Suite de La reine clandestine, ce roman nous raconte l'histoire de la fille d'Elisabeth Woodville : Elisabeth d'York, dont le mariage avec Henri Tudor, met fin (difficilement) à la guerre des Deux Roses.

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RESUME

L'auteur raconte la fin de cette guerre et ses conséquences, à travers le regard de la princesse Elisabeth d'York dont le mariage forcé avec Henri VII (victorieux contre Richard III, qu'elle aimait et aurait dû épouser), met fin à la guerre des Deux-Roses et la couronne reine. Son avenir ne sera pourtant pas radieux : ses deux jeunes frères Richard et Édouard (héritiers légitimes du trône), sont présumés morts, assassinés dit-on par Richard III ; sa mère ne peut s'en remettre et garde un esprit de vengeance. Elle fomente des rébellions pour reconquérir le trône. Plusieurs révoltes menées par des imposteurs se prétendant prince d'York viennent troubler l'équilibre si précaire de la couronne : la mère d'Elisabeth, lorsqu'on était venus chercher ses deux fils, à tour de rôle, pour les emprisonner, avait réussi à faire échapper le deuxième vers les Flandres, livrant à sa place un autre enfant. La jeune reine vit dans un climat d'intrigues perpétuelles, ressasse son amour perdu pour Richard III, tandis que son mari Henri la presse de lui donner des héritiers mâles.

L'AUTEUR

Philippa Gregory, née le 9 janvier 1954, est un écrivain britannique associée au genre de la fiction historique. Elle est particulièrement connue pour son œuvre Deux sœurs pour un roi (2001). Elle a écrit de nombreux romans sur le XVe et le XVIe siècles. Hélas... tous ne sont pas traduits en français.

MON AVIS

Hourrah ! Enfin une nouvelle traductrice ! C'est beaucoup mieux écrit et les dialogues sonnent enfin "vrais" avec l'abandon du passé simple, totalement saugrenu dans une conversation. C'est incroyable de constater à quel point la traduction doit être soignée !  

Cette histoire m'a d'autant plus passionnée que je n'avais jamais entendu parler encore de cet "imposteur" qui a menacé Henri VII. Je connaissais l'épisode des deux petits princes enfermés dans la Tour, mais je ne savais pas que des rumeurs avaient couru selon lesquelles l'un avait peut-être pu être sauvé... Ce jeune homme, qui débarque en Angleterre et défie Henri VII, qui ressemble à Elisabeth et à ses frères et soeurs, qui est naturellement digne et élégant, instruit et plein de charme, reste une totale énigme pour les historiens.

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Les princes de la Tour 

L'auteure rajoute une petite malédiction perso très bienvenue et fort bien alambiquée : la mère d'Elisabeth, un peu sorcière, avait maudit l'assassin de ses fils (a priori Richard III), son héritier mourrait, son petit-fils mourrait, et sa lignée s'éteindrait avec une fille sans descendance. Richard III perd bien son fils, mais ça s'arrête là, et puis on oublie. Mais lorsque surgit l'imposteur et que Henri VII le fait exécuter... s'il était bien ce qu'il prétendait, alors son assassin n'est plus Richard III mais Henri ! Or on sait que ce dernier a perdu son fils héritier, Arthur, et que la couronne a échu a son cadet, Henri (VIII), lequel a perdu son fils très jeune... et la dernière Tudor fut Elisabeth Ière, qui ne s'est jamais mariée. Un vrai coup de génie, cette anecdote imaginée par l'auteure, et qu'elle nous gardait en réserve pour nous la resservir au meilleur moment !

La psychologie des personnages est très bien décrite. Elisabeth, déchirée entre son époux et la famille qu'elle a fondée avec lui, et sa loyauté envers les York et ce possible frère, tant aimé, qui réapparaît ; Henri, constamment menacé, qui finit par s'emberlificoter dans ses propres manigances...

J'adore Philippa Gregory... mais pourvu qu'on lui garde désormais la même traductrice !

Quand on pense qu'il y a du sang Woodville et Tudor dans la famille royale actuelle... waouh, que tout ça est vertigineux !

