MES LECTURES CLASSIQUES

20 septembre 2019

LA REVUE DES DEUX MONDES

Elle est très souvent citée dans les romans du XIXe siècle et du début XXe. Je voulais donc en savoir plus.

La Revue des Deux Mondes est une revue mensuelle littéraire française, une des plus anciennes publications périodiques encore en activité en France.

Alexandre Dumas évoque dans ses Mémoires comment, avec son ami Adolphe de Leuven, ils décident le père de ce dernier, le comte Ribbing de Leuven, à vendre son Journal des Voyages, qui marche assez mal, au jeune employé d'imprimerie François Buloz, lequel cherche à lancer une revue. 

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La Revue des Deux-Mondes, recueil de la politique, de l'administration et des mœurs, est fondée en juillet 1829 par Prosper Mauroy et par Pierre de Ségur-Dupeyron, et éditée par François Buloz pour donner une tribune aux idées en France en relation avec les autres pays d'Europe et avec le continent américain en particulier.

En janvier 1830, son titre devient Revue des Deux Mondes. Journal des voyages, de l'administration et des mœurs, etc., chez les différents peuples du globe ou archives géographiques et historiques du XIXe siècle ; rédigée par une société de savants, de voyageurs et de littérateurs français et étrangers. Dès 1831, François Buloz en devient le rédacteur en chef. Il accueille Alexandre Dumas, Alfred de Vigny, Honoré de Balzac, Sainte-Beuve, Charles Baudelaire, George Sand, Alfred de Musset et autres grands noms de la littérature de cette époque, car, à l’origine, c’est la littérature qui domine le contenu de la revue. Ainsi Prosper Mérimée fait paraître la nouvelle Carmen dans la revue d'octobre 1845. 

C’est aussi sous la férule de François Buloz que Charles Baudelaire, le 1er juin 1855, peut faire publier dix-huit poèmes pour la première fois réunis sous le titre Les Fleurs du Mal

L'objectif de la revue est de développer l'esprit critique et l'analyse de la vie politique au sens large (mode d'administration, organisation civile et politique, ressources financières, industrielles ou agricoles) en comparant avec ce qui se vit dans le reste du monde. Comme le dit l'éditorial du premier numéro : « voir les mêmes principes diversement compris et appliqués en France et en Angleterre, au Brésil et en Allemagne, sur les bords de la Delaware et sur les rivages de la mer du Sud. » Les deux Mondes sont donc la France et le reste du Monde.

Toutefois, la politique, l’économie et les beaux-arts y prendront par la suite une place importante. Libérale jusqu'en 1848, elle amorce ensuite un tournant plus conservateur. Sous le Second Empire, elle est une revue d’opposition. Après la mort en 1877 de François Buloz, qui avait soutenu Adolphe Thiers, la revue est dirigée entre autres par Charles Buloz, fils de François, qui y accueille Paul Bourget, puis par Ferdinand Brunetière, critique influent et membre de l’Académie française en 1900, Francis Charmes (Académie française, 1908), René Doumic (Académie française, 1909), André Chaumeix (Académie française, 1930), Claude-Joseph Gignoux de l'Institut de France. Elle compte 26 000 abonnés en 1885.

À la fin du XIXe siècle, sous l’influence de Ferdinand Brunetière, la revue soutient l’Église catholique contre les offensives anticléricales. Comme la grande majorité des revues, celle-ci se politise davantage à l'occasion et à partir de l'affaire Dreyfus.

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Pendant la période de l'Occupation, la revue s'installe à partir de l'été 1940 à Royat, dans la banlieue de Clermont-Ferrand, ville située en zone libre. Son directeur André Chaumeix accueille d'abord favorablement l'arrivée au pouvoir du maréchal Pétain dont il publie au début de l'Occupation quelques messages. Mais la revue refuse de se soumettre à diverses exigences allemandes et adopte une position attentiste devant la tournure des événements politiques et diplomatiques qu'elle s'abstiendra de commenter. Parmi les auteurs auxquels elle ouvre ses pages, on peut citer des écrivains de tous horizons : André Demaison, Georges Duhamel, Maurice Genevoix, Louis Gillet, Daniel Halévy, Robert d'Harcourt, Émile Henriot, Joseph Kessel, Louis Madelin, Paul Valéry ou Roger Vercel.

Lors de la Libération, bien qu'elle en eût reçu l'autorisation au niveau régional, la revue doit cesser de paraître en application de l'ordonnance gouvernementale du 30 septembre 1944 relative à la règlementation provisoire de la presse périodique en territoire métropolitain libéré. Après examen des sommaires et des pièces administratives qu'elle a fournies, un rapport du ministère de l'Information reconnaît que la Revue des Deux Mondes « n'a consacré que peu d'articles à l'actualité politique, conservant surtout un caractère littéraire, historique et culturel. » Elle reparaît en janvier 1948 en changeant de titre pour devenir La Revue, littérature, histoire, arts et sciences des Deux Mondes. Puis elle fusionne en 1956 avec le mensuel Hommes et mondes. Devenue mensuelle en 1969, elle prend le nom de Revue mensuelle des Deux Mondes en 1972, pour retrouver son titre d’origine La Revue des Deux Mondes en 1982.

Toutefois, dans les années 1950, 60 et 70, son audience diminue largement au profit des Temps modernes de Jean-Paul Sartre ou de Critique de Georges Bataille.

Depuis 1991, la revue est la propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, président de Fimalac. Président et directeur de la publication de la revue pendant près de vingt ans, il la modernise et celle-ci paraît, pour la première fois, en quadrichromie à l’automne 2002. La rédaction a été dirigée par l'écrivain et critique littéraire Michel Crépu ; celui-ci, parti diriger la NRF, a été remplacé par Valérie Toranian, ancienne directrice de la rédaction du magazine Elle.

Si Commentaire a détrôné la Revue des Deux Mondes comme revue intellectuelle de référence des droites, cette dernière garde un certain rayonnement dans le monde intellectuel. Aujourd'hui, la revue « poursuit sa trajectoire, ayant toujours ce souci d’incarner l’esprit humaniste de ses débuts, à distance des adhésions idéologiques dont les bilans désastreux parlent pour eux-mêmes. Foncièrement généraliste, s’intéressant à tous les domaines de l’activité humaine, la Revue demeure fidèle à ses origines littéraires, philosophiques : la liberté d’esprit, l’indépendance intellectuelle, le goût pour l’exercice critique, le primat de la lucidité sur toute autre forme d’approche du réel […]. »

Elle est la plus ancienne revue européenne encore en activité.

Cependant, en 2015, les revenus de la Revue n’ont pas dépassé 450 000 euros et ses ventes se sont élevées à 32 556 exemplaires pour dix numéros (à 15 euros chacun). L’audience est donc modeste. La diffusion est toutefois en augmentation de 36 % par rapport à 2014.

En janvier 2017, la revue est citée par Le Canard enchaîné pour avoir employé Penelope Fillon entre mai 2012 et décembre 2013 pour un salaire mensuel brut de 5 000 euros, alors que la revue cumule les difficultés financières. Cet emploi est rendu public par l'hebdomadaire satirique alors que François Fillon est en campagne pour l'élection présidentielle de 2017.

Marc Ladreit de Lacharrière, décrit comme « proche de François Fillon », confirme l'information. Penelope Fillon n'aurait fourni que deux notes de lecture, mises en ligne par l'hebdomadaire Marianne. Michel Crépu, directeur de la Revue des Deux Mondes à l'époque, indique ne pas avoir été informé de ce poste.

Le 26 janvier 2017, le parquet national financier, qui a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits dans le cadre de l'emploi d'attachée parlementaire de Penelope Fillon, diligente également une perquisition dans les locaux de la Revue des deux Mondes à Paris.

D'après Wikipédia

 

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16 septembre 2019

JEAN GIONO : L'OEUVRE

Giono s'est surnommé « le voyageur immobile ». De fait, son œuvre évoque souvent de longs voyages ou cheminements, alors que lui-même n'a presque pas voyagé, sauf de courts séjours en Écosse, à Majorque et en Italie. Avant de vivre au Paraïs, qui surplombe Manosque, à partir de 1929, Jean Giono a habité toujours habité à Manosque même.

Il a également séjourné dans le Trièves (Isère) où il passe ses vacances, avant la guerre (à Tréminis) et après (à Lalley). Cette région montagneuse, située au nord du col de la Croix-Haute et qu'il qualifie de « cloître de montagnes », lui a inspiré notamment Le Chant du monde, Batailles dans la montagne (situé à Tréminis), Un roi sans divertissement (dont l'action se déroule dans un village correspondant à la situation de Lalley), Les Vraies richesses et Triomphe de la vie, essais qui empruntent beaucoup à la sérénité bucolique du Trièves.

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L'œuvre de Jean Giono mêle un humanisme naturel à une révolte violente contre la société du XXe siècle, traversée par le totalitarisme et rongée par la médiocrité. Elle se divise en deux parties : les premiers livres sont écrits d'une façon très lyrique (ces œuvres sont souvent dites de « première manière ») et leur style est très différent des œuvres tardives plus élaborées et plus narratives, telles que les Chroniques romanesques et le Cycle du Hussard (œuvres dites de « seconde manière »). La nature est d'une certaine façon le personnage principal des premiers livres, tandis que l'Homme est celui des seconds.

Soldat durant la Première Guerre mondiale, Jean Giono n'aborde objectivement cette période de sa vie que dans Refus d'obéissance, c'est-à-dire bien après ses premières publications. L'influence de la guerre est pourtant très forte tout au long de son œuvre. S'il est inclassable, Giono est sans conteste un humaniste et un pacifiste.

La première veine : la Nature prééminente

Après Naissance de l'Odyssée, qui ne sera publié que plus tard, les trois premiers livres de Jean Giono (Colline, Un de Baumugnes et Regain) constituent la trilogie de Pan (1929-1930). Le dieu Pan est une figure importante dans les livres de Giono. Il est explicitement présent au tout début, et restera jusqu'à la fin en filigrane. Il représente la nature unifiée dans un être unique. Bien que peu adepte des discussions philosophiques, Giono fait quelques brèves allusions au panthéisme (cf. Spinoza, Parménide), qu'il développe allègrement de façon lyrique dans ses premiers livres. La nature y est présentée d'une façon bien différente de l'idyllique et bienveillante Provence de Pagnol. Chez Giono, la nature est belle, mais elle est aussi cruelle, destructrice et purificatrice : l'Homme en fait partie, mais elle n'est pas l'Homme. Ainsi, dans Le Hussard sur le toit (1951), la nature se manifeste par le choléra qui dévaste la Provence et tue aveuglément sans se soucier des préoccupations politiques qui agitent les hommes.  

À cette première veine, qualifiée de chroniques paysannes, d'inspiration panthéiste et païenne, outre la trilogie de Pan, appartiennent les ouvrages suivants (romans, nouvelles, essais, souvenirs d'enfance) : Présentation de Pan (1930), Naissance de l'Odyssée (1930), Jean le Bleu (1932), Solitude de la pitié (1932), Le Serpent d'étoiles (1933), Le Chant du monde (1934), Que ma joie demeure (1936), Batailles dans la montagne (1937), L'Eau vive (1943, nouvelles), mais aussi : L'Homme qui plantait des arbres (1953), Faust au village (1977), Le Bestiaire (1991). 

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La seconde manière où l’Homme est au centre

À l'instar de Balzac, et très impressionné par La Comédie humaine, Giono avait en tête le projet d'un cycle romanesque. Le premier volume de la série, écrit en six jours, a pour titre Angelo. Ceci devait être le premier volume de dix ouvrages qui auraient « réinventé le XIXe siècle, pour mieux faire ressortir les tares du XXe siècle ». Angelo I, écrit en 1934, paru en 1958, est considéré sans doute à tort comme le « brouillon » du Hussard sur le toit. Il devait être suivi par une série d'Angelo dont le petit-fils, Angelo III, serait un résistant en 1940. Peut-être effrayé par l'ampleur de la tâche, Giono renonce au projet initial et ne publie que trois romans pour ce cycle : Le Hussard sur le toit (1951), Le Bonheur fou (1957) et Mort d'un personnage.

