours le courrier du Missouri à la Californie.

L'OPPOSITION ENTRE LE SUD ET LE NORD  

À partir de 1830, l'entente entre le Nord et le Sud est remise en cause. Plusieurs facteurs contribuent à l'éloignement des deux régions. Le Nord-Est de l'Union s'industrialise rapidement, protégé par des tarifs douaniers élevés. Les États du Sud sont pour leur part restés essentiellement agricoles. Ils ne disposent en 1860 que de 10 % du potentiel industriel du pays. Le coton est progressivement devenu une monoculture à partir du début du XIXe siècle. Il est pour l'essentiel vendu aux manufactures britanniques. Alors que 75 % des habitants libres du Sud et du Sud-Ouest n'ont pas d'esclaves, les petits propriétaires s'identifient et soutiennent les riches planteurs. Les aristocrates du Sud préfèrent acheter les produits raffinés venus d'Europe plutôt que ceux produits sur le sol américain. Ils tiennent au libre-échange et sont hostiles aux tarifs douaniers concédés par le Congrès aux manufacturiers du Nord.

John Caldwell Calhoun, alors vice-président, se fait le porte parole des Sudistes et théorise la nullification, soutenant qu’une minorité (un État par exemple) est en droit de se protéger contre la décision d’une majorité (le pays) en annulant les lois qu’il juge contraire à sa propre législation. En 1832, la théorie de Calhoun est mise en pratique par l’État de Caroline du Sud qui déclare anticonstitutionnels les tarifs douaniers prohibitifs votés par le Congrès. En riposte, Jackson envoie des navires de guerre à Charleston, en novembre 1832. Il met en place une nouvelle législation accordant à l’État fédéral des pouvoirs accrus en cas de refus de la part d'État de payer des impôts au Trésor. En février 1833, Calhoun dénonce alors la « tyrannie jacksonienne » mais réussit à convaincre l’assemblée de Caroline du Sud de renoncer à la nullification et de ne pas s’engager dans la voie de la sécession. Le sénateur Henry Clay propose sa médiation et fait voter un nouveau tarif douanier présenté en 1833 prévoyant de réduire progressivement tous les droits de douane afin qu’en 1842 les taxes sur toutes les marchandises soient ramenées au niveau de 1816.

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Esclaves lors d'une vente

Dès 1787, les Pères fondateurs s'étaient posé la question de l'abolition de l'esclavage, mais jugeant l'esclavage comme une forme de propriété, ils n'avaient rien statué. En 1807, l'abolition de la Traite, décidée dès 1787, entre en vigueur. Mais l'esclavage ne disparait pas. Au contraire, il se développe. « L'élevage d'esclaves » remplace alors la traite car la culture de coton exige une main d'œuvre nombreuse. L'esclavage devient la clé de voûte de l'économie sudiste et du maintien de son art de vivre.

Dans le Nord, le public commence à s'émouvoir d'un état de fait qui contredit les grands principes de la constitution. Les abolitionnistes, qui passent au départ pour des exaltés, gagnent peu à peu des pans entiers de l'opinion, notamment dans les Églises. Les esclavagistes sont sur la défensive, le Royaume-Uni en 1833, la France en 1848, abolissent l'esclavage. Après l'immense succès de la Case de l'oncle Tom d'Harriet Beecher Stowe, publiée en 1852, le débat entre abolitionnistes et esclavagistes fait rage. Les esclavagistes défendent le droit des États à se prononcer sur un problème qui les concernent et qui touchent leurs intérêts supérieurs.

La question de l'esclavage donne naissance à une compétition entre le Sud et le Nord au sujet des territoires de l'Ouest. Les planteurs du Sud ont faim de terres pour cultiver le « roi coton » toujours plus demandé mais qui épuise les terres. Ils s'installent dans l'Arkansas et dans le Missouri. Ils cherchent à faire adopter par ces nouveaux États des constitutions légalisant l'esclavage. Le problème devient important au niveau fédéral, car chaque nouvel État envoie deux sénateurs à Washington D.C.. Des compromis successifs sont trouvés. En 1820, l'admission du Missouri comme État esclavagiste est compensée par celle du Maine, État libre. La limite entre les États libres et les États esclavagistes est ensuite fixée à 36°30' de latitude nord. Les États entrent par couple dans l'Union, maintenant ainsi le statu quo. Mais la Californie, pourtant située au Sud du parallèle fatidique, entre dans l'Union en tant qu'État libre. L'équilibre est remis en cause. En 1854, à l'instigation du Sénateur Douglas, il est décidé que chaque État choisirait lui-même son statut. Chacun des deux camps envoie des flots d'immigrants dans les deux prochains territoires devant entrer dans l'Union, le Kansas et le Nebraska. Les partis politiques se recomposent en fonction du problème. En 1854, un nouveau parti, le Parti républicain voit le jour. Son programme est de contenir l'esclavage à défaut de l'abolir et maintenir l'Union. Mais les passions sont telles que la Sécession du Sud s'annonce.