FAITS HISTORIQUES REELS (merci Wiki)

Elisabeth d'York

Née le 11 février 1466 et morte le 11 février 1503, elle est la fille aînée d'Édouard IV et d'Élisabeth Woodville. Bien qu'elle soit la première des enfants du couple, sa mère avait déjà deux fils de son premier mariage avec Sir John Grey de Groby.

En 1483 Édouard IV meurt, et le frère cadet d'Élisabeth, Édouard V, devient roi. Son oncle Richard, duc de Gloucester est nommé régent et protecteur de son neveu. Mais il intercepte Édouard, treize ans, qui se rend à Londres pour y être couronné. Il est placé dans la résidence royale de la tour de Londres, officiellement pour sa protection. Richard fait également arrêter les précepteurs du jeune roi, son oncle Anthony Woodville et son demi-frère Richard Grey. Pressentant le danger, Élisabeth Woodville se rend alors avec son fils cadet, Richard, et ses filles dans le sanctuaire de l'abbaye de Westminster. Richard demande que le petit Richard tienne compagnie à son frère dans la tour de Londres, ce qu'Élisabeth accepte.

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Elisabeth d'York

Deux mois plus tard, le 22 juin 1483, le mariage d'Édouard IV et d'Élisabeth est annulé pour bigamie, car l'ancien roi aurait en effet secrètement épousé Éléonore Talbot en 1461. Les enfants du couple deviennent bâtards, et donc inaptes à la succession. Le Parlement proclame Richard comme roi légitime. Il monte sur le trône le 6 juillet 1483, sous le nom de Richard III d'Angleterre, et on n'entend plus parler d'Édouard V et de son frère. Bientôt, la rumeur de leur assassinat se répand.

Élisabeth Woodville fait alors alliance avec Lady Margaret Beaufort, mère d'Henri Tudor, le parti le plus proche de la royauté que possède le clan Lancastre. Henri réclamera le trône, puis, quand il s'en sera emparé, épousera Élisabeth, la fille aînée de Woodville et d'Édouard IV, unissant ainsi les deux familles rivales. 

En 1484, Élisabeth d'York et sa famille quittent enfin l'abbaye de Westminster et retournent à la cour de Richard. Le bruit court alors que Richard III, son oncle, a l'intention de l'épouser. Sa femme, Anne Neville, tombe gravement malade peu de temps après la mort de leur fils unique Édouard. Il n'existe pas de preuve flagrante d'une éventuelle intention de Richard d'épouser Élisabeth, bien que Sir George Buck ait plus tard affirmé avoir été en possession d'une lettre d'Élisabeth indiquant qu'elle était au courant de ces projets, et n'y était pas opposée.

Cependant, le 7 août 1485, Henri et son armée débarquent au Pays de Galles et entament leur marche vers Londres. Le 22 août 1485, Richard III, trahi par un de ses capitaines, meurt lors de la bataille de Bosworth Field. Henri prend la couronne en droit de conquête et de lignage, sous le nom d'Henri VII.

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Henri VII

Henri Tudor fait annuler le Titulus Regius qui frapper d'illégitimité tous les enfants d'Édouard IV. Il choisit d'être couronné le 30 octobre 1485, sans avoir encore épousé Elisabeth. Le Parlement demande alors à ce qu'il honore son vœu sacré, et que le mariage ait enfin lieu, ce qu'il fait le 18 janvier 1486. Leur premier enfant, Arthur, naît le 20 septembre 1486, et Henri fait couronner Élisabeth le 25 novembre 1487.

Le mariage semble fructueux, et les deux époux paraissent avoir éprouvé de l'affection l'un pour l'autre. Élisabeth exerce peu d'influence politique, du fait de la forte personnalité de sa belle-mère Margaret Beaufort. Elle est belle, douce, aimable, et généreuse envers ses proches et ses servantes, et se montre très maternelle avec ses enfants. Elle aime la danse, la musique et les jeux de dé, elle s'occupe également de lévriers, et semble avoir apprécié la chasse et le tir à l'arc.

Élisabeth, d'une beauté renommée, a sept enfants d'Henri VII ; l'aîné Arthur épousera en 1501 Catherine d'Aragon ; à la mort d'Arthur, son second fils deviendra Henri VIII.