À cette seconde époque des chroniques historiques, appartiennent aussi les romans et nouvelles suivants : Un roi sans divertissement (1947), Fragments d'un paradis (1948), Les Âmes fortes (1949), Les Grands Chemins (1951), Le Moulin de Pologne (1952), Deux cavaliers de l'orage (1965), Ennemonde et autres caractères (1968), L'Iris de Suse (1970), le dernier roman publié de son vivant. On peut aussi rattacher à la fois au cycle du Hussard et au Roi sans divertissement (car on y retrouve des personnages et une époque communs à ces deux romans) les nouvelles réunies sous le titre Les Récits de la demi-brigade, écrites entre 1955 et 1965 mais publiées en 1972. Appartiennent aussi à cette même veine d'inspiration humaniste, historique et romanesque les nouvelles posthumes Cœurs, passions, caractères (1982) et Caractères (1983), ainsi que les deux romans inachevés : Dragoon, Olympe ou de jeunesse : Angélique, tous parus au début des années 1980.

Une spiritualité imprégnée de paganisme

Peut-on parler de spiritualité chez Giono ? La question est posée par l'un de ses biographes, Jean Carrière, qui répond « Oui, dans la mesure où celle-ci lui est venue non comme une expérience délibérée, mais comme une lente maturation à jouir des choses sans les posséder. » Et cet esprit de jouissance-dépossession, qui s'apparente au carpe diem des antiques sagesses, accorde à celui qui s'y livre sans réserve et sans fausse pudeur, selon les propres termes de l'auteur, un sentiment de libération païenne :

« Ce n'est pas seulement l'homme qu'il faut libérer, c'est toute la terre... la maîtrise de la terre et des forces de la terre, c'est un rêve bourgeois chez les tenants des sociétés nouvelles. Il faut libérer la terre et l'homme pour que ce dernier puisse vivre sa vie de liberté sur la terre de liberté [...] Ce champ n'est à personne. Je ne veux pas de ce champ; je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu'il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord. Voilà la grande libération païenne. »

Cet appel à la libération de l'homme et de la terre s'inscrit en faux contre l'injonction biblique de prise de possession de la terre et de ses animaux par l'homme. Il est aussi une invitation à renouer pleinement avec les joies du corps, la sensualité naturelle, longtemps niée ou occultée par la morale chrétienne :

« J'ai pris pour titre de mon livre le titre d'un choral de Bach : Jésus, que ma joie demeure ! Mais j'ai supprimé le premier mot [...] parce qu'il est un renoncement. Il ne faut renoncer à rien. Il est facile d'acquérir une joie intérieure en se privant de son corps. Je crois plus honnête de rechercher une joie totale, en tenant compte de ce corps, puisque nous l'avons. »

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Le hussard sur le toit, adaptation de Jean-Paul Rappeneau

Le paganisme de Jean Giono apparaît, dès les premiers romans écrits à la fin des années 1920, sous la forme d'une vision panthéiste qui replonge les êtres au cœur du cosmos étoilé, mais aussi par la perception d'un sentiment tragique de la vie inspiré notamment par sa lecture enthousiaste des récits homériques dès la plus tendre enfance :

« Je lus L'Iliade au milieu des blés mûrs. [...] C'est en moi qu'Antiloque lançait l'épieu. C'est en moi qu'Achille damait le sol de sa tente, dans la colère de ses lourds pieds. C'est en moi que Patrocle saignait. C'est en moi que le vent de la mer se fendait sur les proues. »

La violence inspirée par une lecture sensuelle du récit homérique traverse toute l'œuvre de Jean Giono. Qu'on pense, par exemple, à la fin tragique de Que ma joie demeure, ou, trente ans après, à la rivalité mortelle qui oppose les deux frères de Deux cavaliers de l'orage. Elle est assumée sans jugement moral, et sans jamais faire ombre à la profonde joie païenne de celui qui ne croyait pas au problème résolu pour tout le monde ni au bonheur commun, mais qui disait : « Je crois que ce qui importe c'est d'être un joyeux pessimiste. »

La vie et la mort

Giono exprime souvent un spiritualisme sensuel, tellurique, panique, et même charnel, voire matérialiste. Par exemple, selon Dominique Bonnet, pour Giono la mort fait partie d’un processus naturel dans lequel tout est cyclique ; et de citer pour l’illustrer un passage emprunté au roman Ennemonde et autres caractères :

« L’immortalité de l’âme est une grimace de clown pour amuser les enfants : ce qui éclate, ce qui s’étale au grand jour, c’est l’immortalité de la chair, l’immortalité de la matière, la chaîne de la transformation, la roue de la vie, l’infini des aventures et des avatars, le rayonnement des innombrables chemins de fuites et de gloire. »

Pour Giono donc la mort est essentielle au sein de son œuvre, omniprésente, autant que la vie et la nature (et d’ailleurs totalement intriquée à la vie, condition sine qua non de la vie) : « Croyez-vous que la Nature, reine d’équilibre, serait tant dépensière, si la mort était vraiment une destruction ? Elle est un passage. Elle est une force de transformation comme la force qui hausse, abaisse et balance les vagues de la mer. »

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Les âmes fortes, adaptation de Paul Ruiz

Parfois, Giono fait preuve d’une sorte de mysticisme cosmique mais sans transcendance, ou plutôt d’une transcendance qui résiderait au cœur même d’une immanence sublime (oxymore, encore). Ainsi, pour Jacques Chabot, celui-ci serait un « mystique agnostique » (oxymore, toujours) qui postulerait un « arrière-pays » au « fond des choses », au cœur même des apparences du monde sensible (serait-ce un idéalisme concret inspiré du mythe de la caverne de Platon ?). .

Les œuvres

L'œuvre de Jean Giono est prolifique, assez dense et très variée. Certains de ses romans sont devenus des grands classiques de la littérature française du XXe siècle (Regain, Le Hussard sur le toit, Un roi sans divertissement, Les Âmes fortes), et ont été adaptés au cinéma (par lui-même ou par d'autres réalisateurs). Certains de ses romans et nouvelles, comme Que ma joie demeure, ou encore L'Homme qui plantait des arbres, traduits dans de nombreuses langues étrangères, ont acquis une renommée internationale. Au-delà de ses romans, Jean Giono a écrit de nombreux essais grâce auxquels il transmet à ses lecteurs ses points de vue sur ses idées (ses écrits pacifistes), les événements qu'il vit tels qu'il les ressent (ses notes sur l'Affaire Dominici) ou ses idéaux (Les Vraies Richesses). Il s'est essayé, avec une pointe de causticité, aux chroniques journalistiques, par exemple à propos des centrales nucléaires installées dans sa chère Provence. Bien que la poésie ait toujours été présente dans ses textes, il a publié peu de recueils de poésie. Jean Giono a signé en 1955 la préface du livre Moi mes souliers de Félix Leclerc. Il a également préfacé les Œuvres de Machiavel éditées par La Pléiade. Enfin, il a traduit (en collaboration) Moby Dick (le roman allégorique bien connu d'Herman Melville, en 1939) et L'Expédition d'Humphry Clinker (roman épistolaire et picaresque de Tobias Smollett, en 1955), romanciers pour lesquels Giono a toujours eu une grande admiration, dont témoigne aussi son essai : Pour saluer Melville en 1941.

Giono et le cinéma

Très tôt, Jean Giono s'intéresse au cinéma. Il a vu, dans les années 1930, l'impact qu'ont eu sur le public les films de Marcel Pagnol tirés de ses propres romans, avec des acteurs « provençaux » de la « troupe » de Pagnol et de premier plan comme Raimu, Fernandel, Charpin, Ginette Leclerc, Charles Blavette, Delmont, Henri Poupon, ou Orane Demazis : ce sont successivement Jofroi (1933), Angèle (1934), Regain (1937), ou La Femme du boulanger (1938). Mais il semble que Jean Giono soit lui-même venu au cinéma en réaction aux adaptations précédentes de ses romans qui, une fois portés à l'écran, ne gardent selon lui que le côté anecdotique ou folklorique de son œuvre, parfois jusqu'à la caricature de la Provence et de ses habitants.

Après quelques courts essais, la première coréalisation de Giono est un documentaire de Georges Régnier, Manosque, pays de Jean Giono avec des textes du livre Manosque des Plateaux. Il s'essaie ensuite en 1942 à l'adaptation du roman Le Chant du monde qu'il ne termine pas. Mais il en a écrit le scénario et fait le découpage technique, lesquels ont été publiés en 1980 dans le tome I (1938-1959) des Œuvres cinématographiques de Jean Giono. Le film que Marcel Camus tirera en 1965 du même roman relève d'une autre adaptation. Dans les années 1950, Jean Giono travaille avec Alain Allioux au scénario de L'Eau vive (1956 à 1958), film de François Villiers, avec qui il tourne aussi les courts métrages Le Foulard de Smyrne (1957) et La duchesse (1959), dont les thèmes sont des témoignages du projet de film qu'il a à partir de son roman Le Hussard sur le toit, projet qui n'aboutira pas lui non plus. L'Eau vive est présenté en avant-première au festival de Cannes, en 1958.

En 1960, Giono écrit le scénario, les dialogues, et met en scène (avec l'aide de Claude Pinoteau, Bernard Paul et Costa-Gavras) le film Crésus : c'est Fernandel qui joue dans le rôle-titre. En 1963, dans la froideur de l'Aubrac, Giono supervise le tournage de l'adaptation de son roman Un roi sans divertissement, réalisé par François Leterrier. Ces deux derniers films sont produits par la société de production que Giono a créée : Les films Jean Giono. Giono reconnaît dans la presse que le cinéma est un art difficile mais qu'il permet de raconter autrement les histoires.

D'autres réalisateurs ont adapté des œuvres de Giono, de son vivant ou après sa mort, et ont tourné : Le Bout de la route (Émile Couzinet, 1949), Les Grands Chemins (Christian Marquand, 1963), Le Chant du monde (Marcel Camus, 1965), Les cavaliers de l'orage (Gérard Vergez, 1983), Le Hussard sur le toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995), Les Âmes fortes (Raoul Ruiz, 2001), ou L'Homme qui plantait des arbres, film d'animation du québécois Frédéric Back en 1987.

D'après Wikipédia

 

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12 septembre 2019

JOYCE CAROL OATES

Joyce Carol Oates, née le 16 juin 1938 à Lockport dans l'État de New York, est une femme de lettres américaine, à la fois poètesse, romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste. Elle a également publié plusieurs romans policiers sous les pseudonymes Rosamond Smith et Lauren Kelly.

Elle naît de Frederic Oates, dessinateur industriel, et de Carolina, femme au foyer. Sa grand-mère paternelle, Blanche Woodside, vit avec la famille et est très proche de Joyce. Elle a un frère, Fred Jr, né en 1943, et une sœur, autiste, Lynn Ann, née en 1956.

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Très tôt, elle s'intéresse à la lecture, notamment au conte de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, que lui a offert sa grand-mère, et dont elle dira qu'il fut sa plus grande influence littéraire.

À l'adolescence, elle découvre les écrits de William Faulkner, Fiodor Dostoïevski, Henry David Thoreau, Ernest Hemingway, Charlotte Brontë et Emily Brontë, qui l'influenceront beaucoup par la suite. Elle commence à écrire dès l'âge de 14 ans, lorsque sa grand-mère lui donne une machine à écrire.

Elle travaille pour le journal de son lycée, le Williamsville South High School, dont elle sort diplômée en 1956.