Alors que les esprits sont échauffés de part et d'autre, la campagne pour élire le successeur de James Buchanan revêt une importance capitale. Quatre candidats s'affrontent au lieu des deux habituels. Le parti démocrate présente deux candidats. Ceci fait le jeu du jeune parti républicain qui parvient à placer en tête son candidat, l'avocat de l'Illinois, Abraham Lincoln. Il devient président des États-Unis avec 40 % des voix. Sans même attendre son entrée en fonction, la Caroline du Sud sort de l'Union le 20 décembre 1860, suivie de plusieurs États. Ces derniers constituent en février 1861, un nouvel État indépendant, les États confédérés avec Jefferson Davis comme président et Alex Stephens de Georgie comme vice-président. Le 12 avril 1861, l'artillerie sudiste tire sur Fort Sumter, une forteresse fédérale située près de Charleston. La guerre de Sécession commence.

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Bataille de Franklin, 30 novembre 1864

LA GUERRE DE SECESSION (1861–1865) 
 
La guerre de Sécession tient une place fondamentale dans l'histoire des États-Unis. Elle divise encore les esprits. Jusqu'aux environs de 1910-1920, les historiens pensent que l'esclavage est la raison principale du départ de l'Union du Sud. L'historien Allan Nevins a montré que plusieurs facteurs ont joué simultanément : les progrès de l'abolitionnisme, le fanatisme et l'incompréhension. La guerre est ainsi le résultat d'un long divorce résultant à la fois de différences économiques, d'oppositions sociales, d'une incompréhension intellectuelle et de faux calculs sur les intentions de l'adversaire.

Dès le début, la lutte semble inégale. Face aux onze États du Sud peuplés par 9 millions d'habitants, se dressent 23 États (bientôt 25) peuplés de 25 millions d'hommes. Le Nord possède tous les grands centres industriels et les principaux ports. Ses ressources financières sont considérables. Le Sud a une économie surtout agricole. La présence de trois millions d'esclaves laisse surgir le spectre de la révolte servile pendant tout le conflit. Mais les Sudistes, excellents militaires ont l'impression de lutter pour leur survie et jettent toutes leurs forces dans la bataille. Ceci leur permet de résister et de retarder de plusieurs années l'échéance inéluctable, à savoir la victoire du Nord. La guerre de Sécession est aussi considérée comme la première guerre moderne : recours massif aux transports ferroviaires, au télégraphe, adoption du fusil rayé qui décuple la puissance et la précision du tir, chargement des canons par la culasse, emploi d'armes à répétition, nouvelles formes de défense, tranchées, remblais de sacs de terre.

Les opérations militaires se déroulent sur trois fronts : en premier lieu sur le front de l'est, en Virginie, dans le Maryland et en Pennsylvanie. Les batailles sont longues et sanglantes comme celles de Fredericksburg et surtout de Gettysburg en juillet 1863 sans qu'aucun des camps ne l'emporte définitivement. Sur le front du sud, La Nouvelle-Orléans tombe le 1er mai 1862. Le Sud est privé du Mississippi, voie essentielle pour son ravitaillement, alors que le réseau ferré est peu développé dans la Confédération. Dans la seconde partie du conflit le front de l'ouest devient le théâtre principal des opérations. Le général Sherman entreprend un mouvement pour prendre à revers les confédérés. Après la chute de Vicksburg sur le Mississippi, le 1er juillet 1863, et du nœud ferroviaire de Chattanooga au Tennessee, Atlanta tombe le 2 septembre 1864. De Savannah, prise le 21 décembre 1864, Sherman se dirige vers le nord. Le général Grant reçoit la reddition de Lee à Appomattox le 9 avril 1865. En tout, 175 000 hommes déposent les armes, mais aucune représaille n'est exercée. La guerre a causé 500 000 morts dans les deux camps, dont plus de la moitié est décédée des suites de maladies contractées à l'armée.