Elle meurt le jour de son trente-septième anniversaire, d'infection puerpérale neuf jours après avoir donné naissance à Catherine Tudor. Son mari semble l'avoir sincèrement pleurée. Bien qu'Henri VII laisse l'image d'un roi économe, les obsèques d'Élisabeth sont fastueuses et elle est enterrée à l'abbaye de Westminster où son mari repose plus tard à ses côtés.

D'Elisabeth descendent ainsi tous les monarques britanniques.

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Elisabeth et sa belle-mère, Margaret Beaufort - série télé The white princess

Henri VII Tudor

Né le 28 janvier 1457, au château de Pembroke, pays de Galles, mort le 21 avril 1509, au palais de Richmond, Surrey, il est comte de Richmond, puis roi d'Angleterre à partir de 1485 sous le nom de Henri VII. Il est le premier souverain et fondateur de la dynastie Tudor.

Descendant par sa mère Margaret Beaufort du roi Édouard III, Henri Tudor devient l'unique héritier de la Maison de Lancastre après la mort du roi Henri VI et de son fils Édouard de Westminster en mai 1471. Il vit alors en exil pendant près de quatorze ans en Bretagne, tandis que la maison York s'est emparée du pouvoir. Sa mère ainsi que de nombreux fidèles du roi de la Maison d'York Édouard IV, mort en 1483, le présentent comme une alternative au dernier roi yorkiste, Richard III, très peu populaire après son usurpation du trône, au détriment de son neveu, héritier légitime, la même année.

Après une première révolte en sa faveur menée par le duc de Buckingham en octobre 1483 qui échoue, Henri débarque dans le Pembrokeshire en août 1485 et rassemble des partisans pendant sa marche à travers le Pays de Galles. Richard III est vaincu et tué à la bataille de Bosworth, dernier engagement de la guerre des Deux-Roses, et Henri devient roi d'Angleterre sur le champ de bataille.

Il consolide alors sa position en se mariant avec Élisabeth d'York, la fille d'Édouard IV et nièce de Richard. Il réunit ainsi les deux maisons royales et combine les symboles rivaux de la rose rouge de Lancastre et de la rose blanche d'York dans le nouvel emblème rouge et blanc des Tudor. Pour plus de sûreté, il prend soin de faire exécuter au moindre prétexte quiconque pourrait prétendre au trône, politique qui sera poursuivie par son fils Henri VII

Le principal succès du règne d'Henri VII repose sur la restauration de la paix et du pouvoir royal dans un pays affaibli par trente ans de guerre civile. Son fils Henri VIII lui succède sans heurt à sa mort en 1509.

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Henri VII

Les princes de la Tour

Les princes de la Tour est une expression qui désigne le jeune roi d'Angleterre, Édouard V, et son frère, Richard de Shrewsbury, duc d'York, tous deux fils du roi Édouard IV d'Angleterre et d'Élisabeth Woodville, et héritiers du trône d'Angleterre. Ils sont enfermés dans la tour de Londres par leur oncle, le futur roi Richard III, et disparaissent ensuite, probablement assassinés. 

En avril 1483, à la mort du père des Princes, Édouard IV de la maison d'York, les partisans de celle-ci se divisent entre ceux qui soutiennent la reine Élisabeth Woodville et sa famille, et ceux qui appuient leur oncle Richard de Gloucester, Lord Protecteur du royaume et présidant le conseil de régence durant la minorité d'Édouard V.  

Lorsque le petit roi arrive à Londres pour être couronné, il est installé dans la résidence royale de la Tour de Londres, « pour sa propre protection ». Sa mère, de son côté, se réfugie au sanctuaire de l'abbaye de Westminster avec tous ses autres enfants. Après négociation entre le Lord Protecteur et la reine, Richard de Shrewsbury rejoint le 16 juin son frère à la Tour. Le 26 juin, Richard s'empare du trône, qu'il occupera sous le nom de Richard III. Les Princes ne sortiront plus de la Tour.