Elle obtient alors une bourse pour l'université de Syracuse, où elle continue à écrire des romans, dont elle n'est jamais réellement satisfaite. À 19 ans, elle connaît un premier succès en gagnant, avec la nouvelle In the World, le concours organisé par le magazine Mademoiselle. Elle sort diplômée de l'université de Syracuse en 1960, puis obtient une maîtrise universitaire en Lettres de l'université du Wisconsin à Madison en 1961. Peu après, elle épouse Raymond J. Smith, un étudiant de la même université qu'elle qui deviendra professeur de littérature anglaise. En 1962, le couple s'installe à Détroit, au Michigan. Joyce Carol Oates dit : « Détroit, mon grand sujet, a fait de moi la personne que je suis, et en conséquence l'écrivain que je suis, pour le meilleur et pour le pire. » Cette ville est le cadre de son premier chef-d'œuvre, Eux (1969), couronné par le National Book Award.

Peu de temps après l'obtention de son diplôme, elle rencontre Evelyn Schrifte, la directrice des éditions Vanguard, à qui elle fait une forte impression. Son premier ouvrage, un recueil de nouvelles intitulé By the North Gate, est publié par cette maison en 1963.

Depuis, elle publie des romans, des essais, des nouvelles, du théâtre et de la poésie ; au total plus de soixante-dix titres. Fine psychologue, elle aime les personnages ambigus, leurs zones d'ombre et leurs secrets. La violence et les pulsions sexuelles présentes dans certains de ses récits sont proches de celles que l'on retrouve dans le roman noir. Elle a d'ailleurs écrit plusieurs romans policiers sous les pseudonymes de Rosamond Smith et de Lauren Kelly. À l'opposé de ces textes ancrés dans la réalité sociologiques américaine, l'autre versant de l'œuvre de Joyce Carol Oates use d'un réalisme magique dans des romans gothiques contemporains, où apparaissent les influences conjuguées de William Faulkner, Franz Kafka, Thomas Mann et, surtout, Flannery O'Connor, notamment la Tétralogie du Pays des merveilles et dans la Saga gothique, qui s'amorce avec le roman Bellefleur (1980) et s'achève avec Maudits (2013).

Un peu à part dans l'ensemble de l'œuvre, son roman Blonde, inspiré de la vie de Marilyn Monroe et publié pratiquement dans le monde entier, lui vaut les éloges unanimes de la critique, tout comme le roman Les Chutes (2004) grâce auquel elle remporte en France le Prix Femina étranger. Elle suscite aussi la controverse à plusieurs reprises, notamment avec son roman de littérature d'enfance et de jeunesse intitulé Sexy (2005), qui aborde de front les thème de l'adultère, de la pédophilie et de l'homosexualité.

Elle a figuré deux fois parmi les finalistes du prix Nobel de littérature.

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Elle a enseigné à Beaumont, au Texas ; à l'Université de Windsor, en Ontario, au Canada ; à l'université de Princeton, dans le New Jersey. Elle enseigne dans cette institution jusqu'en 2014.

Œuvre

Romans traduits en français

Tétralogie du Pays des merveilles

  • Le Jardin des délices
  • De gens chics
  • Eux
  • Le Pays des merveilles

Saga gothique

  • Bellefleur
  • La Légende de Bloodsmoor
  • Les Mystères de Winterthurn
  • Mon cœur mis à nu
  • Maudits

Autres romans

  • Faites de moi ce que vous voulez
  • Haute Enfance
  • Amours profanes
  • Solstice
  • Marya, une vie
  • Souvenez-vous de ces années-là
  • Le Goût de l'Amérique
  • Cette saveur amère de l'amour
  • Confessions d'un gang de filles
  • Corky
  • Zombi
  • Nous étions les Mulvaney
  • Man Crazy
  • Johnny blues
  • Blonde
  • Hudson River
  • Je vous emmène
  • La Fille tatouée
  • Les Chutes
  • Mère disparue
  • Fille noire, Fille blanche
  • La Fille du fossoyeur
  • Petite sœur, mon amour : l'histoire intime de Skyler Rampike
  • Petit oiseau du ciel
  • Mudwoman, Paris
  • Daddy Love
  • Carthage
  • Sacrifice
  • Valet de pique
  • L'Homme sans ombre
  • Le Petit Paradis

Elle a aussi écrit des nouvelles, des romans signés Rosamond Smith, des romans signés Lauren Kelly, des pièces de théâtre, de la poésie, des ouvrages de littérature d'enfance et de jeunesse, des essais et mémoires.

D'après Wikipédia

 

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08 septembre 2019

*** EUGENIE GRANDET - HONORE DE BALZAC

Vous savez quoi ? J'adore Balzac. Ah bon ? Vous le saviez déjà ?

INCIPIT

Il se trouve dans certaines provinces des maisons dont la vue inspire une mélancolie égale à celle que provoquent les cloîtres les plus sombres, les landes les plus ternes ou les ruines les plus tristes.

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LE DEBUT

Félix Grandet a été tonnelier et maire. Grâce à un sens des affaires et une avarice très prononcée, il a réussi à faire fortune en profitant des événements d'une époque instable. Il fait maintenant fructifier sa grande fortune tout en faisant croire à sa femme, à sa fille Eugénie et à sa servante Nanon qu’ils ne sont pas riches. Les habitants de Saumur, où chacun tente de chiffrer la fortune du père Grandet, voient en Eugénie Grandet le plus beau parti de la ville et deux notables la courtisent ardemment. Celle-ci, d’une innocence réelle et d'une naïveté prononcée, ne se doute de rien, jusqu’au jour où arrive son cousin Charles Grandet, fils du frère de Félix Grandet. Charles est envoyé à Saumur par son père, riche négociant de Paris qui, ayant fait faillite, éloigne son fils avant de se suicider. C'est Grandet qui annonce son malheur au jeune homme. Plongé dans le désespoir, Charles trouvera dans sa cousine une âme tendre ; les deux jeunes gens ne tarderont pas à s'éprendre secrètement l'un de l'autre. Grandet, lui, s'arrange pour éloigner son neveu le plus vite possible et rembourser la faillite de son frère en dépensant le moins possible... voire en engrangeant de nouveaux bénéfices tout en préservant l'honneur du nom et de la famille.

MON AVIS

Ah mon cher Balzac ! Que rarement il me déçoit ! Quelle belle littérature que celle du XIXe ! Dans ce siècle de folie, d'outrance, de démesure, lourd de menaces en tout genre, qu'il est bon de se promener dans les pages balzaciennes... Si les tourments de l'âme n'y sont pas moindres (mais différents), au moins ne sont-ils pas polluées par la superficialité, l'égoïsme et l'égocentrisme qui caractérisent notre siècle ; les auteurs rappellent toujours le bon sens et les bienfaits de la morale (chrétienne ou pas : la morale n'est qu'un code du bien-vivre ensemble). Et le cadre où se déroulent les actions est tellement plus proche de la nature, de ses exigences mais aussi des dons qu'elle rend au centuple.

Hélas, c'est aussi bel et bien au coeur de cette littérature d'avant l'industrialisation que nous sentons venir tout ce qui va arriver : le progrès technique, certes, mais avec lui le capitalisme et la toute puissance de l'argent. Il n'était pas besoin de faire la révolution pour arriver au même résultat : des pauvres et des riches, des pauvres de plus en plus pauvres, et des riches de plus en plus riches. Et une planète bientôt invivable par-dessus le marché.

Bref. 

Eugénie est une héroïne tragique et courageuse. Naïve, romantique, généreuse, douce... et docile. Trop docile sans doute. La forte personnalité de son père et son avarice auront raison de son bonheur. Elle sera riche mais seule. Et deviendra peu à peu, elle aussi, le double de ce père terrible...

On est malheureux pour elle. On admire son courage, on déplore sa malchance, la malédiction que lui apporte sa famille... et on est furieux de la fin. C'est un peu comme ma chère Tess d'Urberville, que j'aime à la folie. 

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CE QU'EN DIT WIKIPEDIA

Eugénie Grandet est un roman d’Honoré de Balzac paru en volume en 1834. En 1843, dans l’édition Furne, Eugénie Grandet prend place, dans La Comédie humaine, entre Ursule Mirouët et Pierrette, dans le premier volume des Scènes de la vie de province. Balzac agrémentera cette édition d'annotations en songeant à une nouvelle édition, mais ce projet ne sera pas achevé. Les intentions de Balzac dans ce « Furne corrigé » sont prises en compte dans les éditions contemporaines d'Eugénie Grandet.

La publication de 1839 verra l’apparition d'une dédicace, À Maria, adressée à Maria du Fresnay, avec qui Balzac entretenait une liaison pendant l'écriture du roman.

Le manuscrit original d'Eugénie Grandet est conservé à la Pierpont Morgan Library de New York.

Le roman évoque les mentalités sous la Restauration française et mène également une étude de l’évolution de caractères différents au cours du temps, de l’inflexibilité du père Grandet, de la perte des illusions de sa fille, et de la transformation de son neveu, dandy romantique devenu « gentleman » pour finir en calculateur froid et cynique.

MES EXTRAITS FAVORIS

Il est dans le caractère français de s'enthousiasmer, de se colérer, de se passionner pour le météore du moment, pour les bâtons flottants de l'actualité. Les êtres collectifs, les peuples, seraient-ils donc sans mémoire ?

***

La flatterie n'émane jamais des grandes âmes, elle est l'apanage des petits esprits qui réussissent à se rapetisser encore pour mieux entrer dans la sphère vitale de la personne autour de laquelle ils gravitent. La flatterie sous-entend un intérêt.

 

 

 

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05 septembre 2019

FORTUNE DE FRANCE (2) : EN NOS VERTES ANNEES - ROBERT MERLE - 5/5

Epatant ! Aucun défaut ! Et passionnant.

RESUME

Deuxième volume de la série Fortune de France de Robert Merle, En nos vertes années, paru en 1979, retrace les études de médecine de Pierre de Siorac à l'université de Montpellier. Le roman couvre les années 1566 et 1567. Le roi est Charles IX, secondé par sa mère Catherine de Médicis, veuve de Henri II. 

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L'AUTEUR

Robert Merle, né à Tébessa (en Algérie) le 29 août 1908 et mort en son domaine de La Malmaison à Grosrouvre (Yvelines) le 27 mars 2004, est un écrivain français.

Il est le fils de Félix Merle, né en Algérie, soldat à la bataille des Dardanelles en 1915, puis rapatrié à Marseille en raison d'une fièvre typhoïde.

Ancien élève des classes préparatoires (hypokhâgne et khâgne) du lycée Louis-le-Grand, titulaire d'une licence de philosophie, agrégé d'anglais (reçu 1er au concours), Robert Merle consacre sa thèse de doctorat de lettres à Oscar Wilde et devient professeur, successivement, aux lycées de Bordeaux, Marseille, puis à Neuilly-sur-Seine où il fait la connaissance de Jean-Paul Sartre, à l'époque professeur de philosophie. Mobilisé en 1939, Robert Merle est agent de liaison avec les forces britanniques. Il est fait prisonnier à Dunkerque. Il témoigne de son expérience dans la poche de Dunkerque dans un documentaire d'Henri de Turenne et dans son roman Week-end à Zuydcoote ; il reste en captivité jusqu'en 1943. En 1944, il devient maître de conférences d'anglais à l'université de Rennes, puis Professeur en 1949. Il sera successivement en poste à Toulouse, Caen, Rouen, Alger et enfin Nanterre où il se trouve en mai 1968. Cette dernière expérience a inspiré son roman Derrière la vitre.

Très proche du Parti communiste français, il s'en éloigne tardivement à la suite de l'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique.

Robert Merle est mort en son domaine de La Malmaison à Grosrouvre, dans les Yvelines.