La première conséquence de la guerre de Sécession est l'abolition de l'esclavage. Lincoln, soucieux en premier lieu de préserver l'Union, veut ménager les états du Sud. Les mesures d'émancipation sont donc progressives. Après avoir interdit l'esclavage dans le district de Columbia et dans les Territoires, le président annonce en septembre 1862, l'émancipation des esclaves dans les États rebelles à dater du 1er janvier 1863. Puis, le treizième amendement, en décembre 1865, supprime l'esclavage sur tout le territoire américain. Mais rien n'est prévu pour intégrer les Noirs à la société américaine. En effet, seule une minorité d'Américains, les radicaux, pensent que les Noirs sont les égaux des Blancs et doivent avoir des droits politiques. Certes, les quatorzième et quinzième amendements, adoptés en 1868 et 1870, garantissent à tous les citoyens américains des droits égaux et la protection de la loi. Mais ils ne profitent pas aux Noirs. Un Bureau des réfugiés, affranchis et terres abandonnées est bien créé en 1865 pour reclasser les Noirs chassés des plantations ou sans travail, mais la corruption et le favoritisme rendent l'action du Bureau inefficace. Un travail est cependant mené pour la scolarisation des enfants. Mais les Noirs arrivés en masse dans les villes se retrouvent sans emploi et ceux restés à la campagne deviennent des métayers au sort misérable. 

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Voie et bâtiments ferroviaires d'Atlanta en ruines

A la fin de la guerre, les attentats politiques se multiplient. Lincoln est assassiné par John Wilkes Booth, au théâtre Ford, le 14 avril 1865. Le général Grant et le secrétaire d'État Seward échappent de peu à un attentat. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, partisan d'une politique de réconciliation accorde son « pardon » à tous les États rebelles et entérine toutes les constitutions des États, même celles où règnent des « codes noirs ». La lutte entre le président et le congrès, dominé par les radicaux est alors sans merci. Le congrès impose la rédaction de nouvelles constitutions qui doivent recevoir son approbation a posteriori. Il cherche à imposer le droit de vote des Noirs à un sud hostile.

La reconstruction alors est l'occasion de pour certains de "mater" les États du Sud, occupés militairement par les nordistes. Le pouvoir est confisqué par les carpet-baggers, des nordistes sans scrupule venus s'enrichir dans le Sud et les scalawags, des renégats sudistes. Pendant une courte période, des Noirs se retrouvent à des postes politiques et administratifs. Les anciennes élites sont écartées de la vie publique. Elle comporte néanmoins des aspects positifs puisque les carpet-baggers et les scalawags entreprennent aussi de combler le fort retard économique du Sud en construisant entre autres des voies de chemin de fer. La résistance sudiste prend plusieurs aspects ; une forme violente avec la naissance de sociétés secrètes racistes comme le Ku Klux Klan ou les Chevaliers au camélia blanc ; le refus de payer des impôts empêchant les gouvernements locaux de mener à bien leur politique en faveur de l'égalité des droits. Dès 1868, le Nord commence à se désintéresser du Sud. Il laisse peu à peu le pouvoir aux « démocrates bourbons », des hommes d'affaires du Sud bien décidés à industrialiser la région. Républicains et démocrates bourbons entretiennent de bonnes relations et trouvent des accords politiques.

L'AGE D'OR 

En 30 ans, les Américains réalisent leur « destinée manifeste » et prennent possession de l'immense territoire situé à l'Ouest du Mississippi au détriment des Indiens. Grâce au développement des lignes de chemin de fer, ranchers et farmers nourrissent le continent.