En 1502, un chevalier anglais du nom de James Tyrrell, fidèle lieutenant de Richard III, confessa les avoir étouffés sous des matelas. Mais ses aveux, obtenus sous la torture, sont sujets à caution pour les historiens. Le mystère qui entoure le probable assassinat des deux princes a donné lieu à de nombreuses légendes survivantistes, plusieurs personnes revendiquant être un des princes ayant pu s'échapper de la tour (Perkin Warbeck, Lambert Simnel). 

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Le prétendant, Perkin Warbeck

On ne peut savoir ce qu'il est advenu des enfants avant 1674. À cette date, alors que la tour de Londres est rénovée, une caisse, contenant les dépouilles de deux jeunes garçons, est retrouvée en son sein. Elle est jetée par les ouvriers aux ordures, puis, une personne s'avisant de l'identité possible des deux morts, est récupérée. Bien que des doutes subsistent quant à l'identité de ces enfants, Charles II d'Angleterre ordonne de les enterrer dans l'abbaye de Westminster. En 1933, des travaux sont réalisés par Lawrence Tanner, archiviste de l'abbaye de Westminster, pour lever le doute sur ce mystère, cependant les recherches n'aboutissent à aucun résultat probant : aucune analyse par les experts ne permet d'établir avec certitude l'âge, ou même le sexe, des corps.

Perkin Warbeck

Perkin Warbeck (né vers 1474 semble-t-il à Tournai, mort le 23 novembre 1499) est un prétendant à la couronne d'Angleterre pendant le règne du roi Henri VII. Il dit être Richard de Shrewsbury, duc d'York et frère cadet du roi déchu Edouard V, disparu en 1483 dans le cadre de l'affaire des Princes de la Tour, ce qui fait de lui une menace pour la légitimité de la nouvelle dynastie Tudor. Henri VII déclare qu'il est un imposteur, et après sa capture il sera identifié comme Perkin Warbeck, Flamand originaire de Tournai.

Le sort mystérieux (jamais élucidé) du "vrai" Richard de Shrewsbury, que l'on dit mort dans la Tour de Londres ou, pour d'autres, la revendication de Warbeck a pu réunir un certain nombre de partisans, soit croyant réellement à son identité proclamée, soit simplement désireux de renverser Henri VII. 

Après sa capture et son incarcération sous les ordres d'Henri VII, une version de sa vie est publiée sur la base de ses confessions. Celles-ci doivent cependant être prises avec précaution, étant donnée qu'elles furent obtenues sous la contrainte. Selon ces confessions, il est le fils de John Osbeck et de Katherine de Faro, flamande ; son père est comptable pour la ville de Tournai. Ce passé familial est validé par plusieurs archives municipales tournaisiennes, où l'on trouve trace de la plupart des personnes avec lesquelles Warbeck déclare avoir des liens. Sa mère l'amène à Anvers vers l'âge de 10 ans pour apprendre le néerlandais. De là, il est pris en charge par plusieurs professeurs successifs autour d'Anvers et de Middelbourg avant d'être employé par un marchand anglais du nom de John Strewe pendant quelques mois. Après ce passage en Flandres, il aspire à visiter d'autres pays et est embauché par un marchand breton. Celui-ci finit par amener Warbeck à Cork en Irlande en 1491 alors qu'il a environ 17 ans, et il y apprend l'anglais. Warbeck affirme qu'en le voyant vêtu de soie, quelques citoyens de Cork, partisans de la maison de York, demandent à l'honorer comme un membre de la maison royale de York. Il attribue cette attitude à leur envie de se venger de Henri Tudor, et décide de se faire passer pour le fils cadet d’Édouard IV. Cependant, beaucoup d'historiens pensent qu'il a menti sur la façon dont il est devenu prétendant au trône pour brouiller les pistes et dans l'espoir d'échapper à la peine de mort.