Il est connu du grand public pour sa grande saga Fortune de France (13 tomes), très documentée et très fidèle à l'histoire de France, à travers les deux personnages de Pierre de Siorac et de son fils Pierre-Emmanuel.

MON AVIS

C'est vraiment un roman picaresque, avec des personnages à qui il arrive toutes sortes de petites mésaventures, à commencer par notre Pierre, très malin, très rusé, et qui adore les femmes ! C'est intelligent, c'est culturel (quelle richesse en faits historiques, y compris dans les détails), c'est drôle, c'est écrit avec génie. Bref : le roman parfait.

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L'action se déroule sous le règne de Charles IX

On apprend tout de la médecine du XVIe siècle et on assiste à de belles disputes entre les admirateurs d'Ambroise Paré (leur contemporain) et ceux qui ne voient que par les Anciens. Amusant aussi le mépris que professent les médecins envers les apothicaires (pharmaciens)... le combat demeure aujourd'hui !

La langue ancienne est génialement rendue. Beaucoup d'expressions et de mot d'époque. Pour moi qui suis passionnée et puriste, je note et je cherche tout. Ca prend du temps, mais tellement intéressant : on voit les relations des mots d'un pays à l'autre. Evidemment, dès lors qu'on connaît plusieurs langues, c'est plus facile. Mais rassurez-vous, pour ceux qui n'ont pas cet amour-là, la lecture reste très fluide. On peut sauter les mots bizarres (l'auteur a mis un lexique à la fin, mais il n'est pas exhaustif), le contexte suffit à les comprendre. Et si ce n'est pas toujours le cas, ce n'est pas très grave. Beaucoup de mots sont d'ailleurs très reconnaissables : il s'agit juste d'une version déformée de ce que l'on dit aujourd'hui : exemple : attendrézi pour attendri, tabuster pour tarabuster. Moi je trouve ça rigolo !

FAITS HISTORIQUES REELS (merci Wiki)

Hippocrate 

Hippocrate de Cos, né vers 460 avant J.-C. sur l’île de Cos et mort en 377 av. J.-C. à Larissa, est un médecin grec, mais aussi philosophe, considéré traditionnellement comme le « père de la médecine ». Il a fondé l'école hippocratique qui a révolutionné intellectuellement la médecine en Grèce antique. Il rend la médecine distincte et autonome d'autres domaines de la connaissance, comme la théurgie et la philosophie, pour en faire une profession à part entière. On sait très peu de choses sur la vie d'Hippocrate, sa pensée et ses écrits. Néanmoins, Hippocrate est couramment décrit comme le parangon du médecin de l’Antiquité. C'est l'initiateur d'un style et d'une méthode d'observation clinique, et le fondateur des règles éthiques pour les médecins, à travers le serment d'Hippocrate et d'autres textes du Corpus hippocratique.

Galien 

Né à Pergame en Asie mineure en 129 et mort vers 216, médecin grec de l'Antiquité qui exerça la médecine à Pergame et à Rome où il soigna plusieurs empereurs. Auteur prolifique et génial, il demeure dans l'histoire un personnage exceptionnel qui sut allier une grande puissance spéculative et une recherche passionnée des réalités médicales. En s'appuyant à la fois sur la raison et l'expérience qu'il appelle « ses deux jambes », il s'est efforcé tout au long de sa vie de construire un système explicatif global rassemblant toutes les parties de l'art médical. Il est ainsi considéré comme le dernier des grands médecins créateurs de l'Antiquité gréco-romaine et avec Hippocrate, un des fondateurs des grands principes de base sur lesquels repose la médecine européenne. Il a donné la priorité à l'observation anatomique et a cherché à établir des hypothèses sur les processus physiologiques en procédant à des expérimentations sur les animaux. Son œuvre immense fut d'abord en grande partie oubliée en Europe occidentale jusqu'au XIe siècle. Transmise à Byzance et dans le monde musulman, elle reviendra en Europe d'abord à partir de traductions de l'arabe en latin puis à partir de la Renaissance, des sources grecques d'origine. La théorie médicale de Galien a dominé la médecine jusqu'au XVIIIe siècle mais devra s'incliner devant le développement irrésistible de la méthode expérimentale qui permettra d'établir sur une base empirique solide les modèles du système cardiovasculaire, respiratoire, digestif et nerveux. La médecine gréco-romaine fut finalement complètement balayée de la pratique médicale occidentale et il n'en subsiste plus rien aujourd'hui à titre de « médecine traditionnelle européenne », contrairement aux médecines traditionnelles chinoise et indienne qui résistèrent beaucoup mieux à la déferlante de la médecine moderne amenée en Asie par les colons occidentaux. Cette médecine occidentale pallia cependant le manque d'infrastructures médicales, apporta les vaccins et tous les soins nécessaires, curatifs et préventifs (malaria, choléra, typhus...), avec des moyens médicaux en constante évolution. Toutefois, la version arabe du galénisme qui fut importée en Inde par les musulmans, y a survécu jusqu'à l'époque moderne sous le nom de médecine Yunâni ou unani.

Rhazès 

Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi, connu aussi comme Razi ou Al-Razi, ou Ar-Razi, ou Ibn Zakaria (Zakariya) ou (en latin) comme Rhazes et Rasis, ou Rhasès (865-925) est un savant pluridisciplinaire iranien qui a fait d'importantes contributions à la médecine, à l'alchimie et à la philosophie. Alchimiste devenu médecin, il aurait isolé l'acide sulfurique et l'éthanol dont il fut parmi les premiers à prôner l'utilisation médicale. S'agissant de la pratique médicale, il a vigoureusement défendu la démarche scientifique dans le diagnostic et la thérapeutique et a largement influencé la conception de l'organisation hospitalière en lien avec la formation des futurs médecins. Empiriste et rationaliste, il fut l'objet de nombreuses critiques pour son opposition à l'aristotélisme et sa libre-pensée vis-à-vis de la religion musulmane.

Avicenne

Abu Ali al-Husayn Ibn Abd Allah Ibn Sina, dit Avicenne, ou Ibn Sīnā, né le 7 août 980 à Afshéna, près de Boukhara, dans la province de Grand Khorasan (actuellement en Ouzbékistan) et mort en juin 1037 à Hamadan (en Iran), est un philosophe et médecin médiéval persan, de religion musulmane. Rédigeant principalement en arabe classique, il s'intéressa à de nombreuses sciences, comme l'astronomie, l'alchimie, et la psychologie. Ses disciples l'appelaient « Cheikh el-Raïs », prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître (après Aristote et Al-Fārābī). Ses œuvres principales sont l'encyclopédie médicale Canon de la médecine et ses deux encyclopédies scientifiques De la guérison [de l'âme]) et Le livre de science. Dans son Canon, il opère une vaste synthèse médico-philosophique avec la logique d'Aristote, combinée avec le néo-platonisme, élevant la dignité de la médecine comme discipline intellectuelle, compatible avec le monothéisme. Son influence sera prédominante en Occident médiéval latin jusqu'au XVIe siècle. Si son œuvre médicale n'a plus qu'un intérêt historique, son œuvre philosophique se situe au carrefour de la pensée orientale et de la pensée occidentale. Elle reste vivante au début du XXIe siècle dans le cadre de l'Islam iranien. Elle continue d'être étudiée en Occident du point de vue de la philosophie, de l'épistémologie et des sciences cognitives.

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Avicenne

Ambroise Paré

Ambroise Paré, né vers 1510 (ou 1509 selon les sources) au Bourg-Hersent, près de Laval, et mort le 20 décembre 1590 à Paris, est un chirurgien et anatomiste français. Chirurgien du roi et des champs de bataille, Ambroise Paré est souvent considéré comme le père de la chirurgie moderne. Inventeur de nombreux instruments, il participe à l’amélioration et à la diffusion d’une technique de cautérisation d’un nouveau genre. L'utilisation généralisée des armes à feu confronte les chirurgiens à des plaies d'une sorte nouvelle, que l’on cautérise au fer rouge ou à l’huile bouillante au risque de tuer le blessé. Paré met au point la ligature des artères, qu'il substitue à la cautérisation, dans les amputations. « Je le pansay, Dieu le guarist » : cette phrase modeste de Paré est souvent citée pour résumer sa philosophie.

Vésale 

André Vésale, né à Bruxelles le 31 décembre 1514 et mort à Zakynthos le 15 octobre 1564, est un anatomiste et médecin brabançon, considéré par de nombreux historiens des sciences comme le plus grand anatomiste de la Renaissance, voire le plus grand de l’histoire de la médecine. Ses travaux, outre qu’ils ont fait entrer l’anatomie dans la modernité, mettront fin aux dogmes du galénisme qui bloquaient l’évolution scientifique depuis plus de mille ans aussi bien en Europe que dans le monde islamique. Vésale ne se détache pas entièrement de l'œuvre de Galien, pour lequel il a une très grande admiration. Le fait de le critiquer, de souligner ses erreurs n'est pas un signe de mépris. Il reprend d'ailleurs un certain nombre d'éléments de l'œuvre de Galien. « André Vésale » est la forme francisée de son nom latin Andreas Vesalius, elle-même dérivée de son nom de naissance : Andries Wytinck van Wesel. Il est l’auteur de Sur le fonctionnement du corps humain, l'un des livres les plus novateurs sur l’anatomie humaine. Il est aussi un grand humaniste de son époque.

La Faculté de médecine de Montpellier

a faculté de médecine de Montpellier est la plus ancienne faculté de médecine en activité du monde (celle de Salerne ayant disparu au début du XIXe siècle). 

L'enseignement médical à Montpellier est né de la pratique, en dehors de tout cadre institutionnel, au début du XIIe siècle. Le seigneur de Montpellier Guilhem VIII accorde à tous et donc aux Juifs en 1181 le droit d'exercer et d'enseigner la médecine. Dans le hall d'entrée de l'actuelle faculté, on peut lire que le tiers des médecins fondateurs étaient juifs.

Dès 1220 apparaît la nécessité d'organiser et de garantir l'enseignement de la médecine à Montpellier. Ainsi, le cardinal Conrad d'Urach, légat apostolique du pape Honorius III, concède à l'« universitas medicorum » ses premiers statuts. Un cadre institutionnel s'est développé autour de l'enseignement médical, en moins d'un siècle. Le 26 octobre 1289, le pape Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », à tous les docteurs et étudiants de la ville de Montpellier, créant ainsi officiellement l'université de Montpellier regroupant le droit, la médecine, les lettres et la théologie.

Jusqu'au début du XIVe siècle, l'université de médecine n'occupe aucun bâtiment propre. Les cours sont dispensés au domicile des régents ; seuls les actes sont réalisés dans l'église Saint-Firmin. En 1340, l'université crée un cours d'anatomie qui fera bientôt sa renommée. L'école de médecine jouit d’un grand prestige, ayant la réputation d’avoir hérité du savoir des Arabes et des Juifs, et accueille des étudiants de toute l’Europe. Son rayonnement va bénéficier de la proximité d'Avignon et de l'enseignement de maîtres illustres, dont Arnaud de Villeneuve et Gui de Chauliac. La place de l'enseignement clinique est importante.

La Renaissance se caractérise par une rénovation de l'enseignement. Montpellier est alors un centre intellectuel de haut niveau. De la Renaissance à la fin de l'Ancien Régime, l'enseignement est marqué par la perte progressive de la tutelle cléricale au profit de l'État ; la faculté acquiert ses propres locaux vers 1450 : le « collège royal de médecine », et de nouvelles règles édictées par le décret royal de Louis XII le 29 août 1498. Cet édifice était situé près de l'actuelle église Saint-Mathieu et, après la Révolution française, le bâtiment devint l'école de pharmacie (actuelle Panacée-cité des artistes).