La conquête de l'Ouest s'accompagne comme dans la première moitié du XIXe siècle de la spoliation des Indiens. Le gouvernement fédéral retire aux Indiens des terres précédemment concédées par un traité, ce qui provoque de nombreuses révoltes. En 1867, le congrès décide de concentrer les Indiens dans deux réserves, les « collines noires » dans le Dakota et l'Oklahoma. En 1871, il renonce à la politique des traités qui de toute façon sont toujours violés. La volonté de pacification du Congrès n'empêche pas les guerres indiennes de continuer. En 1874 et 1875, les Indiens de la Red River engagent 14 batailles contre l'armée. Malgré quelques victoires éclatantes comme celle de Little Big Horn en 1876, les Indiens ne peuvent résister. L'extermination des bisons, la poussée des colons, les massacres de l'armée ont raison d'eux. Les autorités tentent de pratiquer alors une politique d'assimilation. Elles s'en prennent à la propriété collective traditionnelle et obligent à partir de 1887 les Indiens à recevoir une part de terres tribales, le reste revenant à l'État fédéral. 

La réalisation du premier chemin de fer transcontinental, l'Union Pacific-Central Pacific, en 1869, entre Omaha et San Francisco, marque une date importante dans la conquête de l'Ouest. D'autres lignes transcontinentales sont achevées avant la fin du XIXe siècle : le Great Northern entre Saint-Paul et Seattle en 1893, le Northern Pacific de Chicago vers le Nord-Ouest en 1881, l'Atchison, Topeka and Santa Fe entre Kansas City et Los Angeles et San Francisco la même année, le Southern Pacific de La Nouvelle-Orléans à Los Angeles en 1883. 

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Abraham Lincoln, président de 1861 à 1865

En pleine Guerre de Sécession, en 1862, Lincoln a signé le Homestead Act. Il permet à chaque famille pouvant justifier qu'elle occupe un terrain depuis 5 ans d'en revendiquer la propriété privée, et ce dans la limite de 160 acres, soit 65 hectares. Si la famille y vit depuis au moins 6 mois, elle peut aussi sans attendre acheter le terrain à un prix relativement faible de 1,25 dollar par acre. Cette loi ne sera pas étendue aux Noirs après leur émancipation. Cependant, de 1867 à 1885, les terres de l'Ouest ne sont pas occupées par des fermiers mais par des éleveurs de bovins. C'est au Sud du Texas qu'apparaissent les premiers grands troupeaux. Les éleveurs peuvent réaliser des bénéfices importants en vendant leurs bêtes sur les marchés du Nord. Ceci explique les grandes transhumances des lieux d'élevage aux gares situées plus au Nord, à Abilene ou à Wichita. Mais les bêtes perdent du poids pendant le voyage. Les éleveurs prennent l'habitude d'acheter le bétail au Texas et de l'engraisser dans les grandes plaines, plus au Nord, au plus près des gares. Le Wyoming, les deux Dakota et le Montana deviennent ainsi des vastes zones de pâture. Les rigueurs de l'hiver 1886-1887, en tuant un grand nombre de bovins, mettent fin à l'empire du bétail et à la période des pionniers du Far West. Les fermiers s'installent alors progressivement, entourant leurs parcelles de barbelés et repoussant les troupeaux plus à l'Ouest. Le dry farming et l'utilisation de blés durs permettent à ces régions semi-arides d'obtenir une forte productivité.

En 1890, les États-Unis deviennent le premier producteur mondial de coton, de céréales et de bovins.

L'industrialisation et ses conséquences 

Certains traits propres aux États-Unis expliquent la vigueur de l'industrialisation. La rareté de main d'œuvre a comme conséquence une mécanisation et une standardisation précoce. Les innovations techniques et l'emploi de machines outils y sont donc plus importants qu'ailleurs. Entre 1860 et 1890, le nombre de brevets déposés passe de 5 000 à 25 000. Plus vite qu'en Europe, les produits sont destinés au grand public et non à l'élite. Le téléphone, inventé par Alexander Bell est diffusé à un million d'exemplaires en 1900. Les industriels du Nord ont fait adopter par le congrès des droits de douane exorbitants : 47 % en moyenne sur les importations. Enfin, la forte augmentation de la population permet de fournir la main d'œuvre nécessaire au développement industriel.