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Dans l'autre version qui court, officieuse, Warbeck exprime ses prétentions au trône anglais pour la première fois en Bourgogne dès 1490. En 1491, il débarque en Irlande pour tenter de rallier des partisans, suivant l'exemple d'un autre prétendant, Lambert Simnel, quatre ans auparavant. Cependant, il n'en trouve guère et revient sur le continent. Là, il est reçu par Charles VIII de France, mais celui-ci le chasse en 1492 en vertu du Traité d'Étaples, par lequel le roi de France accepte de ne pas donner refuge à des rebelles opposés aux Tudor. Il est reconnu comme étant Richard de Shrewsbury par Marguerite d'York, sœur d'Édouard IV d'Angleterre et veuve de Charles le Téméraire. On ignore si elle croit réellement à son identité proclamée, ou si elle le soutient pour des raisons politiques. Elle lui enseigne les usages de la cour de York. Le roi d'Angleterre se plaint de l'asile accordé à Warbeck auprès du nouveau duc de Bourgogne Philippe le Beau et, devant l'absence de réponse, impose un embargo commercial à la Bourgogne. Warbeck est reçu par d'autres monarques européens en tant que duc d'York. Invité à assister par l'empereur Maximilien en 1493 aux funérailles de son prédécesseur, l'empereur Frédéric III, il est reconnu comme le roi Richard IV d'Angleterre. Warbeck promet que s'il meurt avant de retrouver son trône, Maximilien héritera de ses droits sur la couronne anglaise.

Le 3 juillet 1495, soutenu financièrement par Marguerite de Bourgogne, Warbeck débarque dans le Kent, espérant y trouver le soutien du peuple. Sa petite armée est mise en déroute et il est contraint à la retraite immédiate, cette fois pour l'Irlande. Là, il obtient le soutien du comte de Desmond et assiège Waterford, mais, face à une résistance déterminée, il s'enfuit vers l'Écosse.

Il est bien reçu par le roi Jacques IV, qui réalise que la présence du prétendant lui donne un poids international. Warbeck épouse une cousine éloignée de Jacques, Katherine Gordon, fille du comte de Huntly. 

En septembre 1496, Jacques IV se prépare à envahir l'Angleterre avec Warbeck. Le 19 septembre, l'armée écossaise est à Ellem, et le 21, elle franchit la Tweed, qui marque la frontière anglo-écossaise. Il se retirent le 25 septembre 1496, à l'approche de l'armée anglaise.

Le roi d'Écosse conclut la paix avec l'Angleterre par le traité d'Ayton. Perkin s'enfuit de nouveau en Irlande.

Le 7 septembre 1497, Warbeck débarque en Cornouailles. Il espére profiter du ressentiment des Corniques après l'échec de leur révolte trois mois auparavant. Warbeck proclame qu'il mettra fin aux impôts excessifs. Il est proclamé « Richard IV » à Bodmin Moor et son armée de quelque 6000 Corniques entre à Exeter avant d'avancer sur Taunton.

Henri VII envoie son armée et Perkin/Richard est capturé et emprisonné à la Tour de Londres. Après avoir confessé être un imposteur, il est relâché et accueilli à la cour du roi. Au bout de quelques mois, Warbeck s'enfuit le 9 juin 1498 mais se rend à nouveau et est emprisonné à la Tour. Il semble que Warbeck soit parvenu à communiquer depuis sa cellule avec le comte de Warwick Édouard Plantagenêt, emprisonné lui aussi, des années auparavant, car héritier potentiel York. Les deux hommes auraient tenté de s'évader en novembre 1499. Condamné à mort le 16 novembre, Warbeck est pendu. Le comte de Warwick est  lui aussi exécuté.

Perkin ressemblait apparemment beaucoup à Édouard IV. Il y a eu des spéculations faisant de lui, non pas le duc Richard, mais un fils illégitime d'Édouard IV, ou du moins un parent de la maison d'York. Quelques auteurs affirment que Warbeck était réellement le duc Richard, mais cette hypothèse ne fait pas consensus.

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La tour de Londres au XVe siècle

 La tour Blanche qui donne son nom à l'ensemble du château, est construite sur l'ordre de Guillaume le Conquérant en 1078. C'est un donjon, qui abrite les logements du roi et ses représentants. En tant que l'un des plus grands donjons de la chrétienté, la tour Blanche a été décrite comme le « palais du XIe siècle le plus complet en Europe1 ».

Comme le bâtiment est conçu pour être une résidence confortable, des latrines sont prévues dans l'épaisseur des murs et quatre cheminées fournissent la chaleur.

Un quatrième niveau est ajouté au XVe siècle de même que le toit actuel.