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La Faculté de médecine de Montpellier aujourd'hui

En 1556, la faculté est la première de France à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. Le règne d'Henri IV laisse à Montpellier le sentiment d'une renaissance universitaire. L'école de médecine est dotée d'un « jardin des plantes » dès 1593. Volonté d'un roi, il est l'œuvre du Pr Pierre Richer de Belleval. Premier Jardin Royal de France, antérieur à celui de Paris, il constitue aujourd'hui encore l'une des plus belles richesses de Montpellier.

La renommée de la médecine à Montpellier est alors considérable. Parmi les enseignants, d'illustres savants occupent les chaires. Gui de Chauliac et Arnaud de Villeneuve furent des précurseurs, Michel de Nostredame, dit Nostradamus, François Rabelais (qui obtient son titre de docteur à Montpellier en 1537) et Guillaume Rondelet, des élèves notables. Tous se préoccupent de botanique.

Les guerres de religion vont mettre un terme à cette floraison. Montpellier, en rivalité avec Paris, fournit néanmoins la plupart des médecins du roi (dont François de Lapeyronie).

La Michelade

La Michelade est le nom donné au massacre de quatre-vingts à quatre-vingt-dix catholiques (moines, clercs) par des émeutiers protestants le jour de la Saint-Michel, le 29 septembre, en 1567 à Nîmes.

Le 22 mai 1567, les délégués du Languedoc, réunis sous la présidence de l'évêque de Montpellier, s'opposent à l'installation du capitaine La Grille comme sénéchal parce qu'il est protestant, et exigent que les consuls de Nîmes aussi bien que les professeurs du collège de cette même ville soient tous catholiques. Cette exigence entraîne la rupture du pacte de réconciliation élaboré quelques mois auparavant.

Des troupes sont rassemblées au château royal de la « cité romaine ». La querelle est amplifiée par celle qui oppose depuis de nombreuses années les deux familles les plus influentes de la ville : les d'Albenas catholiques et les Calvières protestants.

Le 29 septembre 1567 est la fête de la Michelade, une foire qui a lieu le jour de la Saint-Michel à Nîmes. En passant près de la ville, une marchande protestante de légumes aurait été insultée par quelques soldats et ses légumes piétinés. Cet incident entraîne l'attroupement de paysans et de soldats des compagnies protestantes en formation. Les insultes et les menaces échangées transforment cet attroupement en émeute.

Le premier consul Guy Rochette, un catholique nommé de façon très contestée, tente en vain d'apaiser les émeutiers, et se voit contraint de se réfugier chez l'évêque Bernard d'Elbène. Le vicaire général et une vingtaine de moines ou clercs, sont incarcérés. Le 30 septembre 1567, ils sont enlevés, massacrés et jetés dans un puits de la cour de l'évêché. Lors de travaux trois siècles plus tard, les corps sont retrouvés empilés au fond du puits.

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Les émeutiers pillent également les églises catholiques de la ville, et tentent de démolir le clocher de la cathédrale en le sapant à sa base. Le premier consul est arrêté. L'évêque s'échappe et se rend pendant la nuit à Tarascon, grâce à un soldat protestant, Jacques Coussinal.

Le consistoire protestant s'oppose vivement à ces actions, donne ordre aux troupes de mettre fin aux violences, et adresse un blâme aux meneurs Servas, Vigier et d'autres. La situation s'apaise ensuite rapidement.

En représailles, des catholiques soutiennent les persécutions les plus violentes, et incendient en 1568 le grand temple de la Calade, construit deux ans auparavant avec l'autorisation du roi Charles IX. Il est reconstruit en 1595 et à nouveau détruit en 1686.

Le Parlement de Toulouse décide que « cent chefs de famille seront promenés sur un tombereau dans toutes les rues et carrefours de la ville », que « leurs biens seront confisqués » et qu'ils subiront « une mort infamante ». La plupart des condamnés émigrent alors à l'étranger.

Des ordonnances comminatoires parviennent de Paris, et interdisent tous les prêches et la simple pratique de la religion protestante sous quelque forme que ce soit.

Cette émeute à Nîmes s'inscrit dans l'ensemble de troubles entraînés par les guerres de Religion qui déchirent la France au XVIe siècle. Il préfigure, à une échelle moindre, le massacre des protestants par les catholiques lors de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572, où cinq à dix mille protestants furent tués à travers toute la France.

Cent trente-six ans plus tard à Nîmes, un nouveau massacre a lieu, organisé par les troupes royales et catholiques contre les protestants : le massacre du moulin de l'Agau.

Le duc de Joyeuse

Guillaume II de Joyeuse (1520-1594), vicomte de Joyeuse, est un maréchal de France. Pendant les guerres de religion, il exerce la fonction de lieutenant général du Languedoc et s'oppose à de nombreuses reprises contre son gouverneur Henri de Montmorency-Damville.  

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Guillaume de Joyeuse

Il se destine d’abord à l’Église. Il possède, de 1541 à 1554, du vivant de son frère aîné, l’évêché d’Alet sous le nom de Guillaume VI. Mais la mort de son frère l’ayant fait chef de la famille, et n’ayant pas encore prononcé ses vœux, il renonce à l’état ecclésiastique et embrasse la carrière des armes. Il est seigneur de Saint-Didier, de Laudun, de Puyvert et d’Arques.

Il ne semble pas qu’il y ait brillé d’une manière particulière. Nommé lieutenant général en Languedoc par Charles IX, il lutte activement contre les huguenots. Maréchal de France en 1582, il rejoint la Ligue en 1589. Il ne peut empêcher le massacre de la Saint-Barthélemy de se reproduire à Toulouse. Le roi Henri III l’élève à la dignité de maréchal de France en 1582. 

Il a eu plusieurs enfants de Marie de Batarnay, dont le plus connu est sans doute Anne de Joyeuse (1560-1587) qui fut un des mignons de Henri III.

L'auteur prête une aventure de Pierre de Siorac avec Madame de Joyeuse... Est-ce le nom qui l'a inspiré ? On ne sait pas. Je n'ai rien trouvé concernant Marie de Joyeuse, née Bartanay.

Antoine de Saporta

Antoine de Saporta est un médecin français (2 mai 1507-7 novembre 1573), né et mort à Montpellier. Il appartient à une lignée de médecins juifs ayant exercé et enseigné à la faculté de médecine de Montpellier aux XVe et XVIe siècle.

Son grand-père était Louis Ier Saporta, médecin juif de Lérida en Catalogne au XVe siècle. Fuyant l'Espagne, il vient en France, refaisant des études de médecine, une deuxième fois à Avignon, et une troisième fois à Montpellier. Il s'établit ensuite à Marseille, vers 1490, pour être médecin de la ville. Sa réputation parvient jusqu'au roi Charles VIII, qui en fait l'un de ses médecins ordinaires. Il meurt à Arles, à l'âge de 106 ans. Son père Louis II Saporta, né à Lérida (jeune enfant lors de l'exil) est reçu médecin à Montpellier en 1503, il y donne des cours jusqu'en 1529. Il s'établit à Toulouse où il devient professeur à la faculté de médecine en 1534, au moins jusqu'en 1544. Il se retire ensuite à Montpellier. En 1553, il est naturalisé français par Henri II. Il meurt en 1555, à Montpellier, à l'âge de 90 ans.

Antoine Saporta serait né à Montpellier le 2 mai 1507. Il s'inscrit à la faculté de médecine de Montpellier en 1521. Au cours de ses études, il est l'ami de jeunesse de François Rabelais, qui le cite dans son Tiers Livre.

Reçu médecin en 1531, il obtient une Chaire en 1539. Il est Doyen en 1556 et Chancelier en 1566. Il est appelé auprès des Grands, comme Marguerite de Navarre, Antoine de Bourbon, Jeanne d'Albret. À la cour de Navarre, il se convertit au protestantisme qu'il abjure en 1572. Il meurt en 1573, et il est inhumé dans un couvent des Jacobins.

Il participe à la construction du théâtre anatomique de Montpellier, le premier en France, édifié en 1556 ; ainsi qu'au règlement d'une longue et vieille querelle opposant médecins et apothicaires (statuts de 1572).

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Guillaume Rondelet

Il laisse un traité sur les tumeurs, longtemps resté à l'état de manuscrit, et publié après sa mort : De Tumoribus præter naturam Libri V (Lyon, 1624, 1641). Cette édition contient aussi le traité de son fils Jean Saporta, lui-mêm également médecin. Dans son traité des tumeurs, Antoine Saporta donne une description de l'anévrisme de l'aorte (manuscrit rédigé en 1554).

Guillaume Rondelet

Guillaume Rondelet, né le 27 septembre 1507 à Montpellier et mort à Réalmont le 30 juillet 1566 (à 58 ans), est un médecin et naturaliste français, célèbre pour un ouvrage sur les poissons et pour avoir formé en médecine plusieurs élèves renommés. Il est aussi le premier à utiliser une nomenclature binominale scientifique, en latin, qui sera ensuite généralisée par Carl Von Linné et Michel Adanson.

Le père de Rondelet est aromatarius, ce qui répond aux trois professions aujourd'hui distinctes d'épicier, de droguiste et de pharmacien. Il meurt quand Rondelet est encore un enfant. L'avenir de cet enfant est sombre, car son père, qui laisse une nombreuse famille, et peu d'argent ; on le place chez une femme atteinte d'une maladie vénérienne et qui le contamine : sa santé sera faible toute sa jeunesse.

La relève est généreusement prise par son frère aîné Albert, qui subvient à ses études. Quand il arrive à Paris en 1525, à 18 ans, il est néanmoins très ignorant ; il a mis longtemps à apprendre à lire et ses maîtres ont été mauvais. Mais, à Paris, il prend son essor. Il retourne à Montpellier en 1529 et s'inscrit en médecine à l'université. Un an plus tard, il est nommé procureur des écoliers ; c'est à ce titre qu'il reçoit l'inscription de Rabelais. C'est à ce même titre de procureur qu'il reçoit en octobre l'ordre de radier Michel de Notre-Dame (Nostradamus), qui a été apothicaire, et qui calomnie les médecins.

Reçu bachelier, Rondelet va exercer à Pertuis, complétant son revenu en donnant des leçons aux enfants. Il retourne ensuite à Paris, apprendre le grec et l'anatomie, en bénéficiant de l'aide de son frère Gilbert. Jean Gonthier d'Andernach l'initie à l'art, alors peu pratiqué, de la dissection.

Il pratique ensuite à Maringues et reçoit à Montpellier le titre de docteur en 1537. Il se marie en janvier suivant. C'est à cette époque que se place l'épisode, qui suscite beaucoup d'incompréhension, où, son fils aîné étant mort, il en fait lui-même la dissection.

Il devient l'un des deux médecins du cardinal de Tournon (il a la charge pendant six mois et le reste de son temps est consacré à la recherche) ; il l'accompagne dans différents voyages, notamment en Italie et aux Pays-Bas. Partout, il cherche à aller voir la mer et ses poissons.

En 1545, il devient professeur royal de médecine à Montpellier ; il va influencer de très nombreux scientifiques. De concert avec Jean Schyron, Antoine de Saporta et Jean Bocaud, il fait construire en 1556 un théâtre anatomique. C'est le lieu de ses dissections devant public.

Converti à la foi protestante en 1561, il devient l'un des dirigeants de l'Église réformée de Montpellier, établie depuis 1560.

Jean Schyron étant mort en novembre de cette même année 1556, il devient chancelier de la faculté.

À la fin de sa vie, Rondelet se retire à Réalmont ; il y meurt en 1566. 

C'est son Histoire des poissons qui assure à Rondelet la plus grande renommée. Il y décrit 244 espèces de Méditerranée. Très critique pour les textes anciens, il rejette tout ce qui lui peut paraître être une fable. Les illustrations, sur bois (l'artiste est inconnu), permettent de reconnaître parfaitement les différentes espèces. 