Les mutations économiques 

Les années qui suivent la fin de la guerre de Sécession sont celles où le chemin de fer est roi. Des milliers de kilomètres de voies ferrées sont construites jusqu'à la fin du XIXe siècle. En 1900, 200 000 milles de lignes de chemin de fer couvrent le territoire américain dont cinq transcontinentaux. La production sidérurgique et le commerce se trouvent ainsi stimulés. Il existe une concurrence sauvage entre les entreprises. Dans les chemins de fer la guerre des tarifs fragilisent les compagnies. En effet dans les lignes soumises à la concurrence, les compagnies baissent leurs tarifs et vont jusqu'à vendre à perte pour capter la clientèle, quitte à se rattraper sur les lignes où elles n'ont pas de concurrence. Lors de la crise économique de 1873, beaucoup sont acculées à la faillite et sont rachetées à bas prix. Les autres préfèrent signer des accords secrets pour se partager le marché, mais ces accords ne fonctionnent vraiment qu'en période de prospérité. La période se caractérise en outre par une tendance à la concentration des entreprises qu'il est possible d'attribuer au désir de contrôler le marché, de faire des économies d'échelle et aux capitaux des plus en plus importants que nécessitent le développement industriel.

Ce Gilded Age (littéralement « âge doré ») est marqué par les « titans » de l'industrie que sont Rockefeller, Astor, Vanderbilt, Carnegie ou encore Morgan. Le cas le plus connu est celui de Rockefeller qui rachète les droits de vote des actionnaires d'une quarantaine de compagnies pétrolières pour les contrôler. Ces dernières forment un trust sous sa direction. Il ferme 33 des 55 raffineries qu'il détient et, grâce aux économies d'échelle réalisées, engrange d'immenses profits. À la fin des années 1880, une quinzaine de trusts se sont ainsi constitués. En 1890, la loi Sherman interdit les trusts. Les capitaines d'industrie choisissent alors la holding comme forme de concentration. Rockefeller préfère développer la Standard Oil du New Jersey parmi toutes ses compagnies. En 1897, cette dernière contrôle 83,7 % du raffinage du pétrole. La compagnie Carnegie fournit 25 à 30 % de l'acier américain. Elle possède aussi ses mines de charbon et de fer, ses bateaux et ses trains. Le compagnie Carnegie est ainsi une remarquable exemple des mouvements de concentration horizontale et verticale du capitalisme américain.

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John D. Rockefeller (1839-1937)

Entre 1860 et 1890, la production industrielle est multipliée par 11. Les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial de charbon. L'industrialisation profite surtout au Nord-Est des États-Unis qui concentrent 75 % de la production. Le Sud a développé des industries de transformation mais reste sous la dépendance économique du Nord.

Les bouleversements économiques et sociaux 

Entre 1860 et 1900, 14 millions d'immigrants arrivent aux États-Unis, fuyant l'Europe en raison des mauvaises conditions économiques et sociales, des troubles politiques et/ou des persécutions religieuses. Grâce à cette immigration, la population des États-Unis passe de 31 millions en 1860 à 50 en 1880 et 76 en 1900. A partir des années 1840, les Britanniques laissent peu à peu la place à d'autres immigrants : Allemands, Irlandais, Scandinaves, puis Italiens, populations venues d'Europe centrale et orientale (en particulier, de nombreux Juifs soumis, dans la Russie tsariste, à un statut politique, économique et religieux discriminatoire et à l'hostilité de la population qui aboutit périodiquement à des pogroms). Les immigrants sont issus du monde rural mais sont contraints de s'installer dans les villes sauf les Allemands qui s'établissent en nombre comme fermiers dans les terres du Middle West.

Les autorités des États-Unis les accueillent avec bienveillance car son appareil productif a besoin d'eux pour assurer son développement. Ils constituent une main-d'œuvre bon marché pour une industrie en plein essor et les nombreux travaux publics que nécessite l'aménagement d'un territoire immense.

L'intégration de ces nouvelles populations et leur coexistence pacifique (bien qu'à nuancer, en particulier dans les grandes villes comme New York, la « porte d'entrée » des immigrants aux États-Unis) est facilitée par plusieurs facteurs :

  • le dynamisme économique de cette période, créateur de nombreux emplois peu qualifiés,
  • une organisation sociale fondée sur le communautarisme qui permet à l'immigrant de s'intégrer progressivement à un environnement nouveau en étant, par ailleurs, soutenu par sa communauté, et
  • un modèle politique mature protégeant les libertés individuelles politiques et religieuses.

Ces conditions favorables offrent à ces immigrants, avides d'échapper au sort qu'ils ont connu en Europe, la possibilité d'améliorer peu à peu leurs conditions de vie (en réalité, ce sont surtout leurs descendants, parfois après plusieurs générations, qui verront ces conditions de vie s'améliorer réellement), au prix d'importants sacrifices (la vie dans les quartiers d'immigrants des grandes villes est extrêmement difficile) et d'une vie de dur labeur.

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Immigrants à Ellis Island

À la fin de la Guerre de Sécession, l'Amérique est encore largement un pays de fermiers, selon l'idéal de Thomas Jefferson. À la fin du XIXe siècle, l'agriculture n'y est plus la première activité économique. L'Amérique industrielle et urbaine triomphe.

Entre 1860 et 1890, le nombre de villes dépassant les 100 000 habitants a triplé. New York compte 1,5 million d'habitants, Philadelphie un million. Les gratte-ciel, les tramways, le métro, l'éclairage urbain électrique et d'autres innovations techniques caractérisent les grandes villes américaines.

Dans un contexte de liberté économique presque totale, qui n'est pas sans générer des abus (le droit du travail est pratiquement inexistant, les pratiques commerciales souvent douteuses), émergent de grandes puissances bancaires et financières ainsi que de grands groupes industriels (dans les domaines de l'acier, de la construction et des transports ferroviaire et maritime...).

L'activité économique en général, et la croissance de ces grands groupes en particulier, est soutenue par plusieurs facteurs :

  • la recherche de la réussite individuelle et son corollaire, l'esprit entrepreneurial, issus de l'éthique protestante,
  • l'immensité du territoire dont l'aménagement procure d'énormes ressources agricoles et en matières premières et crée, par ailleurs, des débouchés importants pour l'industrie,
  • une main d'œuvre nombreuse et peu organisée (donc peu chère),
  • des capitaux en abondance rendus plus facilement mobilisables grâce à la structuration du secteur bancaire et financier,
  • la rationalisation des processus industriels,
  • le progrès technique,
  • un marché de consommateurs important et en rapide expansion qui offre de nouveaux débouchés, et
  • le soutien des pouvoirs publics et l'absence d'une véritable régulation économique (qui ne permet pas de freiner le processus de concentration et aboutit à des situations de quasi-monopoles).

Cette période est caractérisée par l'émergence de grands capitaines d'industrie comme Cornelius Vanderbilt (transport maritime et ferroviaire), John Pierpont Morgan (banque), Jay Gould (transport ferroviaire et finance), Andrew Carnegie (acier) ou John Davison Rockefeller (raffinage du pétrole et distribution de produits à base de pétrole).

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Little Italy, Manhattan, New York

Comme dans tous pays engagés dans un processus d'industrialisation rapide, la condition ouvrière est particulièrement difficile, avec des journées de travail de 12 à 14 heures, des salaires faibles, des logements indécents. Cependant, aucun mouvement syndical puissant ne parvient à se développer. Sans organisation efficace (contrairement aux entrepreneurs), délaissés par les partis politiques (qui représentent les intérêts desdits entrepreneurs ou cultivent le clientélisme), les ouvriers multiplient les grèves.

En 1877, une grève de cheminots paralyse le trafic depuis la côte atlantique jusqu'à l'ouest du Mississippi. Le président Hayes envoie des troupes fédérales en Virginie-Occidentale pour briser la grève. Plusieurs autres mouvements sont ainsi brisés par les forces de l'ordre. Ce n'est qu'en 1886 que naît la première grande organisation syndicale, l'American Federation of Labor (AFL), une fédération des métiers hautement spécialisés. Elle renonce à toute référence révolutionnaire ou passéiste.

L'échec des mouvements ouvriers s'explique par plusieurs facteurs :

  • l'acceptation par les travailleurs immigrants de dures conditions de travail car nombre d'entre eux ont immigré aux États-Unis en raison de l'absence totale de travail dans leurs régions européennes d'origine,
  • l'importance de l'armée de réserve de travailleurs constituée par ces millions d'immigrants,
  • les valeurs américaines qui glorifient le travail comme vecteur essentiel de la réussite individuelle, et
  • la protection des intérêts économiques par les pouvoirs publics qui répriment durement toutes velléités syndicales.