Même s'il n'a pas publié d'ouvrage de botanique, l'influence de Rondelet dans ce domaine est considérable. Jean-Antoine Rioux parle d'un « miracle Rondelet », continué par Pierre Richer de Belleval, fondateur du jardin botanique de Montpellier ; ce jardin sera un centre de développement pour le pré-linnéisme et le linnéisme.

D'après Wikipédia 

 

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04 septembre 2019

TCHEKHOV : L'OEUVRE LITTERAIRE

Au long de sa carrière d'écrivain qui dure tout juste vingt-cinq ans, Tchekhov publie plusieurs centaines de récits, nouvelles et chroniques ainsi qu'une bonne douzaine de pièces de théâtre. Beaucoup de ses œuvres primitives du début des années 1880 - principalement des nouvelles, des billets humoristiques, des parodies - sont empreintes du style drolatique caractéristique de Tchekhov (beaucoup, comme La Mort d'un fonctionnaire (1883), sont aussi satiriques), tandis que ses œuvres matures ressortissent plutôt au domaine du réalisme, comme influencées par la connaissance de la société qu'il acquiert à la suite de ses études et par sa pratique de la médecine de campagne.

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Manuscrit de Tchekhov

La plupart de ses nouvelles essentielles traitent de la vie de la petite bourgeoisie dans la Russie de la fin du XIXe siècle, du péché, du mal, du déclin de l’esprit, de la société. L'action, dont le dénouement reste souvent indécis, a généralement pour cadre la campagne du centre ou du sud de la Russie ou les environs d'une petite ville de province. Beaucoup de récits de ce genre se lisent dans un long et profond soupir. La Salle n° 6, nouvelle publiée en 1893, qui prenant pour exemple le service fermé de psychiatrie d'un hôpital de province délabré (une des situations typiques, où Tchekhov se sert de sa propre expérience de médecin), peint un tableau particulièrement sombre de la vie russe, et règle ses comptes de façon accablante à la passivité et à l’adaptation absolue (« stoïque ») face aux criantes injustices sociales. Dans quelques-unes de ses œuvres comme les récits très tristes Volodia (1887), L'Envie de dormir (1888) ou Typhus (1887), Tchekhov se révèle être un excellent psychologue, qui parvient à décrire, d'une façon concise et sans équivoque la pensée et les actes des hommes, quand ils se trouvent confrontés involontairement à une situation critique.

La nouvelle Une banale histoire (1889) est également construite de manière psychologique, dont le narrateur, un ancien professeur de médecine, au crépuscule de sa vie, juge finalement son existence présumée remplie dépourvue de sens, à laquelle il manque « un fil conducteur », et combien est trompeur le comportement fait d’adaptation et de suivisme de ses proches et de ses relations. Des réflexions similaires sur le sens de l'existence et la vision subjective du bonheur – toujours à travers de nombreux personnages différents - se retrouvent dans la trilogie sortie en 1898 composée de L'Homme à l'étui, Les Groseilliers et De l'amour ainsi que dans les instants de mélancolie du récit La Fortune (1887). L'opinion courante, que Tchekhov ait critiqué, avec ce genre de récit, la passivité de la vie sociale de la Russie tsariste, est exacte à condition toutefois de préciser, que Tchekhov n’a jamais chercher à influencer son lecteur - il préférait toujours mettre en avant dans ses œuvres, les personnalités les plus individualistes avec leurs problèmes spécifiques, sans expliquer clairement leurs actes ni les critiquer.

Cet extrait d'une lettre de Tchekhov de 1888 illustre cette maxime : « Il me semble que ce ne sont pas les écrivains qui doivent résoudre des questions telles que le pessimisme, Dieu, etc. L’affaire de l'écrivain est seulement de représenter les gens qui parlent de Dieu et du pessimisme ou qui y pensent, de quelles façons et dans quelles circonstances ils le font. L'artiste ne doit pas être le juge de ses personnages et de ce qu’ils disent, mais seulement un témoin impartial. Les appréciations reviennent aux jurés, c'est-à-dire les lecteurs. Mon affaire est seulement d’avoir du talent, c'est-à-dire de savoir distinguer les indices importants de ceux qui sont insignifiants, de savoir mettre en lumière des personnages, parler leur langue. »

Cette position d'observateur neutre et distancié, qui est typique de l'œuvre de Tchekhov, ne signifie pas pour autant que l'auteur en soit éloigné, l'action de plusieurs récits étant composée d'éléments autobiographiques avérés. Il en est ainsi de La Steppe (1888), qui reprend les souvenirs d'enfance d'un voyage à travers les paysages du sud de la Russie et d'Ukraine, dans la nouvelle Trois années (1894), on retrouve l'atmosphère déprimante du piètre magasin paternel de Taganrog, et dans Arianne (1895) on reconnaît le récit, que fait Tchekhov lui-même à la première personne, d'une croisière en Crimée. Dans une de ses plus longues œuvres, le court roman Le Duel (1891), Tchekhov laisse se développer à travers un des personnages principaux un darwinisme social faisant l’apologie de la violence avant d'être contrecarré lors du dénouement de l'action, qui fait écho à l’intérêt qu’il portait étudiant pour les cours sur Darwin.

Le style narratif de Tchekhov ne se limite cependant pas à une vague critique de la société quelle qu'elle soit ou à une recherche psychologique des abîmes psychiques de l'homme. L'éventail des sujets, dont se sert Tchekhov dans son travail, est très large et riche en histoires comiques et légères (Le Fruit du péché (1887), La Lotte (1885), Un drame (1887) entre autres), de contes animaliers destinés aux enfants (Kachtanka (1887), Front blanc (1895)) ou encore le récit Vanka (1886) écrit du point de vue de l’enfant, d’observations désenchantées du train-train quotidien des paysans ou de la petite bourgeoisie russe à l'avènement du capitalisme (Les Moujiks (1897), La Nouvelle Villa (1898), Dans la combe (1899)) jusqu'à la confrontation directe avec la mort et le caractère éphémère commun à tous les hommes (Tristesse (1886), Goussiov (1890), L'Évêque (1902)). Dans un de ses récits les plus réputés, La Dame au petit chien (1899), qu’il écrivit à Yalta et où se situe l'action, Tchekhov se présente de manière exemplaire comme un poète lyrique, qui tout en transformant cette simple histoire d'amour entre deux êtres mariés en drame à l'issue restant ouverte, laquelle fait sans cesse échouer ses deux protagonistes en raison de l’absurde mesquinerie de l’existence sociale — fait écho à son propre grand amour, qu’une telle « banalité » (dans son cas : la maladie) interdira de vivre à fond.

Une part de son œuvre, permet cependant au lecteur de croire en un Tchekhov très optimiste, qui n'a pas perdu, malgré tous les abus et tous les revers, confiance dans l'homme de bien et surtout au progrès, à une vie future meilleure. On peut regrouper dans ce genre des œuvres comme l’étonnante miniature L'Étudiant (1894) par ses changements de tons radicaux, la nouvelle profondément philosophique Le Moine noir (1893) ou le court roman La Steppe rempli de descriptions marquantes de la campagne, qui font l’effet d’un hommage éclatant au monde et au genre humain. Indépendamment du sujet traité ou du ton utilisé, la particularité commune à toutes les œuvres de Tchekhov dans lesquelles l’homme est au centre de l’action, et que ses manières d’agir ou ses façons de penser puissent sembler étranges, ridicules, tristes ou autre, est que l'auteur cherche toujours à rester une observateur objectif et sans préjugés. Cette préférence de la personnalité des caractères sur l'action associée à l’économie du principe narratif (« La brièveté est la sœur du talent », selon Tchekhov), les futurs penchants impressionnistes de Tchekhov pour les points de vue particuliers (« Je n'ai encore jamais écrit directement d’après nature. Il faut que ma mémoire ait filtré le sujet […] et qu’il ne reste que l’important et le typique ») et le refus des intrigues traditionnelles comptent pour ses innovations majeures, qui font que son style tranche considérablement avec ceux des autres auteurs russes renommés de cette époque.

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Le fait que l'on trouve dans chaque récit de Tchekhov une représentation réaliste de l'homme, quelle que soit sa couche sociale, fait de l'ensemble de l'œuvre de Tchekhov une source documentaire très crédible de la société russe de la fin du XIXe siècle.

Tchekhov a conservé dans ses pièces de théâtre — écrites pour la plupart après 1885, alors que son style littéraire est depuis longtemps maitrisé outre sa composante purement humoristique — sa méthode descriptive objective élaborée dans ses récits. Les pièces se distinguent en général par le fait qu’elles veulent montrer un tableau tragi-comique de la banalité de la vie de province et du caractère éphémère de la petite noblesse russe. La plupart des personnages qui y sont décrits sont des gens convenables et sensibles, ils rêvent que leur vie va s'améliorer, beaucoup cependant en vain, face au sentiment d’impuissance et d'inutilité, de l'auto-compassion exagérée et du manque d'énergie et de volonté qui en découlent.

Certes, l'auteur indique toujours qu'il y a une échappatoire à cette apathie, en l’occurrence le travail convaincu et l'action pratique utile, pourtant les personnages se révèlent en général incapable ou bien sans réelle volonté de faire bouger ce qui s’avère être à l'origine de cette évanescence, l'affaiblissement intellectuel croissant de ces personnes pourtant intelligentes. Il n’y a pas de héros dans le théâtre de Tchekhov. Pas de gentils et pas de méchants de manière tranchée. Il y a juste des personnages confrontés à la sclérose des habitudes et à l’usure du temps, auxquels rien ne résiste ; qui essaient de vivre avec ce que la nature leur a accordé comme talents ou comme défauts. Et qui s’aperçoivent, souvent trop tard, qu’ils n’y parviennent pas. Certains en meurent, comme Treplev dans La Mouette. Mais c’est sans bruit, à part celui du coup de feu. Et encore, ce coup de feu pourrait bien n’être « qu’un flacon d’éther qui a explosé dans la pièce d’à côté ». D’autres n’en meurent pas. Pas tout de suite. « Tu n’as pas connu de joies dans ta vie, oncle Vania, mais patiente un peu, patiente… Nous nous reposerons… Nous nous reposerons… ».

Une autre particularité du travail de dramaturge de Tchekhov est qu’il désigne la majorité de ses pièces comme des « comédies », bien que l'action – si on fait exception de ses premières pièces en un acte cousues de fil blanc telles que L'Ours ou Une demande en mariage – n’en soit pas comique ou amusante au sens où on l'entend généralement. Ces singularités produisirent du temps de Tchekhov de fréquentes incompréhensions non seulement de la part du public, mais aussi des metteurs en scène qui se sont emparées de ses pièces.

C’est seulement des décennies après la mort de Tchekhov que l’on a compris majoritairement que le soi-disant « comique » provient avant tout du comportement des protagonistes des pièces, du fait de leur sentiment d’impuissance et en général de leur rapport décalé à la réalité, par suite desquels leurs émotions, leurs actions et surtout leurs négligences – et dans une moindre mesure l'intention de l'auteur – produisent un comique involontaire. Cette incompréhension des intentions de Tchekhov est en grande partie à l'origine de l'échec de La Mouette lors de sa création en octobre 1896.

Le succès vient avec sa rencontre avec le Théâtre d'art de Moscou de Nemirovitch-Dantchenko et Constantin Stanislavski. Pour révéler un théâtre dont l’action ne progresse pas tant par ce qui est effectivement dit que, finalement, par ce qui ne l’est pas, il fallait avoir envie d’inventer une nouvelle approche du métier de comédien, plus sensible à ce qu’on allait appeler le sous-texte qu’au besoin de briller sur scène. Cette nouvelle approche n’allait pas seulement révolutionner le travail d’acteur au travers, notamment, de ses suites dans l’Actors Studio. À un moment où émerge la notion de mise en scène, elle va bousculer la notion même d’écriture théâtrale, grâce à une analyse plus fine du fonctionnement dramatique. 