Pendant cette période le monde agricole connaît une grave crise. En effet, à partir de 1873, les prix agricoles baissent. L'augmentation de la productivité ne compense pas la chute des prix. Les fermiers tentent de s'organiser : mouvement des Grangers vers 1870, des Greenbackers vers 1880, alliance des fermiers et des populistes vers 1890. Les farmers réclament l'inflation monétaire pour compenser la baisse mondiale des cours de produits agricoles et réduire leur endettement16.

La démocratie « confisquée » 

La période est marqué par la main mise des milieux d'affaires sur la vie politique. Des municipalités à l'élection des sénateurs, ils contrôlent une classe politique vénale qui soutient sans réserve leurs intérêts. Les hommes d'affaires parviennent à faire croire aux électeurs, principalement aux classes moyennes, que leurs intérêts sont ceux de la nation entière. C'est « l'évangile de la richesse ». Les partis politiques ne permettent pas le débat d'idées. En effet, le parti républicain et le parti démocrate sont des coalitions d'intérêts parfois antagonistes et ne sont plus guère, à partir de 1876, que des machines à remporter les élections et à les maintenir en place dans l'administration. Ce n'est qu'en 1883, que, pour limiter les abus et les scandales liés au système que le président Chester Arthur fait voter la loi Pendleton. Elle fixe une liste d'emplois dont les titulaires sont désignés par une commission indépendante en fonction de leurs capacités. À la fin du siècle, la nomination d'un fonctionnaire fédéral sur deux dépend de la commission. Mais la collusion entre monde politique et milieu des affaires perdure à cause du coût grandissant des campagnes électorales. Pour remercier les associations industrielles protectionnistes qui ont aidé à l'élection de Benjamin Harrison, les Républicains votent en 1890 le tarif McKinley. Les tarifs douaniers sont tellement prohibitifs que certaines entreprises européennes choisissent de s'installer aux États-Unis. Mais ils entrainent une hausse des produits industriels.

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Grover Cleveland est réélu président au moment où le pays connait une crise économique sévère. Il répond aux nombreuses grèves et aux marches de chômeurs en faisant intervenir les troupes fédérales. Les protestataires, parviennent à imposer leur candidat au parti démocrate, William J. Bryan pour les élections présidentielles de 1896. Ce candidat qui défend avec passion l'Amérique agraire chère à Jefferson effraie les milieux industriels qui soutiennent tous le candidat républicain William McKinley. La victoire de ce dernier marque la victoire définitive du capitalisme et une domination de 16 ans pour le parti républicain.

Un pays à la recherche d'une place dans le monde

La politique étrangère des États-Unis est restée fidèle au testament de George Washington et à la doctrine Monroe. Les Américains tout absorbés par la conquête de l'Ouest et leur développement industriel ne se sont pas dotés des atouts des grandes puissances. En 1880, il n'y a presque pas de flotte militaire et commerciale, les effectifs de l'armée sont très réduits. Dans les années 1880, le gouvernement fédéral commence à développer la marine militaire, elle passe du 12e rang mondial en 1883 au 3e en 1906. Il s'assure aussi de bases à Pearl Harbor et dans les Samoa. L'acceptation facile de l'annexion de Hawaï par le Sénat en 1898 montre que les esprits sont mûrs pour l'aventure expansionniste.  

Le 15 février 1898, une explosion a lieu à bord du Maine, ancré dans le port de La Havane à Cuba, alors colonie espagnole, entraînant la mort de 266 hommes. McKinley cède à l'opinion publique et envoie un ultimatum à l'Espagne le 29 mars et part en guerre contre elle le 25 avril. La « splendide petite guerre » est une véritable promenade militaire. Cuba est occupée le 16 juillet. Entre mai et août 1898, l'amiral George Dewey fait la conquête des Philippines. En décembre 1898, les États-Unis reçoivent de l'Espagne Porto Rico, l'île de Guam par le traité de Paris et achètent les Philippines. Cuba devient indépendant. Mais très vite les Américains renoncent à l'aventure coloniale, échaudés par la révolte de patriotes aux Philippines et par les difficultés engendrées par les possessions de terres lointaines. Ils préfèrent se tourner vers la conquête pacifique des marchés étrangers, comptant sur leur suprématie économique pour s'imposer sur les marchés.