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Première édition des Trois soeurs

Ses pièces les plus connues avec La Mouette sont la pièce en quatre actes Oncle Vania, le drame Les Trois Sœurs ainsi que d’ailleurs sa dernière œuvre, la comédie La Cerisaie. Toutes ces pièces présentent des déroulements de l’action très variés, cependant elles comportent beaucoup de points communs dans leur construction : l'action se passe toujours dans la province russe au tournant du siècle, les personnages sont de la petite noblesse, ils finissent par échouer d'une façon ou d'une autre du fait de leur passivité et de leur sens déformé de la réalité, cependant une note d'optimisme et la foi dans un avenir meilleur s’immiscent toujours dans l’action.

Tchekhov, qui n'a jamais écrit de long roman (bien qu'il en ait eu l'intention à la fin des années 1880), a exercé de par sa manière d'écrire concise, discrète et sans jugement de valeur, une immense influence sur la forme des romans modernes et du théâtre. De ce fait, aujourd’hui encore, Tchekhov est considéré pour l'un des premiers maîtres de la nouvelle.

Bon nombre des dernières œuvres de Tchekhov sont traduites en diverses langues du vivant de l'auteur et acquièrent rapidement une renommée internationale. Alors qu'en France et en Allemagne, où la littérature russe est traditionnellement associée à des romanciers comme Tolstoï et Dostoïevski, Tchekhov est d'abord connu par son œuvre dramatique alors que son œuvre romanesque connaît dès le début du XXe siècle une grande popularité dans le monde anglo-saxon, où son style narratif caractéristique de la nouvelle rejoint la tradition déjà bien établie de la short story, dont un des chefs de file est Edgar Allan Poe.

D'après Wikipédia

 

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31 août 2019

ISAAC ASIMOV

Isaac Asimov, né vers le 2 janvier 1920 à Petrovitchi (en Russie) et mort du sida le 6 avril 1992 à New York aux États-Unis, est un écrivain américano-russe, naturalisé en 1928, surtout connu pour ses œuvres de science-fiction et ses livres de vulgarisation scientifique. Il fait partie, avec Arthur C. Clarke et Robert A. Heinlein, des « Trois Grands » auteurs de science-fiction de langue anglaise.

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Sa famille, juive, quitte la Russie pour les Etats-Unies sur invitation de Joseph Berman, demi-frère de la mère d'Asimov alors qu'il n'a que trois ans.

À la maison, à Brooklyn, les parents ne parlent russe que quand « ses grandes oreilles ne devaient pas entendre » : il n'apprend donc jamais cette langue. Le yiddish est sa langue maternelle.

Ses parents ne lisent pas l'anglais ; il demande l'aide d'enfants du voisinage et sait déjà lire à son entrée à l'école en septembre 1925. Il est naturalisé Américain en 1928. Il passe sa jeunesse à travailler dans le magasin familial, où il a l'occasion de lire les magazines de science-fiction que ses parents vendent. Vers l'âge de onze ans, il commence à écrire ses premières nouvelles.

Ses études sont assez brillantes pour lui permettre, grâce à une bourse, d'entrer à l'université Columbia. Il passe d'abord une licence en sciences (1939) avant d'obtenir une maîtrise en chimie (1941) et, finalement, un doctorat en biochimie (1948), puis il obtient un poste de chargé de cours à l'université de Boston. Entre-temps, il accomplit son service militaire.

Parallèlement, il voit sa première nouvelle, Au large de Vesta, publiée en 1939. John Campbell, alors rédacteur en chef de la revue Astounding Stories, n'aura de cesse d'encourager Asimov à écrire. Dès lors, il est régulièrement publié, et quinze nouvelles voient le jour jusqu'en 1941.

Il se marie le 26 juillet 1942 avec Gertrude Blugerman. De ce premier mariage naissent deux enfants, David en 1951, et Robyn Joan en 1955.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Asimov est déjà considéré comme un auteur de science-fiction majeur. Après son licenciement de l'Université, en 1958, il se consacre pleinement à l'écriture.  

Après sa séparation avec sa femme en 1970, puis son divorce en 1973, il se marie avec la psychiatre et romancière Janet Opal Jeppson le 30 novembre 1973.

La suite de la vie d'Asimov est celle d'un auteur à succès, presque entièrement consacrée au travail d'écriture et aux conférences. Il est un ami proche de Gene Roddenberry, le créateur de Star Trek.

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Il meurt le 6 avril 1992 d'une insuffisance cardiaque et rénale consécutive à l'infection par le VIH (détecté en 1989). Asimov avait été infecté lors d'une transfusion sanguine pour un pontage aorto-coronarien en 1983. Cette information n'a été révélée qu'en 2002, dans une version de l'autobiographie d'Asimov revue par Janet Asimov, sa veuve. Selon elle, Asimov souhaitait rendre sa maladie publique, mais en aurait été dissuadé par ses médecins par la crainte des préjugés dont sa famille aurait pu souffrir. Après son décès, la famille garde le silence, et ce n'est qu'après le décès des médecins d'Asimov que sa seconde épouse et sa fille Robyn décident de révéler la vérité.

Asimov laisse derrière lui plus de 500 livres. On y trouve des ouvrages de science-fiction et de vulgarisation scientifique, des romans policiers, des romans pour la jeunesse et même des titres plus étonnants comme La Bible expliquée par Asimov ou encore Le Guide de Shakespeare d'Asimov.

Isaac Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de son écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il fonde ses livres sur des dialogues entre protagonistes. 

OEUVRE

Le cycle des robots

Les Robots, 1967 
Un défilé de robots, 1967  
Nous les robots, 1982  
Le Robot qui rêvait, 1988  
Les Cavernes d'acier, 1956 
Face aux feux du soleil, 1961 
Les Robots de l'aube, 1984 
Les Robots et l'Empire, 1986 

L'ensemble forme une seule grande histoire, qui s'étale sur plusieurs millénaires.

Le Cycle de Fondation

Fondation
Fondation et Empire
Seconde Fondation

D'autres romans, comme Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation — chronologiquement situés avant — ou Fondation foudroyée et Terre et Fondation — chronologiquement situés après —, se sont par la suite greffés à la trilogie, pour constituer le Cycle de Fondation.

L'histoire du futur selon Asimov

Après avoir publié ses deux grands cycles, l'éditeur d'Asimov lui a demandé pour son public de les relier pour construire une « histoire du futur » cohérente. Il a alors écrit des ouvrages intermédiaires pour faire le lien entre les deux cycles. L'ensemble final incluant les nouvelles est composé de dix-neuf ouvrages, qui peuvent se lire séparément les uns des autres et qui sont ici classés par ordre chronologique.  

La Fin de l'éternité, 

Le cycle des robots :

1. Les Robots, 
2. Un défilé de robots, 
3. Le Robot qui rêvait, 
4. Nous les robots 

Le cycle d'Elijah Baley :

5. Les Cavernes d'acier, 
6. Face aux feux du soleil, 
7. Les Robots de l'aube, 
8. Les Robots et l'Empire, 

Le cycle de l'Empire :

9. Tyrann, 
10. Les Courants de l'espace, 
11. Cailloux dans le ciel, 

Le cycle de Fondation :

12. Prélude à Fondation, 
13. L'Aube de Fondation, 
14. Fondation, 
15. Fondation et Empire, 
16. Seconde Fondation,  
17. Fondation foudroyée,  
18. Terre et Fondation,  

Le Cycle de David Starr 
 
Le cycle de David Starr, écrit sous le pseudonyme de Paul French, est composé de six romans écrits dans les années 1950.

Sur la planète rouge
Jim Spark et les écumeurs de l'espace
Jim Spark et la Cité sous la mer
Jim Spark et le Projet Lumière 
Les Lunes de Jupiter 
Les Anneaux de Saturne 

Asimov a écrit bien d'autres nouvelles et romans, dont une série de policiers, des autobiographies, eet des ouvrages de vulgarisation principalement sur des sujets scientifiques, mais également sur des sujets aussi divers que la Bible ou Shakespeare.

D'après Wikipédia

 

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27 août 2019

*** SI UNE NUIT D'HIVER UN VOYAGEUR - ITALO CALVINO

Aussi hermétique, mais néanmoins brillant et passionnant que la Trilogie New-yorkaise de Paul Auster. Dingue ! Ca, c'est de la littérature !

INCIPIT

Tu es sur le point de commencer le nouveau roman d'Italo Calvino, Si un nuit d'hiver un voyageur. Détends-toi. Recueille-toi. Chasse toute autre pensée de ton esprit. Laisse le monde qui t'entoure s'estomper dans le vague.

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RESUME

C'est un livre dans le livre, ou plutôt plusieurs livres dans un seul. Et le héros est... le lecteur lui-même. Le narrateur s'adresse à lui. Ce Lecteur universel commence un roman, s'y intéresse, mais tout à coup s'aperçoit que le texte n'a plus aucun rapport avec ce qu'il lisait... il va chez son libraire qui lui confirme que tout un lot a été mis à mal par l'éditeur, des pages d'autres livres se sont glissées dans d'autres ouvrages. Pour le coup... notre lecteur demande à lire aussi le deuxième roman qu'il a entamé sans le savoir. Et ainsi de fil en aiguille, il va commencer un certain nombre de romans. Entre eux, le narrateur se livre à des commentaires sur la littérature, l'écriture et la lecture.

MON AVIS

Très étonnant. Il se trouve que je lis ce livre juste après la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster, qui cumule les mises en abyme, où l'on ne sait plus trop qui est qui... Et le hasard fait que mon livre suivant, sur ma pile en attente, est celui-ci, non moins original ! Je découvre une littérature contemporaine - qui reste classique dans le sens où il y a un réel acte d'écriture, où se mêlent génie et art (contrairement aux livres récents de sous-littérature...) - extrêmement brillante ! Qui ne peut pas être créée par n'importe qui et qui rappelle aux écrivains amateurs (comme moi) qu'il ne suffit d'avoir l'envie, il faut aussi avoir du talent... Une chose que beaucoup de postulants oublient complètement. Non : n'est pas Balzac ou Italo Calvo qui veut.

Bien. Tout comme le Paul Auster, mieux vaut savoir un peu de quoi il s'agit avant d'aborder ce roman, car c'est un peu compliqué à suivre. J'ai été déboussolée au début... Le narrateur s'adresse à un Lecteur, universel, et commence plusieurs histoires... Je me suis perdue rapidement. Je suis alors allée lire la postface d'Italo Calvino, où l'on trouve quelques explications fort utiles :

Il s'adresse à un critique littéraire qui a tenté d'analyser le roman :

"Tu décris très fidèlement mon livre, et surtout, tu définis avec précision les dix types de romans que le lecteur se voit proposer successivement : 

"Dans un roman la réalité est indéfinissable comme le brouillard, dans l'autre, les objets se présentent avec des caractéristiques corporelles et sensuelles portées à l'excès ; dans le troisième, c'est l'introspection qui domine ; dans un autre, c'est une forte tension existentielle projetée vers l'histoire, la politique et l'action ; dans un autre encore, la violence la plus brutale explose ; et puis dans un autre, c'est un sentiment insoutenable de malaise et d'angoisse qui croît. Et puis il y a le roman érotico-pervers, le roman tellurique-primordial et le roman apocalyptique."

(...)

Des dix ? A bien y regarder, je m'aperçois que tu ne donnes que neuf exemples. 

(...)

Le destinataire naturel du romanesque, son usager, c'est le "lecteur moyen", eet c'est pour cette raison que j'ai voulu faire de lui le héros du Voyageur. Héros double, puisqu'il se scinde en un Lecteur et une Lectrice. Je n'ai pas donné à celui-là une identité et des goûts précis : cela pourrait être n'importe quel lecteur occasionnel curieux de tout. Quant à elle, c'est une lectrice par vocation, qui sait expliquer ses attentes et ses refus (qu'ell formule dans des termes qui sont le plus éloignés possible de toute forme d'intellectualisme - tant s'en faut, justement parce que le langage intellectuel dépeint de manière irréparable sur notre manière de parler de tous les jours), sublimation de la "lectrice moyenne", mais très fière de son rôle social de lectrice par passion désintéressée. 

(...)

Dans cette optique, le livre finissait par représenter (pour moi) une espèce d'autobiographie en creux : les romans que j'aurais pu écrire et que j'avais écartés et en même temps (pour moi et pour les autres), un catalogue indicatif de conduites existentielles qui mènent à autant de voies sans issue."

Un livre à lire et relire pour en tirer toute la substantifique moelle !

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Restons zen...

CE QU'EN DIT WIKIPEDIA

Si par une nuit d'hiver un voyageur est paru en 1979.

Dans cette œuvre, qui s'inscrit dans le courant post-moderniste, se succèdent des « chapitres » où l'auteur utilise principalement une narration à la deuxième personne. Italo Calvino brouille les niveaux narratifs d'un récit-cadre qui s'enfonce dans une série de mises en abyme. L'histoire met en scène un personnage principal nommé Lecteur qui s'engage dans la quête d'un manuscrit. Ce récit-cadre sera interrompu par l'insertion d'incipits d'œuvres dont la fin demeure toujours inconnue. 

Dans cet ouvrage composé de onze fragments, Italo Calvino offre (non sans humour) une remise en question du genre traditionnel du roman. Les dix premiers fragments ressemblent à une sorte d'encyclopédie des formes romanesques et le dernier les englobe toutes. Chaque chapitre est divisé en deux parties. La première correspond au récit-cadre et elle est narrée à la 2e personne du singulier. Elle met en scène le processus de lecture par lequel le lecteur prend connaissance d'un chapitre à lire. La seconde partie est un incipit d'un nouveau roman. On retrouve donc au total une dizaine d'incipit de roman qui regroupent un large éventail de style allant du réalisme magique de l'Amérique latine au roman policier. Par une ambiguïté pronominale que l'on retrouve aussi chez Butor, le texte souligne ainsi les mécanismes du rapport entre le lecteur et le roman. La confusion créée par l'adresse directe « toi, lecteur » remet en question le rôle de l'auteur, du narrateur et du lecteur dans le processus d'actualisation de l'œuvre. L'œuvre tente d'intégrer le lecteur réel à la fiction en forçant son passage d'un univers extérieur à l'univers fictif. Dans Si par une nuit d'hiver un voyageur, Calvino se révèle un habile théoricien du roman doublé d'un conteur efficace.

Cette œuvre a été influencée par l'appartenance de l'auteur à l'Oulipo. Calvino a participé aux rencontres de l'Oulipo et tout comme les membres du groupe, il accorde une importance fondamentale à la structure des récits et croit que les meilleurs récits naissent de contraintes structurelles prédéterminées. Toutefois, alors que certains membres de l'Oulipo prendront pour point de départ des contraintes particulières qui les amèneront à la fiction, Calvino use des contraintes pour transgresser la fiction. La frontière entre fiction et réel devient poreuse par une série de restrictions, parmi lesquelles on compte notamment, la mise en abîme et la métanarration. Commentaire du narrateur sur la narration, ce processus brouille volontairement la frontière entre réel et fiction.

Si par une nuit d'hiver un voyageur paraît d'ailleurs au même moment que la publication de Lector in fabula d'Umberto Eco qui se penche sur la relation entre auteur, texte et lecteur.

Oulipo

L'Ouvroir de littérature potentielle, généralement désigné par son acronyme OuLiPo (ou Oulipo), est un groupe international de littéraires et de mathématiciens se définissant comme des « rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir. »

L'OuLiPo se définit d'abord par ce qu'il n'est pas, selon une citation célèbre, bien que discutable, de Raymond Queneau :

  • Ce n'est pas un mouvement littéraire.
  • Ce n'est pas un séminaire scientifique.
  • Ce n'est pas de la littérature aléatoire.

Premier d'une longue série d'ouvroirs rassemblés sous le terme Ouxpo — prononcé « Ou-X-Po », le X étant remplacé par une syllabe articulable telle que mu pour OuMuPo (musique) ou Ba pour OuBaPo (bande-dessinée) —, l'Oulipo est une association fondée en 1960 par le mathématicien François Le Lionnais et l'écrivain et poète Raymond Queneau. L'Ouvroir fut d'abord baptisé Sélitex (Séminaire de Littérature Expérimentale), puis Olipo, et trouva son nom définitif le 13 février 1961, grâce à l'un de ses membres, Albert-Marie Schmidt.

Les membres de l'Oulipo se réunissent une fois par mois pour réfléchir autour des notions de « contrainte », de « littérature potentielle », et produire de nouvelles structures destinées à encourager la création. La réunion est parfois l'occasion d'accueillir un « invité d'honneur ».

L'Oulipo anime aussi parfois, sans les organiser, des ateliers d'écriture.

MES EXTRAITS FAVORIS

Les lecteurs sont mes vampires. Je sens une foule de lecteurs qui penchent leur regard par-dessus mon épaule et s'approprient des mots au fur et à mesure que les mots se déposent sur la feuille. Je ne suis pas capable d'écrire s'il y a quelqu'un qui me regarde ; je sens que ce que j'écris ne m'appartient plus. Je voudrais disparaître, laisser à l'attente qui s'empare de leurs yeux la feuille enfilée dans la machine, tout au plus mes doigts qui tapent sur les touches.

***

Le livre ne devrait pas être autre chose que l'équivalent du monde non écrit traduit en écriture. Parfois en revanche il me semble comprendre qu'entre le livre que je dois écrire et les choses qui existent déjà, il ne peut y avoir qu'une espèce de complémentarité : le livre devrait être la contrepartie écrite du monde non écrit ; sa matière devrait être ce qui n'existe pas et ne pourra pas exister tant que ce ne sera pas écrit, mais dont ce qui existe déjà sent obscurément le manque dans sa propre incomplétude.

***

Deux écrivains, habitant deux chalets sur les versants opposés d'une vallée, s'observent réciproquement. L'un des deux a l'habitude d'écrire le matin, l'autre l'après-midi. Le matin et l'après-midi, l'écrivain qui n'écrit pas pointe sa longue-vue sur celui qui écrit. L'un des deux est un écrivain productif, l'autre un écrivain tourmenté. L'écrivain tourmenté regarde l'écrivain productif remplir les feuilles aux lignes uniformes, le manuscrit croître dans une pile de feuilles ordonnées. D'ici peu le livre sera fini : à coup sûr un roman à succès - pense l'écrivain tourmenté avec un certain dédain mais aussi avec envie. Il considère l'écrivain productif comme un simple artisan habile, capable de pondre des romans faits en série pour complaire au goût du public ; mais il ne sait pas réprimer un fort sentimnt d'envie pour cet homme qui s'exprime lui-même avec une sûreté aussi méthodique. Il ne s'agit pas seulement d'envie dans son cas, mais aussi d'admiration, oui, d'admiration sincère : dans la manière dont cet homme met toutes ses forces dans l'écriture il y a quelque chose de généreux, une confiance dans la communication, dans le fait de donner aux autres ce que les autres attendent de lui, sans de poser de problèmes personnels. L'écrivain tourmenté paierait vraiment cher pour ressembler à l'écrivain productif ; il voudrait le prendre comme modèle ; sa plus grande aspiration est de devenir comme lui. 

Cette géniale analyse dure sur trois ou quatre pages, je ne vais pas tout reproduire... Lisez le livre !

***

La fascination romanesque qui se donne à l'état pur dans les premières phrases du premier chapitre de très nombreux romans ne tarde pas à se perdre dans la suite du récit : c'est la promesse d'un temps de lecture qui s'étend devant nous et qui peut accueillir tous les développements possibles. Je voudrais pouvoir écrire un livre qui ne soit qu'un incipit qui puisse garder totu au long de sa durée la potentialité du début, l'attente encore sans objet.

***

Elle m'a expliqué qu'un élaborateur électronique dûment programmé peut lire en quelques minutes un roman et enregistrer la liste de tous les vocables contenus dans le texte par ordre de fréquence. - Je peux ainsi disposer d'une lecture déjà achevée, a dit Lotaria, avec une économie de temps inestimable. Qu'est-ce donc que la lecture d'un texte sinon l'enregistrement d'un certain nombre de thématiques, de certaines insistances de formes et de signification ? La lecture électronique me fournit une liste des fréquences, qu'il me suffit de parcourir pour me faire une idée des problèmes que le livre propose à mon étude critique. 

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Voler est le contraire de voyager : tu traverses une discontinuité de l'espace, tu disparais dans le vide, tu acceptes de n'être dans aucun lieu pour une durée qui forme elle aussi une espèce de vide dans le temps ; puis tu réapparais, en un lieu et un moment sans rapport avec le lieu et le moment où tu avais disparu.

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Lecteur, que fais-tu ? Tu ne résistes pas ? Tu ne t'enfuis pas ? Ah, tu participes... Ah, tu te lances toi aussi... Tu es le personnage central de ce livre, d'accord, mais est-ce que tu crois que cela te donne le droit d'avoir des rapports charnels avec tous les personnages féminins ? Comme ça, sans préliminaires...

 

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LA MODE DE 1850 A 1860

Le velours fait son apparition, la richesse de l'étoffe la dispense d'ornements superflus et les robes retrouvent une certaine simplicité.

Le corsage se porte toujours aux épaules et il n'est orné de jabot ou de dentelles que pour accompagner les robes en soie ou en toile. Les manches sont larges en haut et ouvertes et très larges en bas pour laisser tomber la dentelle mettant en valeur la finesse d'une main gantée si possible. Vers 1856 apparaît le jupon dit crinoline qui va peu à peu remplacer le jupon et donner une allure très imposante aux jupes.

Pour les hommes, l'habit noir fait loi : la veste a une coupe large et se porte avec une cravate blanche cachant jusqu'au col de la chemise. Le gilet est droit et discrètement orné aux boutons. Le pantalon peu large tombe droit sur une botte vernie. Le tout porté sous un petit manteau à larges manches ou une redingote courte. Les chapeaux se portent avec des bords évasés relevés droit sur les côtés.

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Les impératrices Elisabeth d'Autriche et Eugénie de France

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Film Sissi impératrice

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Film Les jeunes années d'une reine (Victoria d'Angleterre)

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23 août 2019

RONALD FIRBANK

Ronald Firbank (né le 17 janvier 1886 à Londres, Royaume-Uni et décédé le 21 mai 1926 à Rome, Italie) est un écrivain britannique.

Issu de la haute société, Firbank quitte Oxford sans diplôme et vit de la fortune familiale, voyage beaucoup (Italie, Espagne, Moyen et Proche-Orient), et publie une douzaine de courts romans, essentiellement à compte d'auteur. Homosexuel, maladivement timide, il mène une vie excentrique et raffinée.

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Ses premiers récits sont influencés par les contes d'Oscar Wilde pour lequel il nourrit une grande admiration. Son style elliptique, ironique et précieux, fait de lui un auteur original et souvent très moderne. Ses dialogues sont particulièrement savoureux. Il a notamment influencé des écrivains américains tels que Harry Mathews et Gilbert Sorrentino.

Ses oeuvres principales 

La Princesse artificielle, 1915
Vaine gloire, 1915 
Inclinations, 1916
Valmouth, 1918
La Fleur foulée au pied, 1923
Mon piaffeur noir, 1925
Les Excentricités du cardinal Pirelli, 1926

D'après Wikipédia

 

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