Les Américains reprennent les travaux laissés par les Français pour la construction du canal du Panama. Les négociations avec la Colombie, dont Panama est alors une province, n'aboutissant pas, les États-Unis vont soutenir les sécessionnistes panaméens conduisant à l'indépendance du Panama en 1903.

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Los Angeles 1917

XXE SIECLE

En 1917, les États-Unis rentrent en guerre auprès des Alliés dans la Première Guerre mondiale.  

Au début du XXe siècle, l'idéal américain semble menacé. Le pouvoir d'achat des ouvriers tend à se dégrader. Le flot d'émigrants qui arrive chaque année aux États-Unis est accusé de créer une pression à la baisse sur les salaires. De 1902 à 1910, 9 millions de personnes débarquent aux États-Unis. Elles sont 4,5 millions de 1911 à 1915. Ces nouveaux venus, italiens catholiques et juifs inquiètent les dirigeants protestants. La concentration monopolistique des industries constitue une autre menace au modèle américain de réussite. En 1909, 1 % des firmes assurent 44 % de la production industrielle. Ainsi en 1901, l’U.S. Steel Company a pu prendre le contrôle de la plupart des aciéries.  

Le mouvement progressiste apparait dans les premières années du XXe siècle. Face au triomphe de « l'Évangile de l'argent », il a comme objectif de réformer le gouvernement pour qu'il œuvre pour le bien commun et non pour les intérêts industriels dont les abus sont dénoncés. Les progressistes trouvent des relais actifs parmi les journalistes, comme Lincoln Steffens qui décrit les problèmes urbains dans son célèbre livre The shames of the cities. Ils dénoncent les pratiques frauduleuses ou abusives des industriels, la mise en danger de la démocratie par les « barons voleurs ». Sur le plan local, les progressistes généralisent le scrutin secret et les primaires directes pour le choix des candidats. Plusieurs États et municipalités instaurent le référendum pour les grandes décisions. En 1901, Théodore Roosevelt, qui soutient les réformistes, devient président après l'assassinat de McKinley. En 1906, il fait voter par le congrès une loi visant à garantir aux consommateurs une véritable sécurité sanitaire. Il utilise la loi Sherman anti-trust pour mettre fin aux agissements nuisibles de certains trusts comme la Northern Security Company qui avait le monopole des chemins de fer dans le Nord-Ouest des États-Unis. Son action est continuée par Taft qui parvient à briser le monopole de la Standard Oil et de l'American Tobacco Company. Roosevelt est resté dans la mémoire des Américains comme étant le premier président à se soucier de la préservation de la nature et à avoir créé un parc national. En 1912, la division du camp républicain permet au démocrate Woodrow Wilson de l'emporter avec 42 % des suffrages. Parmi les réformes qu'il initie, on peut citer la création de la réserve fédérale en 1913, les Federal Trade Commission Act et le Claytin Anti-Trust Act de 1914 qui permettent le renforcement des contrôles sur les monopoles et l'instauration de commissions pour enquêter sur les pratiques des entreprises faussant la libre concurrence.

DE 1918 à 1945  

Les États-Unis sortent très largement renforcés de la Première Guerre mondiale. L'Europe détruite et ruinée, ils renforcent leur domination économique, et deviennent même un centre de la culture mondiale dans les années 1920. Cependant, la crise de 1929 remet en cause le modèle américain, et les réponses du New Deal restent insuffisantes, les États-Unis ne retrouvant la prospérité que, et ce paradoxalement, grâce au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle ils triomphent de l'Axe. Leur victoire fait d'eux en 1945 l'un des deux Supergrands, avec l'Union soviétique.

Très vite, les relations entre les deux grands vont se dégrader, les deux pays n'ayant rien à voir au niveau idéologique.

En 1947, dans le cadre de la doctrine Truman, les États-Unis lancent le plan Marshall, pour contrer l'expansion du communisme en Europe. C'est le début de la guerre froide, qui durera plus de 40 ans, jusqu'à la chute de l'URSS. Le monde frôlera à ce moment plusieurs fois la Troisième Guerre mondiale.

Le 20 janvier 1949, le président Harry Truman prononce son discours sur l'état de l'Union. Il renouvelle son opposition au communisme, et évoque la situation des pays « sous-développés » auxquels les pays les plus avancés doivent apporter leur connaissance technique et de l'assistance pour élever leur niveau de vie par l'industrialisation.

D'après Wikipédia